Le 11h02 : « L’adversaire d’Anderlecht, c’est Anderlecht lui-même »
Rédaction en ligne
lundi 13 février 2012, 14:24
Anderlecht, vainqueur sur le fil dans le Clasico face au Standard, s’envole en tête. Quelles répercussions après cette victoire ? Christophe Berti a répondu à vos questions
Que pensez-vous de la victoire de la Zambie lors de la CAN ?
« C’est une victoire symbolique car c’était une des équipes les plus fortes d’Afrique. La Zambie a ensuite été décimée symboliquement par un accident d’avion. Cette victoire est comme une renaissance. Une petite anecdote. Il y a une vingtaine d’années, un des joueurs d’Anderlecht, Charlie Musonda, n’était pas dans cet avion parce qu’il était blessé. Il n’avait pas participé au match. Cette blessure au genou lui avait coûté sa carrière mais lui avait sauvé sa vie. Je pense à lui aujourd’hui car cette victoire doit être très spéciale pour lui. »
Penalty ou pas penalty ?
« Il y a eu deux grosses erreurs d’arbitrage durant ce match. Ce penalty qui n’existe pas puisque la faute a été commise hors du rectangle et un hors-jeu totalement inexistant sifflé sur Mémé Tchité alors qu’il part de son propre camp. ce qui est un comble puisque la règle du hors-jeu ne vaut que dans le camp adverse. Cela remet en cause le niveau de l’arbitrage belge. Généralement au soir, on ne critique pas les arbitres car c’est souvent facile et destructeur. Mais là, la personne qui plaide le moins la cause de Monsieur Gummienny, c’est Monsieur Gummienny lui-même. Les qualités d’un arbitre, c’est aussi de se faire respecter. On ne retrouve pas ça chez Monsieur Gummienny. Ce n’est donc pas étonnant que l’UEFA ait déclassé cet arbitre. »
Une vidéo pourrait-elle aider un arbitre à prendre une décision ?
« Evidemment, le débat avait été relancé durant la coupe du monde avec un but de l’Angleterre contre l’Allemagne Cela n’avait pas été vu par l’arbitre. L’UEFA oppose deux arguments à ça. Déjà le foot a été ainsi depuis 100 ans et l’erreur d’arbitrage fait partie du football. Ensuite, il y a la volonté de ne pas ouvrir la porte à ce changement. Un arbitre siffle 100 à 200 fois par match. On pourrait l’arrêter à chaque coup franc ou carton jaune pour revoir la vidéo. On pourrait limiter dans un premier temps l’utilisation de la vidéo au fait que le ballon a ou non franchi la ligne. ça aurait résolu le problème lors de la coupe du monde, ça aurait aussi résolu le problème pour Thierry Henri ou Mbokani qui marque au match. Il y a tellement d’enjeu de nos jours, que la vidéo est nécessaire. On dépasse le cadre purement sportif. Il y a l’aspect sport, gloire, financier mais aussi sécurité. Si dans le stade, il y a trop de contestation du public, ça peut conduire à des débordements. »
Qui pourrait arrêter Anderlecht ?
« Standard a raté le coche en première mi-temps parce que si les deux équipes étaient rentrées avec 3 – 0 pour le Standard, personne n’aurait rien eu à dire. Et certainement qu’Anderlecht ne serait pas revenu avec le public qu’on connaît à Sclessin. Anderlecht a le mérite de ne pas s’énerver et de gérer mieux les matchs. La faculté des grandes équipes, c’est aussi un peu le cynisme. Quand on a une occasion, il faut le mettre dedans. Anderlecht a profité de la seule erreur de Bolat durant le match. C’est ce qui fait la différence au plus haut niveau. Quand les équipes belges vont en coupe d’Europe, c’est cette faculté d’efficacité qui fait la différence. Anderlecht l’a trouvé cette année. Anderlecht a été mené au score contre Genk, contre le Standard et à trois fois Anderlecht s’est imposé sans s’énerver. »
« L’adversaire d’Anderlecht, c’est Anderlecht lui-même. Si Anderlecht devait se priver de Kouyaté pendant les Playoffs, ce serait la catastrophe. La grande différence aujourd’hui, c’est les Playoffs. »
Les play-off, une bonne chose pour relancer l’intérêt sur le championnat ?
« Certainement. Beaucoup de gens trouvent que ça complique les choses. Voir une équipe jouer quatre fois, ça perd un peu de son côté exclusif et de son charme. Surtout quand c’est pour des raisons financières. Mais d’un autre côté, l’année passée, le Standard a obtenu sa sixième place in extremis et il ne lui manquait qu’un demi-point pour être champion. C’est l’autre pendant du débat. Beaucoup de choses sont possibles et pour moi, très clairement, cela reste possible cette année. »
Propos résumés par Gauvain Dos Santos
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Personne, probablement. Le malheur est qu'au pays des aveugles, le borgne est roi.
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Absolument ridicule... de perdre son temps à d'aussi doctes discours sur ce qui n'est en fait qu'un bête jeu de pieds... Il est vrai qu'il fait froid et que les cerveaux tournent au ralenti...