Personne ne sait à cet instant si les négociations institutionnelles aboutiront. Mais les Flamands ont déjà obtenu la certitude d’un déplacement du centre de gravité de la Belgique. L’édito de Béatrice Delvaux
Personne ne sait à cet instant si les négociations institutionnelles aboutiront. Mais les Flamands ont déjà obtenu l’acquis majeur : si un accord se conclut, le centre de gravité de la Belgique sera déplacé, des compétences larges seront transférées du Fédéral aux Régions. Ce qui était refusé en 2007 est aujourd’hui accepté. L’ampleur du transfert est maintenant l’objet du débat ; le principe, lui, n’est pas remis en cause.
D’accord donc pour une large réforme de l’Etat mais non, absolument non, à une mise sous tutelle, voire une absorption de Bruxelles par la Flandre de façon déguisée. Or c’est ce qui se profile si les Francophones succombent aux demandes de communautarisation – et non plus de régionalisation – des compétences, qui émanent soudain de Flandre.
Pas question en effet que la réforme actuellement négociée conduise à ce que dans quelques années, les Flamands puissent finalement considérer que Bruxelles est devenue leur propriété, favorisant dès lors une indépendance facile.
Le débat qui se joue aujourd’hui entre les négociateurs est crucial. Bruxelles doit rester une région à part entière, refinancée. Il ne peut être question que ces habitants soient gérés différemment selon qu’ils soient ou se disent flamands ou francophones.
Les Flamands refuseraient tout système de ce genre sur leur territoire. Ils critiquent d’ailleurs suffisamment les Francophones qui s’accrochent au droit des gens et ne respectent pas le droit du sol. Ce reproche ne vaudrait plus dès lors qu’on est un Flamand habitant Bruxelles ?
Les arguments sont légion pour refuser ce traitement différent d’individus vivant sur le même territoire : création de sous-nationalité, encouragement d’une forme de dumping.
Mais le principal motif d’un « niet » absolu à la communautarisation des compétences est que ces propositions flamandes visent une sorte d’annexion en douce de Bruxelles, qui rendra à terme possible l’indépendance de la Flandre.
Le nord du pays réclame depuis des mois un déplacement du centre de gravité du pays et des compétences fédérales : ils sont en passe de le décrocher. Les Francophones ont fait une énorme et très difficile part du chemin en acceptant cette réforme copernicienne.
Si, par contre, l’objectif réel des Flamands est l’indépendance du pays via l’annexion de Bruxelles, il faut le dire clairement et ouvrir la négociation franche et directe de la scission du pays.
Mais dans ce cas, il vaut mieux le savoir : les Francophones n’abandonneront pas Bruxelles. Par principe et par intérêt économique et culturel. Habitée à 90 % par des Francophones, Bruxelles ne deviendra jamais une ville en Flandre.
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[249] katleendit le 18/08/2010, 11:50
Beste Brusselaar,ik ben ook brusselaar de pendelaars sont aussi des wallons. et oui ils polluent.... Le billinguisme ?xl existe seulement en th?ie; dans ma commune on refuse de parler le n?landais. Pourtant c'est la loi ! Mais grande panique quand les francophones ?hode st gen?s re?vent pas plus de facilit? pourtant ils sont servi dans leur propre langue ?a commune, dans des ?les, dans les magasins... Quelque chose qu'on peut pas dire de la capitale. Egalit? Les francophonnes demandent des choses dans des communes flamandes qu'ils veulent pas faire eux-m?. Madame Milquet propose le buillinguisme dans un plus grande partie de la Flandre. Rigolo non ? Surtout si cela ne fonctionne d? pas ?a capitale. In ieder geval in mijn eigen moedertaal; al dat gezwets tussen fransen en vlamingen begint me mateloos te ergeren. je lis que des oneliners (?is par les deux cot?
Beste katleen Ce n'est pas les habitants qui ont besoin d'un refinancement c'est la r?on de Bruxelles afin de mieux servir la Flandre . ( M?o, voiries, propret?nz voor de 500.000 pendelaars ) et de servir dans les services publics ces m?s Flamands dans leur langue ( Biliguisme, aspect culturel enz... ) et aussi de pallier le sous fiancement chronique organis?ar Dehaene en 1989. ( Anders moeten de pendelaars hun pispot en vuilniszak in Brussel meebrengen °
Merci pour cet ?to B?rice ! D'un coup, je vous aime... Ceci dit, il est plus que temps que tous les journalistes retrouvent leur capacit?'analyse (et la mette au service de l'int?t g?ral !)
Merci pour cet edito ! Le diront-ils clairement, les tenants de l'ind?ndance de la flandre ?Quel int?t auraient-ils ?ortir du double discours ? Un pour le Nord, un pour le sud, comme le vlaams belang quand il cherche ?atisser des voix ?ctorales bruxelloises ?Ce serait tellement plus simple qu'ils assument ce qu'ils veulent, mais nettement moins tordu.Mais non les flamingants n'ont rien ?oir avec l'extr? droite, ils ne veulent que notre bien ?ous.