Sexe et politique : « une question d’abus de pouvoir »
Rédaction en ligne
vendredi 09 septembre 2011, 15:52
Les hommes politiques abusent-ils de leur pouvoir ? L’émission Questions à la une a posé la question qui dérange. René Zayan, éthologue à UCL a répondu à vos questions.
René Zayan Photo : Le soir/Dominique Rodenbach
« Les politiques abusent-ils de leur pouvoir ? » Question vaste quand on sait ce dont est capable une femme pour arriver à ses fins ! Les femmes aiment les uniformes, et le pouvoir… (Dc)
René Zayan : C’est typique de certains pays dits « machistes », où la politique est depuis longtemps vécue comme un rapport de forces entre hommes politiques, entre partis politiques. Ce rapport est fondé sur la compétition, typiquement masculine. Et les hommes font ce qu’il faut pour se présenter comme réceptifs aux demandes des femmes qui fonctionnent sur ce mode-là. Biologiquement, il est normal que les femelles réagissent sur ce mode du mâle dominant. Mais le fonctionnement parisien ou marseillais est improbable dans les pays scandinaves, par exemple, car il ne correspond pas à leur éthique politique égalitariste, légiférée par l’éthique. En Belgique, le documentaire de la RTBF montre que ce n’est pas très marqué comme en France. Il faut relativiser les choses.
Le pouvoir peut-il déformer la perception des choses de son détenteur, au point qu’il ne se rend pas compte du moment où il franchit la limite vers « l’abus » ? (Annah)
C’est clair. Les politiciens sont peu sensibles au contact réel avec la population. Ils sont en cercle fermé. Ils sont flattés en permanence. Par définition, ce sont des « génies ». Ils ont besoin d’un feedback pour gérer le stress et obtenir plus de pouvoir. Un homme de pouvoir doit se rendre compte de ce caractère charismatique. Il faut être beau, attirant. Cela vaut pour les politiques, les écrivains, les présentateurs, les professeurs d’université…
Le lien à établir n’est-il pas entre pouvoir et abus de pouvoir, davantage qu’entre sexe et politique ? (Lau)
Votre réflexion est très juste. On peut avoir, dans la logique de l’évolution humaine, des hommes qui accèdent légitimement à du pouvoir, et qui ne font rien de particulier pour obtenir des faveurs sexuelles, mais qui en obtiennent. La femme qui fait cela est réellement attirée, et en retire une satisfaction personnelle. La première fois qu’une femme couche avec quelqu’un qui a un peu de notoriété, elle se dira « et dire que je suis au lit avec Untel ». Dans ce cas, n’est pas abus de pouvoir parce que l’homme est attirant et honnête, et la femme en retire une satisfaction.
Il y a des femmes fragiles, des femmes faciles des manipulatrices mais il y a des hommes fragiles, des hommes faciles et des manipulateurs. Mais un homme reste un homme, qu’il soit politique, professeur ou ingénieur, il reste sensible au charme de la femme. Pensez-vous qu’on arrivera à faire d’une femme un homme (Lereveur)
Cela est vrai dans une large majorité statistique. La plupart des hommes et femmes naissent mâles et femelles. Ils conservent les tendances de leur sexe. Mais on assiste, dans notre évolution culturelle, à une relative masculinisation des femmes et une relative féminisation des hommes, en matière de comportement et de raisonnement. Cela veut dire qu’une minorité d’hommes n’abuseront pas de leur pouvoir, et une minorité de femmes ne rechercheront pas les hommes de pouvoir.
C’est vraiment n’importe quoi, ce chat. Ces questions se posent dans tous les milieux de pouvoir : les écoles, les hôpitaux, les entreprises… Viser les politiques, c’est limiter le débat et surfer sur le poujadisme ambiant. (Bibi)
Vous avez raison. Cette problématique porte sur tous les métiers possibles dans lesquels il y a une hiérarchie.
Chat résumé par Antoine Jacquet (St.)
Vos réactions
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l'inverse L'inverse est également vrai : des hommes (patrons) se font draguer par des femmes de leur service. Ce n'est pas aussi direct, mais néanmoins des regards, une tenue vestimentaire et des positions sont des invitations. Alors si l'homme tombe dans le panneau et si la femme n'obtient pas ce qu'elle veut (augmentation,promotion...) elle ira crier au harcèlement sexuel. Méfiez vous les femmes sont beaucoup plus retorses que les hommes dans ce domaine.
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@Morgenstern: Je crois que ce qui définit un prédateur ou un abus, c'est l'absence de consentement. A partir du moment ou vos interlocuteurs (-trices) sont consentant(e)s à vos actions, paroles, ou propositions, il n'y a pas d'abus ni de harcèlement. Le fait par contre de ne pas prendre un refus pour réponse valable est également une déviation.
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C'est quoi un predateur sexuel? Si c"est avoir envie de coucher avec toutes les jolies femmes que l'on rencontre et s'empolyer activement a rendre la chose possibe, je suis un predateur sexuel ou "sex addict" comme disent les americains. Inutile d'argumenter sur le viol ou l'age du capitaine...Il s'agit d'un comportement normal pour un homme entre la puberte et l'impuissance! Les deviations sexuelles sont l'homosexualite, la zoophilie ou la pedophilie...et bien sur les perversions diverses (pas toutes desagreables hahahaha)
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Ca y est depuis que DSK a changé de nom pour Domique J'trousse Qu'Anne. La presse belge se croit obligée de se faire mousser avec des politiciens belges. Mais vous êtes lamentables. Ramasseurs de ragots, publieurs de paparazzi bref tout sauf des journalistes d'investigations! Et sinon Fukushima RAS les becquerels et sieverts seraient moins dangereux qu'il y a 3 mois?
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@Morgentstern 13:32 L'homosexualité, une déviance sexuelle... Personne ne relève, navrant qu'il y ait encore des gens pour dire et croire cela, vraiment navrant.