Travailler plus longtemps ? Pas le choix !
VERONIQUE LAMQUIN
samedi 11 février 2012, 11:46
Les litres d'eau déversés sur les policiers sécurisant la zone neutre n'y ont rien changé : le gouvernement n'a pas prévu d'exceptions à sa réforme des pensions. Pas même, donc, pour les pompiers qui manifestaient sous ses fenêtres. La majorité fédérale est-elle sourde à la complainte de la rue ? Non. La preuve par cette longue liste d'adaptations, approuvée vendredi en conseil des ministres, pour améliorer la transition vers le nouveau régime, ou davantage tenir compte de la pénibilité de certains métiers. Autant de points qui font normalement l'objet d'une concertation entre les principaux intéressés et le gouvernement. Cette fois, vu le temps perdu en crise politique, le gouvernement a fait diligence. Et adopté à la hussarde des textes faisant fi de certains régimes spéciaux et autres droits acquis ; négligeant, en prime, de communiquer de manière didactique et précise. Une faute reconnue par Elio Di Rupo et ses vice-Premiers. A ne pas répéter. Car les mesures dont on parle touchent directement les citoyens : aujourd'hui, c'est l'âge de départ à la retraite anticipée ; demain, ce sera le stage d'attente pour les jeunes ou la dégressivité des allocations de chômage. Les hommes et femmes que cela concerne ont droit à être correctement informés.
Par-delà ces manquements sur la forme, le gouvernement Di Rupo a toutefois raison de ne pas ouvrir la porte à une myriade d'exceptions en matière de réforme des pensions. Le fait est connu : les Belges décrochent, en moyenne, trop tôt du marché du travail ; seulement 35 % des personnes de 55 à 64 ans ont un emploi. Intenable, alors que l'on vit de plus en plus vieux et que, dès lors, la charge des pensions ne cesse de s'alourdir. D'où la réforme des pensions, qui ne touche pas à l'âge légal de la retraite (65 ans), mais impose, progressivement, aux Belges de travailler plus longtemps. Dur ? Sans doute. Mais nécessaire. Car, en veillant à la survie financière de notre régime de pensions, c'est aussi toute la Sécurité sociale que l'on protège, toute l'élémentaire solidarité entre les Belges que l'on maintient. Tout cela a un prix, qui se fait lourd. Chacun doit l'assumer, selon ses capacités. Travailler un peu plus longtemps est l'un des moyens de contribuer à l'effort collectif.
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Pour vous remettre de ce texte: http://www.dailymotion.com/video/xdcyi4_rosa-la-rouge-les-videos-du-spectac_music
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pour séraphine Bigzieux a raison. Mais le problème est plus profond que simplement l'érosion de notre compétitivité. La mondialisation a entrainé des délocalisations et un accroissement du chômage. C'est surtout cet accroissement du chômage qui cause notre endettement. Il y a simplement une redistribution des richesses dans le monde : les pays émergents veulent leur part comme au début du XXème siècle les ouvriers se sont battus contre les riches pour améliorer leur condition. Aujourd'hui, nous sommes les riches et voulons protéger nos droits acquis et refusons d'accepter que ce ne sera plus possible. Cette question se résoudra car le niveau de vie des émergents s'élèvera et ils consommeront, ce qui apportera de la richesse à tous, pour autant que nous soyions capables comme les Allemands de fabriquer des produits de qualité et de garder une avance technologique.
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Lire Philippe Petit, "le journalisme est une idée neuve"
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L'évolution technique a toujours permis l'homme a travailler moins dur tout en améliorant son quotidien et d'augmenter ses revenu. Et la une journaliste soumise a la doctrine ambiantes sans le moindre esprit critique répète telle une messagerie qu'il faut travailler plus longtemps et qu'on a pas le choix. Le vraie problème de ces journaliste, est de prendre pour argent comptant ce que leur dictent, il devraient en temps que journaliste se poser la question plus que légitime de savoir si on n'est pas manipuler par le pouvoir et de voir qu'il est possible de faire autrement
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édito très surprenant quand on sait que les journalistes ont vu leurs demandes de modification réforme de retraite les concernant accordées... Eux, ils ont un métier pénible reconnu pour les pensions; pas les pompiers enseignants ou infirmiers. Le politique sait à quel âne il doit tendre la carotte: les éditorialistes ne devront pas s'épuiser trop longtemps derrière leur écran.