Le bon souvenir de Crowded House

THIERRY COLJON

samedi 20 octobre 2007, 12:13

Premier concert belge de Crowded House depuis leur séparation en 1996, vendredi soir à Forest-National. Nous y étions.

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A. Dewez - Le Soir

CRITIQUE

Il fallait faire le choix, vendredi soir, entre Feist au Cirque royal et Crowded House à Forest-National. Le concert de la chanteuse canadienne était complet, rue de l'Enseignement. Ce qui est à la fois logique et rassurant, tellement Feist a du talent. Nous l'avions vue, en début de tournée, au Printemps de Bourges, avant même la sortie de son disque, The reminder. Voici ce que nous écrivions dans Le Soir du 21 avril dernier : « Entourée de son groupe, Feist a retrouvé cette grande musicalité, ce soin des arrangements subtils et ce sens de la mélodie qui tue, pour soutenir une voix exceptionnelle. Le tout avec un charme incroyable ».

Concernant Crowded House, il s'agissait de leur premier concert belge depuis leur séparation en 1996. Après une carrière en solo, le Néo-zélandais Neil Finn décidait cette année de réactiver son groupe endeuillé, en 2005, par le suicide de son batteur Paul Hester. Ainsi a-t-il retrouvé le fidèle bassiste Nick Seymour avec lequel il avait formé en 1986 le trio. Il a également renoué avec le claviériste Mark Hart, vu un temps chez Supertramp. Tout ce petit monde, doté d'un nouveau batteur et d'un guitariste additionnel, était vendredi sur la scène de Forest-National. Crowded House a encore de nombreux fans : il fallut ouvrir la configuration « club » de 3.500 places pour accueillir les 5.000 personnes désireuses de réentendre les perles pop d'un groupe dont le profil sage et « normal » n'a pas été mis à mal par le nouvel album, l'excellent Time on earth.

On s'étonne seulement de voir le parterre occupé les rangées de sièges. Au bout d'une heure, Neil et Nick n'hésiteront d'ailleurs pas à taquiner le public : « Êtes-vous autorisés à vous lever ? », réveillant ainsi une audience bien trop sage. « Private universe » et « Four seasons in one day » accompagnent forcément les nouveaux titres, avant que LE hit du groupe, « Don't dream it's over » (qui fête déjà ses 20 ans !) encourage la salle à chanter. Il en va de même, en rappel, avec « Distant sun ». En deux heures, Crowded House a prouvé qu'il n'avait pas changé. Qu'il était resté ce groupe super sympa, désireux de partager ses jolies mélodies avec sobriété et un amour de la belle ouvrage qui nous le rend précieux.

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