Femmes voilées : laissons-les en paix !

Fabienne Brion Centre de recherches interdisciplinaires sur la déviance et la pénalité, UCL

Philippe Van Parijs Chaire Hoover d’éthique économique et sociale, UCL

mardi 27 octobre 2009, 10:47

Des femmes et des jeunes filles musulmanes portent le foulard. Cela gêne, irrite, enrage même pas mal de monde. Le Vlaams Belang en premier, bien entendu. Mais derrière lui une foule bariolée que l’on n’a pas l’habitude de voir défiler ensemble, mais qui se retrouve ici pour réclamer à l’unisson l’interdiction du voile à l’école et en d’autres lieux.

Nous sommes convaincus qu’ils ont tort. Pour le prouver il ne suffit pas d’invoquer la compagnie suspecte – même le Belang peut parfois avoir raison – ni la corrélation positive relevée par Vassilis Saroglou entre opposition au port du voile et propension aux attitudes racistes. Il faut plutôt tenter de faire comprendre à quel point les arguments invoqués pour persécuter le foulard sont d’une part aveugles à leur propre partialité et d’autre part trop peu sensibles aux conséquences qu’un brin de réflexion suffit à anticiper.

Partialité d’abord. Les partisans de l’interdiction du foulard postulent que les musulmanes qui le portent y sont obligées par les hommes de leur communauté. Ce n’est pas toujours vrai, loin de là, mais supposons que ce le soit. Obliger des femmes, et seulement des femmes, à se couvrir la tête, nous dit-on, est une pratique qui entretient des liens évidents avec l’inégalité entre les sexes, avec la libido des hommes et avec la domination que ceux-ci exercent sur les femmes. C’est vrai. Mais cette asymétrie vestimentaire n’est pas exactement une exception dans les sociétés humaines.

Ainsi, nous en connaissons une où les femmes portent fréquemment des jupes et d’inconfortables chaussures à talons hauts. Nous en connaissons même une où les hommes peuvent circuler torse nu dans les parcs publics et les piscines sans être inquiétés, et où les femmes qui feraient de même seraient illico embarquées pour outrage aux bonnes mœurs. Qui niera que ceci aussi ait quelque chose à voir avec la libido masculine et l’oppression des femmes ? Pourtant, curieusement, personne ne semble prôner l’interdiction du soutien-gorge dans les piscines avec la même ardeur que l’interdiction du foulard à l’école.

Les critères de décence varient d’une culture à l’autre. Dans les sociétés libérales comme dans les sociétés musulmanes, la différenciation sexuelle de ces critères est la règle et manifeste des rapports de pouvoir complexes entre les sexes. L’obsession actuelle pour le foulard semble donc difficilement pouvoir échapper à l’objection des « deux poids, deux mesures ». Loin de défendre « nos valeurs », elle viole l’idéal de respect mutuel impartial dont se revendiquent nos démocraties libérales.

Cette obsession éradicatrice ne fait pas meilleur ménage avec l’idéal de liberté. Remplacer une obligation héritée d’un père ou d’une mère par une interdiction imposée par un directeur ou un ministre ne peut être jugé libérateur que par ceux qui se font de la liberté une conception bien particulière. La liberté, c’est avoir le droit de poser des choix. C’est être considéré comme capable d’en poser. C’est surtout en avoir réellement la possibilité. De ce point de vue, la question du port du foulard est bien superficielle. Bien plus cruciale est la question de savoir comment fournir aux élèves musulmanes comme à tous les adultes de demain une formation scolaire qui augmente leur marge de choix dans tous les domaines. Et qui permette ainsi de réduire les inégalités liées au sexe, à la classe sociale ou à « l’ethnicité », au lieu de les perpétuer.

Pareils raisonnements n’évacuent-ils pas une dimension centrale de la question, sa dimension religieuse ? Si on porte le foulard, c’est certes parce qu’on est femme, mais aussi parce qu’on est musulmane. Ici encore, ce n’est pas toujours vrai : les immigrées chrétiennes d’origine arménienne ou araméenne ne portent guère moins le foulard que les femmes musulmanes de la même génération. Mais peu importe. Supposons que tous voient dans le port du foulard une obligation religieuse. Et alors ?

La foi serait-elle un nouveau pudendum ? Et la manifestation d’une conviction religieuse, une forme d’attentat à la pudeur ? Après Le sexe et l’effroi (Pascal Quignard, éd. Gallimard), le moment est-il venu de passer à Dieu et l’effroi ? Et de cacher non seulement ce sein, mais cette croyance que l’on ne saurait voir ? Tel fondamentalisme impose aux musulmanes de coiffer le foulard avant d’émerger de leur maison ; tel autre exige qu’elles l’ôtent avant de franchir le seuil d’un parlement ou d’une école. Entre l’un et l’autre, la différence est-elle si évidente ?

