La vraie priorité ? La confiance des citoyens
VERONIQUE LAMQUIN
lundi 20 février 2012, 11:42
On ne sort pas indemne d'une crise de 541 jours.
Le pays ne retrouvera pas
de sitôt une image positive,
empreinte de crédibilité et de stabilité. Le monde politique, lui, paiera encore longtemps ces dix-huit mois d'errance.
D'abord parce qu'aujourd'hui, un gouvernement doit, en deux ans, ramener le Royaume à l'équilibre budgétaire, tout en le réformant de fond en comble, sur les plans socio-économique et institutionnel. Si le sentiment d'urgence peut avoir un effet positif sur la classe politique, il entraîne aussi avec lui son
torrent de décisions hâtives ou imprécises et d'erreurs de communication.
Et puis, ce temps qu'ils ont perdu, celui qu'ils veulent rattraper, les décideurs le grappillent sur les moments dévolus à la réflexion. Rik Torfs,
sénateur CD&V, dénonçait ce week-end un manque de travail idéologique au sein de sa formation. Loin de nous l'idée de nous immiscer dans la cuisine interne de Wouter Beke Mais son détracteur n'a sans doute pas tout à fait tort. En décembre, les présidents de parti que nous avons rencontrés se remettaient à peine des interminables négociations et, de retour dans leur bureau, ils étaient confrontés, sans transition, aux piles de dossiers à gérer prioritairement, en interne ; dans la foulée, la campagne des communales a commencé. Bref, ce n'est pas maintenant qu'un travail idéologique peut être mené au sein des partis.
Dommage, alors que la Belgique est à un tournant de son histoire institutionnelle, socio-économique, sociétale
Enfin, ce temps contre lequel tout le monde politique court ne laisse guère de temps à l'une des missions fondamentales des élus : le dialogue avec les citoyens. Il est pourtant plus nécessaire que jamais : la crise de confiance était déjà profonde en 2009, elle doit atteindre des records aujourd'hui. C'est donc maintenant qu'il faut aller à la rencontre de la population, sur le terrain, ne pas se contenter d'échanger, à la hâte, avec une partie de celle-ci, sur les réseaux sociaux. C'est maintenant qu'il faut aller expliquer courageusement, en toute honnêteté et transparence, les choix difficiles qu'il faut opérer. Faute de quoi le fossé grandira encore entre élus et citoyens. Avec tous les risques que cela comporte.
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Confiance ? Qui nous défend ? L'UE est devenue une passoire, une vache à lait pour les marchés financiers depuis dix ans. Nous devons payer des impôts pour des intérêts, c'est la tiers-mondisation. Qui, en politique, s'engage officiellement pour stopper l'hémorragie et abroger Lisbonne 123 ? Autre exemple, comment les Etats-membres ne défendent pas la Grèce et acceptent que les marchés extérieurs lui imposent des taux qui sont totalement incompatibles avec les exigences budgétaires. Pour fonctionner harmonieusement, l'UE a besoin de taux européens unifiés, pour le public comme pour le privé (investissement équitable). Qui propose officiellement de défendre nos entreprises, et notre droit à consommer notre production, alors que la mondialisation avec son "tout à l'export" est un échec total ?
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Aux prochaines élections, votons systématiquement pour de nouvelles têtes, quel que soit le parti. Ras-le-bol de cette prime au passage-télé qui entretient les rapports malsains entre presse et politique. Pas de voix pour les "vedettes" de ces dix dernières années. Mieux encore, boycotter la bande des quatre, lorsque c'est possible.
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La confiance est réellement perdue, peut être devrait on interdire, a tout les élus des dernières élections législative, de se présenté a n'importe quel élections. Ils ont prouvé leur incompétence a dirigé le pays dans l'intérêt de la population pour leur petit calcul électoral.
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La confiance de la majorité de citoyens n'est plus là dépuis belle lurette. Les prix augmentent, les salaires chutent et le temps de travail/ flexibilité augmente. Le citoyen perdu sur tous les tableaux donc son pouvoir d'achat dimininue d'autant plus vite que tous ses composantes vont dans une direction négative. C'est comme cela que nous en sommes aujourd'hui a une famille avec DEUX salaires moyens et des enfants qui ne s'en sortent plus avec les factures sur un mois. Comme dirait Sarko pour gagner plus il faut travailler plus donc dans ce cas prendre deux boulots de plus comme dans les USA. Reste plus que les enfants soyent éduqués par la rue vu qu'il ny a plus assez des profs motivés pour cela et comme de toute façon ce sont des fonctionnaires profiteurs moins il en a plus le patronat belge est content. Je suis persuadé qu'aujourd'hui et après tout ce qui se passe en Grèce ou en Italie faire encore confiance à son gouvernement ou à ses gouvernants est de l'inconscience.
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Les raisons d'espérer ne viendront pas d'une classe politique enrégimentée, elles viendront de la société. A vrai, je suis très inquiète pour l'avenir, le mien, celui de mes enfants, petit-enfants, de tous, celui de ce pays et celui de ce monde, devant l'énorme accumulation de contradictions à laquelle nous avons affaire. Et que dire des dangers sérieux qui pèsent à terme sur la démocratie, aujourd'hui détournée et confisquée dans le cadre de l'UE ? Et que dire des dangers sérieux qui pèsent à terme sur la démocratie, déjà aujourd'hui détournée et confisquée dans le cadre de l'UE ? je ne suis pas devin mais nous sommes devant un défi sans précédent qui demande des réponses inédites.