Je ne vois pas l'interet d'inviter Benabar à donner son avis alors que lui même admet ne rien y connaitre.
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THIERRY COLJON ET WILLIAM BOURTON
lundi 13 octobre 2008, 10:04
© SYLVAIN PIRAUX.
C'est en 2001, avec « Bénabar » que le succès est au rendez-vous. Un succès qui va croissant avec « Les risques du métier » en 2003 et, surtout, « La reprise des négociations » en 2005, qui finit par se vendre à 1.300.000 exemplaires.
Bénabar, qui a vécu deux ans à Bruxelles, a déjà rempli Forest National. Il publie ce lundi l'album « Infréquentable », avant de nous revenir sur scène en février 2009. Année où sortira son premier film d'acteur, « Incognito », d'Eric Lavaine.
Les meilleures chansons de Bénabar partent souvent d'une situation de la vie quotidienne, ou de quelque chose lu dans les journaux ou entendu à la radio, dont lui seul a capté le potentiel poétique. Dimanche après-midi, quelques heures avant le concert philanthropique qu'il a donné pour Cap 48, le chanteur a effectué un crochet par la rédaction du Soir, afin de nous faire part de sa lecture singulière de l'actualité.
Sans surprise, c'est la profonde crise financière que nous traversons qui a d'abord retenu son attention. « Je me considère comme un privilégié, mais pour autant, je n'ai jamais misé un franc en Bourse, nous avoue-t-il d'emblée. Et j'en suis plutôt satisfait car, de la sorte, je ne me suis pas rendu complice de ce qui s'est passé. »
Notre invité se dit sans ambages « béotien » en sciences économiques. Mais il se tient au courant, en lisant la presse ; il cherche à comprendre, en citoyen responsable. « Une partie du problème provient du fait que les banques ne veulent plus se prêter de l'argent entre elles, commente-t-il. C'est incroyable. C'est un peu comme si un cuisinier refusait de consommer ce qu'il a préparé ! On a pu parfois avoir l'impression que cette crise se jouait dans un monde irréel mais ses conséquences commencent à toucher la sphère réelle. »
Politiquement, cette crise donne de nouveaux arguments aux adversaires traditionnels du capitalisme. « J'ai en effet entendu certains gauchistes se réjouir de ce qui arrive, réagit le chanteur. C'est absurde, car tout le monde est dans le pétrin. Cela dit, on a vu, une fois de plus, la réalisation de la vieille formule selon laquelle certains (nantis) privatisent les profits et mutualisent les pertes Et je trouve cela scandaleux. De même, heureusement qu'on n'a pas succombé aux retraites par capitalisations (un stock de capital est prélevé sur les salaires des travailleurs et confié à des fonds de pension, qui les placent principalement en obligations et en actions, afin de financer les retraites de ces mêmes travailleurs, NDLR) et autres produits que certains ont essayé de nous vendre ces dernières années. Si je peux donc être d'accord avec certaines analyses de l'extrême gauche, au-delà, leur discours conduit à des impasses. Je reste capitaliste, mais capitaliste de gauche. L'extrême gauche a longtemps reproché à la gauche réformiste d'accompagner le marché C'est exactement cela qu'elle doit faire. Il faut en revenir à des règles. Le marché autorégulé, ça ne marche pas, on l'a vu. »
La moralité de ce discours pourrait être : « N'acceptez pas pour argent comptant tout ce qu'on vous dit. » Bénabar pourrait-il composer une chanson au message aussi explicite ? « Franchement non, répond l'intéressé, après une fraction de seconde d'hésitation. Je me méfie des gens qui délivrent des messages »
Au cours de cette crise financière, le président français Nicolas Sarkozy s'est signalé par quelques mâles interventions, exigeant des changements à la tête de Dexia (dans le capital duquel la France est entrée), ou la fin du régime des « parachutes dorés », ces indemnités plantureuses accordées aux grands patrons qu'on veut virer.
« Sarkozy veut moraliser le capitalisme ; tant mieux, sourit notre invité. Cela dit, quand on sait qui sont ses amis et qu'on se souvient de ce qu'il disait il y a peu Il surfe sur une vague. Pour moi, il est plus un homme politique qu'un président. Par rapport à ses déclarations, je ne suis pas de ceux qui réclament des têtes dans une sorte de grande cérémonie laïque, au cours de laquelle on se purifierait avec le sang des sacrifiés Ce qui s'est passé est humain. Car tout le monde spécule si j'ai un appartement à vendre, j'attendrai que le marché de l'immobilier soit au plus haut Mais attention, cela ne veut pas dire que rien ne doit changer. Il ne faudrait pas qu'on éteigne l'incendie, que tout le monde paye les pots cassés et qu'ensuite tout reparte comme avant ! Quand on entend certaines déclarations comme celles d'Alain Minc, par exemple on peut nourrir quelques craintes à ce propos. »
Je ne vois pas l'interet d'inviter Benabar à donner son avis alors que lui même admet ne rien y connaitre.
