Un bourgmestre par commune, ça suffit
VERONIQUE LAMQUIN
mercredi 08 février 2012, 10:38
Elio Di Rupo, Premier ministre d'un pays à réformer et tête de liste PS à Mons (100.000 habitants).
Laurette Onkelinx, vice-Première en charge d'une Sécu en plein chambardement et tête de liste PS à Schaerbeek (120.000 habitants).
Joëlle Milquet, vice-Première en charge de la Sécurité du Royaume et tête de liste CDH à la Ville de Bruxelles (165.000 habitants).
Paul Magnette, ministre des Entreprises publiques (à relancer) et tête de liste PS à Charleroi (200.000 habitants).
Lorsqu'on sait que le temps de ce gouvernement est compté, il est permis de se demander si ses membres ne seraient mieux inspirés de se consacrer exclusivement à faire avancer leurs dossiers.
Au nom des responsabilités qui sont celles de ministre d'un pays en sursis.
Lorsqu'on connaît par ailleurs les ambitions réelles de certaines têtes de liste, l'on est tenté de leur conseiller de se contenter d'une place moins en vue sur la liste de leur parti, en guise de simple soutien. Au nom de l'honnêteté à l'égard de l'électeur.
Mais, surtout, lorsqu'on devine le scénario d'après-scrutin, dans plusieurs villes wallonnes, on en vient à souhaiter l'extinction d'une espèce de plus en plus répandue : le bourgmestre en titre ou empêché. La formule permet au bourgmestre (ou à l'échevin) qui devient ministre de garder au chaud son mandat local car, c'est bien connu, en Belgique, les gouvernements sont fragiles. Que la formule soit appliquée quand, en cours de législature communale, un édile reçoit des compétences ministérielles, c'est déjà discutable. Mais que des (Premier) ministre(s) mettent toute leur notoriété dans la campagne et briguent un poste de bourgmestre dont ils ne veulent que le titre, voilà qui contrevient à l'éthique politique. Du reste, les entités concernées sont d'une telle taille qu'elles méritent un bourgmestre à temps plein, un vrai.
L'on entend déjà les contre-arguments Rien de tel qu'un ancrage local pour rester en phase avec le citoyen ?
Le poste de conseiller communal peut y suffire.
Les politiques alliant qualités professionnelles et assise électorale ne sont pas légion ?
C'est précisément en donnant une vraie chance aux « faisant fonction » qu'écloront de nouveaux talents.
Vos réactions
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tout à fait d'accord avec l'article
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Et cerise sur le gâteau, 71 mandataires francophones sont actuellement en passe d'être dans l'illégalité pour ne pas avoir communiqué la liste de tous leurs mandats . . . . du côté flamand c'est encore pire . . . ils sont 128 !
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Et oui, vous avez tout à fait raison! Bravo, Le Soir, il faut du courage de rappeler cela aux lecteurs et... aux politiciens qui devraient prendre des mesures dans le sense de l'édito...à suivre!
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On peut tout juste reprocher à l'auteur..... ... de n'avoir pas repris TOUS les ministres et secrétaires d'Etat, de quelque idéologie, région et culture que ce soit.... L'article n'aurait rien perdu en valeur sur le fond et y aurait gagné en objectivité.....
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il y a des lustres qu'on met l'accent sur ce probleme et que des responsables (y compris dirupo) promettent la fin de ces abus, et malgre cela rien ne bouge et dirupo donne l'exemple a ne pas suivre, tout ces politicards sont pourris jusqu'a l'os, et on peut voter n'importe quoi au final ce sont tjrs les memes incompetents (sauf pour leur porte feuille carriere) qui reapparaissent, ils sortent par la porte et reviennent par la fenetre et alors ils jouent a la chaise musicale, et c'est cela qui nous gouverne... et cela explique tout