Cette cécité à sa propre partialité prêterait à sourire si elle était sans conséquence. Ce n’est pas le cas. Même du point de vue des objectifs proclamés par les partisans de l’interdiction, la mesure serait gravement contre-productive.

En premier lieu, parce qu’elle pousse à la radicalisation. Les musulmanes sont devenues l’objet d’un conflit visant à déterminer comment il convient qu’elles s’habillent. Est-il si difficile de voir qu’il s’agit là d’une manière de s’approprier leur corps ? De comprendre que cette appropriation puisse susciter des réactions de crispation ? De se rappeler que la stigmatisation incite à retourner le stigmate ? D’imaginer, enfin, que la disqualification des pères et des frères ou de la religion des ancêtres invite cent Antigone voilées à se soulever, comme dans la pièce de François Ost ? Cent Antigone qui, forcées de se soumettre à une interdiction perçue comme arbitraire et humiliante, arboreront le foulard ailleurs avec d’autant plus d’ardeur, voire d’extravagance ?

En second lieu, parce qu’elle comporte un risque sérieux de piliarisation perverse de notre système scolaire. Il existe un moyen de contourner l’interdiction proposée : la création d’écoles musulmanes, dans lesquelles le port du foulard pourra être imposé comme l’est aujourd’hui le port de la kipa dans les écoles juives. Cette solution, que notre constitution autorise, serait un désastre, en raison d’une corrélation entre confession religieuse et catégorie socioéconomique qui n’a jamais existé pour les écoles catholiques et les écoles juives. La ghettoïsation des écoles accueillant les enfants d’origine marocaine et turque, déjà excessive aujourd’hui, s’en trouverait encore renforcée.

Il nous faut aujourd’hui apprendre à vivre avec une pluralité nouvelle et irréversible. Pour y faire face efficacement et équitablement, il faut résister à la tentation d’imposer à toutes et à tous le moule auquel nous sommes accoutumés. Il faut au contraire infléchir nos institutions d’enseignement, officielles ou libres, confessionnelles ou non, de la maternelle à l’université, de manière à ce que musulmans et non musulmans puissent les fréquenter côte à côte, en s’y sentant toutes et tous pleinement respectés et reconnus. Il faut dès lors abandonner toute velléité d’interdiction générale du foulard. Il faut aussi récuser l’option irresponsable de laisser à chaque établissement la faculté de l’interdire ou de l’autoriser, avec pour effet, à terme, d’induire une concentration intenable dans les établissements qui ne l’interdiraient pas. Il faut au contraire avoir le courage d’interdire l’interdiction au niveau de l’ensemble de la Communauté française et de la Communauté flamande.

Au lieu de s’accrocher fébrilement à un passé révolu, il faut affronter lucidement le présent. Sans nullement renoncer à nos valeurs de tolérance et de solidarité. Au contraire, en les mettant en œuvre avec cohérence et fermeté. Face aux femmes et aux jeunes filles voilées, la fidélité à ces valeurs exige avant tout qu’on leur permette de se former sereinement à la citoyenneté et à l’emploi dans des écoles où elles côtoient des élèves très différents d’elles-mêmes sans avoir le sentiment de devoir renoncer à leur identité. Elle ne requiert donc nullement que nous nous acharnions à les dépouiller de leurs foulards. Elle requiert au contraire qu’on les laisse en paix.

Vos réactions

Pour réagir à cet article :

  • introduisez votre identifiant
  • rédigez votre commentaire
  • postez

Merci pour votre réaction. Votre message doit respecter la charte du Soir, à laquelle vous avez souscrit au moment de votre inscription (lire la charte): sont exclus notamment les messages racistes ou xénophobes, les propos calomnieux ou diffamatoires, les injures ou les attaques personnelles. Confirmez-vous que votre message respecte la charte ?

