Et vint le quatrième Hiver...

BEATRICE DELVAUX

mercredi 01 février 2012, 06:20

éditorialiste en chef

La politique d’asile est un poste clé du nouveau gouvernement. A la fois parce qu’il embrasse l’un des problèmes les plus complexes et les plus délicats du moment, et parce qu’il fait partie de ces éléments que la N-VA, depuis l’opposition, scrute avec une loupe pour dénoncer illico tout ce qui pourrait heurter l’opinion flamande. Une impression de laxisme en la matière ou de non-gestion, impliquant subliminalement que la Belgique serait une passoire, sera dénoncée haut et fort pour faire mouche.

Maggie De Block, la nouvelle ministre en charge de ces matières, est dès lors, depuis sa désignation, sur un siège très inconfortable, très regardé, très stratégique.

Pourtant sur le fond, les grandes lignes de sa politique trouvent un consensus : limiter les arrivées, accélérer les procédures, garantir des places d’accueil temporaire et mener une politique de retour efficace. Reste la problématique du nombre de places d’accueil et de l’action d’urgence. Cyniquement gérable par beau temps : les gens qui dorment dans la rue n’émeut alors pas (plus) grand monde.

Mais voilà, soudain ce matin, le thermomètre affiche moins 10, demain moins 15, et pour le quatrième hiver consécutif, des hommes, femmes et enfants sont dehors sans qu’un plan coordonné, efficace soit prévu et opérationnel.

On se renvoie la balle, la ministre renvoie vers les villes, les villes vers les organisations humanitaires, dont ce serait le « job ».

Si on pousse le cynisme plus loin, il est vrai qu’il suffit au fond d’attendre que le froid passe, le printemps n’étant pas loin, pariant sur le fait que tout le monde après quelques semaines aura oublié le problème, une fois l’indignation hivernale congelée jusqu’à l’année prochaine. Pourquoi d’ailleurs s’en faire ? Cela s’est passé ainsi les trois hivers précédents.

Cela ne peut pourtant pas en être ainsi. Une politique d’asile, resserrée, régulée, va de pair avec une gestion de l’urgence humanitaire sans faille. La rigueur dans la gestion doit aussi gagner son respect. C’est la nuit, lorsqu’il gèle, en vidant les trottoirs et en assurant un toit à ceux qui sinon sont condamnés à mourir, qu’on pourra le décrocher.

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[8] Patrick dit le 02/02/2012, 06:20

Il n'est pas la Nva qui laisse mourir de froid ces gens dans la rue, c'est une politique qui depuis des années reste irresponsable. Mon avis:réduction des allocations familiales en Belgique afin de faciliter le très rentable trafic d'immigrants illégaux.

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[7] Jagl dit le 01/02/2012, 19:43

Mais madame Delvaux... n'êtes vous pas la première à condamner toute personne qui voudrait remettre des frontières... seul moyen de contrôler les flux migratoires ? Oui les CPAS, centres d'acceuil, etc sont hyper-saturés depuis des années, on connaît la raison, mais des gens comme vous, en plus de faire l'autruche, attaquent en diffamation toute personne voulant prendre le problème à la racine... .

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[6] lesaphir dit le 01/02/2012, 14:11

Les beaux sentiment ne coûtent rien mais la réalité est assez différente. pour accueillir un SDF il faut avoir une formation de psychiatre ainsi que celle de l'assistant social.

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[5] esprit critique 24 dit le 01/02/2012, 12:21

Je suppose que laibert et Frédéric sont tous 2 bénévoles dans une association d'aide aux sans-abris parce que sinon je ne vois en quoi ils ne sont pas eux aussi au chaud derrière leur ordi...L'auto-critique est aussi une vertu! Et parler de la NVA n'est pas un épouvantail mais un rappel de la situation actuelle, même si on est d'accord: la NVA n'aurait jamais eu le pouvoir qu'elle a actuellement si les politiciens avaient bien fait leur job (mais je ne me souviens pas que Béatrice Delvaux ait dit le contraire).

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[4] Frédéric dit le 01/02/2012, 10:12

C'est très facile de faire son petit papier quand on a les pieds au chaud et le ventre a table, un petit coup de NVA pour sucrer le thé e d'autres reproches sur la biscotte.Agir sur papier , ça sert à quoi?

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