Mais qu’attend Ryanair pour voler plus haut ?
BERNARD DEMONTY
samedi 13 août 2011, 09:14
Que celui qui n’a jamais voyagé avec Ryanair lève le doigt ! Tous, un jour ou l’autre, nous nous sommes réjouis de pouvoir partir pour un euro ou vaguement plus, vers une destination ensoleillée. L’arrivée de la compagnie low cost fut une aubaine, pour des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes et pour Charleroi. C’est une idée géniale, qui a bousculé tout le transport aérien européen.
Dans le bon sens.
Et dans le moins bon.
Les contrats de plusieurs membres du personnel travaillant chez Ryanair, que nous avons consultés, font froid dans le dos : mutations possibles partout en Europe sans compensation, vêtements de travail déduits du salaire, délais de préavis réduits au minimum, heures supplémentaires sans rémunération additionnelle, et on en passe.
Il suffit, comme nous l’avons fait, de confronter au droit belge ces conditions de travail pour se convaincre, s’il le fallait encore, qu’elles sont indignes d’une entreprise belge ou basée en Belgique.
Mais jusqu’ici, les tribunaux du pays ont toujours estimé que le droit national ne s’appliquait pas, qu’il fallait lui préférer la législation irlandaise manifestement plus coulante.
Pour sa défense, Ryanair avance souvent l’argument… social : grâce à elle, des personnes qui, jusque-là, ne pouvaient voyager sillonnent aujourd’hui l’Europe.
C’est vrai, mais il ne fait pas l’ombre d’un doute que Ryanair pourrait parfaitement continuer à servir ces nobles desseins autoproclamés sans imposer ces contrats indignes.
De la même manière qu’elle ne perdrait pas grand-chose en respectant les lois sur les pratiques commerciales, qu’elle maltraite également, comme le démontrent plusieurs jugements qui l’ont frappée, ainsi que plusieurs autres compagnies d’ailleurs.
Enfin, elle perdrait également si peu en s’abstenant de déclarations provocatrices malfaisantes, comme cette volonté de faire payer deux sièges aux personnes en surpoids. Ces réformes, que l’Europe ou les Etats, dont la Belgique, devront imposer si la compagnie ne plie pas, laisseront le modèle Ryanair intact.
Mais qu’attendent-ils pour bouger ? Et qu’attend Ryanair pour voler plus haut ?
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"Que celui qui n-a jamais voyagé avec Ryanair lève le doigt !" Moi, ma mère et ma compagne pouvons sans hésiter lever le doigt, car nous ne volons pas!! Eeh oui Mr Demonty, il y a encore des civiques qui ne se jettent pas sur les aéroports et le low-cost au plus petit congé, participant ainsi à l'enfer des nuisances aériennes et à la destructiuon de la planète, tant sur le plan environnemental que socio-économique! On sait parfaitement se passer d'avion, c'est une simple question de bonne volonté et de savoir résister aux modes lancés par les opérateurs pour toujours gagner plus!
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"Que celui qui n
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La RW a lancé l'aéroport de Charleroi, mais c'est RyanAir qui "a fait" l'aéroport ce qu'il est aujourd'hui.C'est sur RyanAir que repose toute la pression de l'exploitation. Prenons les paris, l'infrastructure de l'aéroport est déjà dans la ligne de mire des bons placements, un péage idéal.
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Je ne savais pas qu'il y avait en Belgique autant de défenseurs de l'esclavage, il y a des lois dans ce pays qui protège les travailleurs. Aucune raison commerciale (le sacro-saint prix) ne justifie le non-respect des travailleurs. Pour retourner certains arguments si l'avion devient trop cher, restez chez vous, mais n'obliger pas le personnel a des horaires de dingue. Les avions sont peut-être à l'heure, mais l'on y entasse les passagers comme dans une bétaillère. La publication des tarifs de Ryanair est pleine de pièges, le site est un capharnaüm du do it yourself et en cas de problème l'on vous plante là. Alors les adeptes de la libre entreprise à l'Irlandais demandent l'aide de leurs autorités et de la collectivité. Il faut assumer ses choix jusqu'au bout et donc payer son dépannage. Pas de respect pour rien ni personne. L'Irlande a montré l'exemple lors de la crise financière qu'elle a provoquée par son ultralibéralisme et puis par ses appels à l'aide....
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On avait dit que le "NON"... aux projets de traités européens serait le début de catastrophes. Et bien, on y est, cata sociale, economique et financière.