Montrer le chemin de l’espoir

BEATRICE DELVAUX

mardi 31 janvier 2012, 06:22

Éditorialiste en chef

Montrer le chemin de l’espoir ? C’est l’ambition affichée par Herman Van Rompuy, président de l’Europe, au terme de ce nouveau sommet bruxellois. Parfait ! Mais il va falloir pour cela que les uns arrêtent de dire aux autres ce qu’ils doivent faire et que les autres arrêtent de dire ce qu’ils vont faire.

Syndicats, hommes politiques, patrons en Belgique, en Europe, doivent creuser profond, chercher large : ils ont la responsabilité de faire advenir à la fois le retour aux équilibres, de mettre un terme à la finance débridée et d’impulser des chemins vers un projet d’avenir, stimulant, impliquant de la relance, de l’emploi, de l’attention à l’environnement.

C’est difficile ? Personne n’a la réponse toute faite ? La boussole économique, écologique, idéologique est hors service ? On le sait. Raison de plus pour cesser d’agiter les symboles, les dissensions, les vaches sacrées. Il faut un plan de marche, il faut de l’action, il faut de l’audace. Il faut un projet de société.

Quitter la rue et se mettre à table. Cesser les jeux de rôle, proposer des solutions, avec une vision d’ensemble, un plan de sortie de crise, d’avenir pour les « gens ».

Arrêtons de sortir un slogan après l’autre : une fois le tout à l’austérité et puis comme on se fait siffler, on évoque vite fait la relance et l’espoir.

Nous ne sommes pas à The Voice of Europe : on n’élit pas la plus belle grève ou le politique le plus macho.

Herman Van Rompuy dit qu’il veut montrer le chemin de l’espoir, qu’il faut réduire les déficits mais pas les investissements dans le futur, comme l’éducation et l’environnement.

Qu’attend-on ? Cela fait des mois que des économistes américains comme Krugman et Stiglitz, ou belges comme Paul De Grauwe, mettent en garde, proposent des solutions, incitent aux réformes. On ne pourra pas dire que les intellectuels ne se sont pas mouillés : ils vont jusqu’à tweeter, jusqu’à rater des postes de premier plan pour être entendus !

Le désarroi est palpable dans la population. Il est interdit aux patrons, syndicats, hommes politiques ! Au travail, sans tabous.

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[8] BruxellesdanslaRue dit le 01/02/2012, 11:38

@ Chuppa: vous n'êtes pas mal non plus en matière de contribution positive. Si vous n'aviez pas fait censurer mon post, nous pourrions juger la pertinence de vos propos et celle des miens. La droite a ses méthodes... et ses raisons.

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[7] chuppa dit le 01/02/2012, 07:59

@bruxellesdanslarue. Croyez vous apporter une contribution à nos rélfexions citoyennes avec vos commentaires nauséabont ! Vous serez sans aucun doute le dernier à oser descendre dans la rue et casser du flic..... pauvre couille molle.

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[6] chuppa dit le 01/02/2012, 07:59

@bruxellesdanslarue. Croyez vous apporter une contribution à nos rélfexions citoyennes avec vos commentaires nauséabont ! Vous serez sans aucun doute le dernier à oser descendre dans la rue et casser du flic..... pauvre couille molle.

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[5] lesaphir dit le 31/01/2012, 13:42

L'ultralibéralisme qui devrait servir de modèle pour la relance de l'économie ressemble à un sein maternel qui ne sevrerait jamais son enfant: il faut consommer en permanence pour relancer l'économie et tant pis pour la destruction de l'environnement. La nature est pourtant limitée. Il faut trouver un équilibre entre consommation modérée, créatrice d'emploi, de bien-être et une certaine forme d'acceptation de sevrage d'une société qui satisferait tout nos besoins sauf l'essentiel, le besoin de relations humaines, de création, de réalisation de soi

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[4] lesaphir dit le 31/01/2012, 13:41

L'ultralibéralisme qui devrait servir de modèle pour relance l'économie ressemble à un sein maternel qui ne sevrerait jamais son enfant: il faut consommer en permanence pour relancer l'économie et tant pis pour la destruction de l'environnement. La nature est pourtant limitée. Il faut trouver un équilibre entre consommation modérée, créatrice d'emploi, de bien-être et une certaine forme d'acceptation de sevrage d'une société qui satisferait tout nos besoins sauf l'essentiel, le besoin de relations humaines, de création, de réalisation de soi

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