[64] MB5612 envoyer un message personnel dit le 14/11/2009, 06:33

Pax Romana : Pax populus Pax Dei
"Ubi et Orbi"Le « Tout-Monde », c’est le monde actuel tel qu’il est dans sa diversité et dans son chaos. Pour moi, le chaos n’est pas seulement le désordre, mais c’est aussi l’impossibilité de prévoir et de régir le monde. La relation signifie un rapport de transversalité et non pas de causes à effets.La « créolisation » culturelle du monde, entretien avec Edouard GlissantA choisir, je préfère ce chaos là, à une société de consommation qui épuise la Terre, vide les mots de leur sens et les hommes de leur essence.MB;

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[63] MB5612 envoyer un message personnel dit le 14/11/2009, 06:28

Pax Romana : Pax populus Pax Dei
"Ubi et Orbi !"Le « Tout-Monde », c’est le monde actuel tel qu’il est dans sa diversité et dans son chaos. Pour moi, le chaos n’est pas seulement le désordre, mais c’est aussi l’impossibilité de prévoir et de régir le monde. La relation signifie un rapport de transversalité et non pas de causes à effets. La « créolisation » culturelle du monde, entretien avec Edouard GlissantA choisir je préfère ce chaos là, à une société de consommation qui épuise la Terre,vide les mots de leur sens et les hommes de leur essence. MB.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[62] phlbol envoyer un message personnel dit le 7/11/2009, 13:40

Ordre public
L'argument sur la partialité ne vaut pas un clou. Décence, libido masculine : et quoi encore? C'est d'ordre public qu'il est question. Mieux vaut l'injustice que le chaos. Le foulard et autres signes religieux provoque le chaos en public : ils sont interdits. L'article met en avant : "Les démocraties libérales sont animées d'un idéal de respect mutuel impartial". Les faits concernent la vie journalière en commun; l'organisation de la société pour tous. Cette organisation se doit d'être équitable à défaut d'être juste. Choisir (un mode d'organisation) c'est renoncé à certaines options. Appliquer des limitations et des contraintes ce n'est pas un manque de respect. C'est cela la vie en société. Comment voulez-vous éduquer des enfants sans règles et sans valeurs? Il y a toujours une part de subjectif mais pas plus que nécessaire.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[61] tomsch envoyer un message personnel dit le 4/11/2009, 15:59

à Jojosephine
Il paraît que quand ils font un sondage sur le voile à l'école, ils téléphonent 900 fois à Gloin et 100 fois à d'autres personnes. C'est comme ça qu'ils obtiennent des pourcentages défavorables au voile. C'est dingue, non? ---------- PS : D'ailleurs, les jours de sondage, ça sonne toujours occupé chez lui, c'est un peu énervant!

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[60] jojosephine envoyer un message personnel dit le 4/11/2009, 12:36

à kavox
Et tous ces sms qui pleuvaient sur le plateau du débat organisé par la RTBF, ils étaient tous envoyés par Gloin, MCB, Demelenne ? Consultons la population, et nous verrons vraiment si les citoyens opposés au foulard dans l'espace public belge sont minoritaires. PS : vous pouvez vérifier auprès de la modération, si vous voulez. Je ne suis pas un avatar de Gloin, MCB ou vicky2... que je salue au demeurant.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[59] MCB envoyer un message personnel dit le 4/11/2009, 09:58

Réponse
Ah ! Hypocrisie quand tu nous tiens ! Il est violent que des intégristes luttent pour un droit à la liberté déjà existant. Cela juste pour infiltrer un voile étendard de la politique islamique au cœur du pouvoir et au sein du futur que sont nos enfants dans les écoles. Voile islamique, emblème d’une politique contraire à la politique de l’état où ils grandissent et où ils auront leur avenir. Cette politique anti démocratique est le fait même du rejet si pas de haine de notre société. Comment ces intégristes osent-ils risquer l’avenir des enfants pour leurs desseins obscurantistes ? Comment ces enfants pourront-ils respecter nos règles s’ils sont poussés par leurs parents à les transgresser ? Comment osent-ils les manipuler pour une politique inégalitaire qui leur enlèvera des droits et des libertés ?

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[58] kavox envoyer un message personnel dit le 4/11/2009, 00:45

On prend les mêmes et on recommence
Malgré le nombre important de cartes blanches pertinentes et favorables au port du foulard, ce sont toujours les mêmes minorités militantes de l'interdiction du port du foulard qu'on retrouve sur ces sujets: Gloin, MCB, vicky2, avec parfois l'un ou l'autre multi-pseudo pour donner l'illusion d'une opinion partagée par un nombre important. Multi-pseudos qui se feront bannir tout aussi rapidement. C'est d'autant plus étonnant qu'à maintes reprises leurs pseudo arguments ont été confondus. Cette rhétorique n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle de double-pattes et patachon, les biens nommés Demelenne et Destexhe.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[57] SupermanAuSoir envoyer un message personnel dit le 2/11/2009, 19:44


Dans cette discussion, il n'y a pas ceux qui veulent "voiler" toutes les femmes et ceux qui veulent "dévoiler" toutes les femmes ; il y a ceux qui veulent dévoiler toutes les femmes et ceux qui veulent que chaque femme ait le choix de porter ou de ne pas porter de foulard.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[56] Gloin envoyer un message personnel dit le 2/11/2009, 14:34

