
MICHELE FRICHE
mardi 30 septembre 2008, 09:38
CRITIQUE
Entourée de la même équipe, sa dernière station, le Territoire, repêche des indices pour qui a vu les premiers épisodes, mais cette fois, au lieu de nous fasciner, elle nous largue dans une logorrhée d'autodestruction, d'autodérision qui parfois fait sourire, mais surtout lasse, là, « dans ce trou du cul du bout du monde du bout de l'univers »
Le vaste plateau de la Balsamine, baigné de bruissements répétitifs et ponctué du Nisi Dominus de Haendel (Virgine Jortay), a été travaillé par l'art de Valérie Jung : une forêt vénéneuse, oblique, de longs pieux de métal sur lesquels joue la lumière de Stéphanie Daniel. En haut, une table fleurie et garnie attend la fin du spectacle pour descendre violemment et briser ainsi ses cristaux Ne nous serine-t-on pas que « ce qui compte, c'est de passer à table autrement que dans une atmosphère grasse de merde une table d'apaisement et de modération » ?
Ces mots sont mâchés par Véronique Dumont, harnachée en cavalier noir des temps anciens, avec son squelette de cheval, débris d'une croisade pour « la quiétude de l'inculture ». Toujours d'une présence sidérante, en dépit d'un texte dont on saisit mal l'enjeu, la comédienne apparaît tard, en double antagoniste de la « petite » (Héloïse Jadoul, 16 ans) qui avait d'abord arpenté ce territoire en solitaire, avec énergie.
Et si les deux interprètes déposent en fin de parcours leurs armes sur la table dévastée, l'horizon ne s'éclaire guère pour autant.
| Heure de la dépêche | Titre de la dépêche |
|---|---|
| 13:35 | Vingt-trois cas de grippe A/H1N1 dans une colo en France |
| 12:30 | 75 % des Polonais opposés aux mariages homos |
| 12:24 | Décès de la chanteuse belge Lily Vincent |
| 12:16 | GP d’Allemagne (essais libres) : Hamilton encore le plus rapide |
| 13:40 | F1/rallye : Loeb roulerait « bien à la place de Bourdais » |