La nouvelle note de Leterme est arrivée

MARTINE DUBUISSON ET MARTINE VANDEMEULEBROUCKE

mercredi 08 août 2007, 07:04

59 jours sans gouvernement. L'heure du déminage approche. Yves Leterme a remis sa nouvelle note. Il va falloir faire des arbitrages.
Les plus: le dossier spécial élections,le forum, la seconde note (PDF)

La nouvelle note de Leterme est arrivée

Belga

Journée de transition pour les négociateurs de l'Orange bleue. Les quatre partis ont parlé du budget 2008. Mais en coulisses, on a aussi et surtout évoqué la tournure que prennent et pourraient prendre les discussions entre partis francophones et flamands.

L'impression générale est à la morosité. L'impatience ou l'étonnement sont palpables du côté flamand, où l'on juge que le formateur Yves Leterme ne prend guère les choses institutionnelles en main. « Ce n'est pas un formateur très volontariste, confie en effet ce négociateur néerlandophone. Il mène le débat, fait la synthèse, mais soumet lui-même peu de propositions. Peut-être est-ce une tactique. Pour le moment, il ne met pas ses cartes sur la table. » Et de résumer ainsi son état d'esprit : « Je ne suis pas très enthousiasmé par ce qui s'est passé les dix derniers jours. Je ne me lève pas le matin en me disant : “Chouette, je vais négocier !”. Je n'ai pas l'impression que l'on prépare un grand projet. Mais peut-être que les gens, en Flandre, en avaient marre des grands discours à la Verhofstadt. Leterme, lui, dit : “On va travailler, je fais mon possible.” Cela lassera peut-être aussi… Mais chaque jour qui passe rend plus difficile de quitter la table de négociation. Il a su éviter les “clashes” depuis presque trois semaines… »

On négociera le 15 août ?

Ce mercredi, le formateur devrait avoir des contacts informels avec les différents partis. Sur tous les sujets, mais sans doute déjà aussi sur sa seconde note dont il a remis une nouvelle mouture mardi soir. Ce n'est ni une synthèse ni une réécriture de ses propositions mais une addition de textes : les propositions initiales, les amendements acceptés dans les groupes de travail et les amendements déposés par les délégations. Autrement dit, un cliché de l'état des négociations. « Et on n'est nulle part », soupire un négociateur francophone.

Ce mercredi, les experts des différents partis vont la décrypter, vérifier que tous les amendements sont bien présents. Ensuite, ce sera l'examen en seconde session par les négociateurs, ce vendredi et sans doute tout le week-end prochain. En principe. Car au préalable, il semble que les partis flamands voudraient avoir des garanties que la sauce communautaire prenne. Sur ce terrain, les partis francophones disent se situer dans une logique d'attente. « On attend de savoir ce que les Flamands veulent exactement. Quelles sont les cartes qu'ils vont sortir notamment sur la liste des réformes institutionnelles », explique Olivier Maingain (MR).

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