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vivement l'interview 'musique' de Jen-Paul Votron
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vivement l'interview 'musique' de Jen-Paul Votron
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@mario
Mario a dit "Bénabar qui chante toujours la même chose (suffit de jeter un oeil sur les tonalités et les accords utilisés) avec des textes dignes des rédactions de mon fils,".Mario, vous ne devez pas bien connaitre les chansons de Bénabar pour parler comme ça. Vous ne devez même pas vous y connaitre des masses en musique, pour confondre paroles "il chante toujours la même chose" et musique "tonalités et accords utilisés" ! Bref, encore une critique qui ne veut rien dire. Effectivement, toutes ses chansons ne sont pas des chefs-d'oeuvre, mais argumentez, au moins ! Car "ses textes sont dignes des rédactions de mon fils", c'est un peu court jeune homme ! On aurait pu dire oh bien des choses en somme ... Mais bon, étant donné que vous avouez ne pas l'écouter, j'imagine que vous ne connaissez même pas ces textes que vous critiquez, au-delà des 2 chansons que vous avez pu entendre un jour à la radio ...
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M'enfin, qu'est-ce qu'on s'en fout de l'avis de Benabar sur la crise boursière....Vraiment n'importe quoi !!!!
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mutualisation ?
Je peux me tromper, mais je pense qu'on a fort simplifié : la mutualisation implique que l'argent apporté pour financer la recapitalisation viendrait directement de nos poches. Mais , ici les états ont emprunté pour acheter des actions des banques si je ne m'abuse. Et donc que ces actions pourront être revendues en tentant au moins de rembourser le capital et la charge d'intérêts. Dès lors dire qu'on trouve en deux jours 80 milliards pour une banque et pas un euro pour le pouvoir d'achat ou les pensions, ce n'est pas si simpliste. Les augmentations seront engagées et payées une fois pour toutes pour des années
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Quelle merveilleuse idée aussi de l'interroger sur ce sujet; par égard pour le chanteur qu'il est ils auraient pu éviter cela et parler musique avec lui. Son avis est tout à fait respectable mais comme il ne se donne pas lui même l'étiquette de chanteur engagé on se demande l'intérêt de cette interview.
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de gauche ou de droite, Bénabard.
Il a l'air plutôt de gauche mais d'après moi il vote Modem. Le Soir aurait voulu lui faire crier "à bat le capitalisme"... ah ah ah, c'est raté
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gtv2000
Elle est où la contradiction? tout le monde est dans le pétrin, puis mutualisation des pertes, faudra m'expliquer où est la contradiction?Même si je suis d'accord qu'il n'est pas la personne la plus indiquée pour parler de la crise et qu'il enfonce des portes déjà ouvertes.
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Son avis, pour ce qu'il vaut... : "tout le monde est dans le pétrin" et, la phrase suivante: "certains (nantis) privatisent les profits et mutualisent les pertes". C'est pas une contradiction, ça??? Alors, bon, la profondeur de l'analyse, hein...
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@Pauvre F
Il faudrait être le dernier des idiots pour aller dire publiquement que ce qui se passe est chouette. En ce, Bénabar ne fait que réenfoncer la porte ouverte. Mais retournons-nous en arrière : le capitalisme est une chierie qui nous a quand même assuré une certaine stabilité économique et sociale depuis la fin de la guerre. On ne peut pas en dire autant du modèle proposé jadis de l'autre côté du rideau de fer. Nous n'avons pas encore inventé le modèle parfait mais il va falloir se faire une raison : l'utopie n'est pas de ce monde. Les tentatives pour changer le monde à la fin des 60's n'ont pas abouti.
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Trop fort, le Bén
Puisque Bén en tant que chanteur a un avis sur la crise financière, moi en tant qu'économiste, je vais oser un avis sur ses chansons : entre Delerm qui chante faux avec son air blasé et qui croit que le monde se limite à Paris-Montparnasse et Bénabar qui chante toujours la même chose (suffit de jeter un oeil sur les tonalités et les accords utilisés) avec des textes dignes des rédactions de mon fils, je suis partagé. Vincent et Bruno, je veux bien bien boire une petite bière avec vous et même me remettre à fumer pour vous faire plaisir, mais, par pitié, ne chantez pas !
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Il y a tout de même une différence...
J'avoue que l'avis du dernier gagnant de la Star Ac' m'importerait peu... J'ai, en revanche, la faiblesse de croire Bénabar un cran au-dessus de ces produits de marketing. A aucun moment, il ne prétend d'ailleurs être spécialiste : "Notre invité se dit sans ambages « béotien » en sciences économiques. Mais il se tient au courant, en lisant la presse ; il cherche à comprendre, en citoyen responsable." Ça doit être ça qui dérange certains forumeux, j'imagine...
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Pas moi ... je ne suis pas responsable ...
A propos ... de quoi ? (j'ai même pas lu l'article)
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Critique
Il critique Minc, mais il fait exactement ce que Minc condamne dans "Le crépuscule des petits dieux", à que tout le monde à un avis sur tout, mais plus rien n'a de la valeur puisque tout se vaut. C'est une attitude typique de notre époque du Moi... Moi aussi j'ai mon avis qui m'intéresse...
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