[54] SupermanAuSoir
"En Belgique, les règles communes sont la Convention EDH, la Constitution, les décrets et les règlements.........Pour celles et ceux que cette diversité dérange, je suggère des vacances en Corée du Nord ou en Iran,".................... Exactement, et il me semble que quand le règlement ou le décret interdit le port du voile, là cela ne vous sied plus, et alors ce règlement ou décret devient liberticide. Mais pour vous paraphraser, si vous voulez vivre dans un pays où le voile est obligatoire, vous pouvez prendre des vacances en Arabie Saoudite. Là il vous sera loisible de le faire porter à votre femme et vos filles partout.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui1
  • Non0
  • 100%
  • 0%
[55] MCB envoyer un message personnel dit le 1/11/2009, 23:20


Et un point Godwin ! Non. Il n’y a rien d’étrange ni de bizarre. C’est très clair au contraire. Quand au « non indigène » notre état est accueillant. Malheureusement certains dépassent les limites. Ils exigent des règles discriminatoires d’un temps ancien. L’opposé de nos valeurs. La liberté individuelle leur est acquise mais devant respecter les règles communes. SupermanAuSoir, Où avez-vous lu qu’on avait le droit de pratiquer sa religion dans l’administration ? Et vous trouvez vraiment qu’il y a diversité avec les femmes habillées toutes pareilles avec un voile brun ou noir ? Il semblerait qu’elles sont déjà en Corée du Nord ou en Iran. Le plus curieux c’est l’exigence d’une liberté individuelle qu’elles ont déjà pour une sujétion commune. Le pire c’est que ceux et celles qui revendiquent cela ne semble pas s’apercevoir du ridicule de la situation. Dans quel but sont-ils et elles manipulé(e)s de la sorte ?

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[54] SupermanAuSoir envoyer un message personnel dit le 1/11/2009, 14:36


En Belgique, les règles communes sont la Convention EDH, la Constitution, les décrets et les règlements. Et ces règles communes consacrent le droit d'extérioriser sa conviction philosophique ou religieuse, que ce soit chez soi, en rue, à l'école, au travail ou dans une administration. Pour celles et ceux que cette diversité dérange, je suggère des vacances en Corée du Nord ou en Iran, où tout le monde est habillé de la même façon.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[53] hb1453 envoyer un message personnel dit le 1/11/2009, 13:06

@MCB
"Ce sont des personnes susceptibles d’en venir à des actes violents. Elles sont à surveiller étroitement." Chers lecteurs ennemis de la liberté, tous ce qui vous semble "étrange", "bizarre", "non indigène" est à proscrire et interdire sans retenue. Je pense à ce que les nazis disaient à propos des "non aryens"... qui étaient des dangers pour la société, à surveiller étroitement... On sait le résultat de ce genre de pensée totalitaire.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui3
  • Non0
  • 100%
  • 0%
[52] MCB envoyer un message personnel dit le 1/11/2009, 12:18


Bon sang, un tel acharnement pour exiger dans le publique ce signe religieux/politique d’autres états est impressionnant. Il est temps de se demander dans quel but. D’où la nécessaire méfiance. Revendiquer la « liberté » de porter cet étendard est déjà tout à fait libre sauf en ce qui concerne les règles communes. Si certain(e)s ne veulent absolument pas les respecter, c’est la preuve du rejet et peut-être jusqu’à la haine de la politique de notre société. Ce sont des personnes susceptibles d’en venir à des actes violents. Elles sont à surveiller étroitement.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non2
  • 0%
  • 100%
[51] TNR envoyer un message personnel dit le 31/10/2009, 01:13


Un épisode du bras de fer « orient-occident », avec à l’affiche des valeurs manipulées qui s’éventent entre elles, d’un côté comme de l’autre. Nos champions invoquent une liberté chargée de contradictions ; ils dévoilent des têtes et ils enchaînent l’opinion publique dans l’incapacité du respect des valeurs individuelles. Avec la proposition d’interdire, la stigmatisation est au rendez-vous au prochain tournant ; le contre-coup dans le bras de fer précité se pressent déjà… Toutefois, un revers général de la situation fait autant de peur que la désinformation dans ce cas : ce serait à la limite du paradoxe de lutter pour que des femmes puissent porter le voile si un jour on va fagoter de force les têtes de toutes celles qui ne le veulent pas.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
[50] MCB envoyer un message personnel dit le 30/10/2009, 16:15


La liberté d’extérioriser la conviction religieuse est respectée. Ceux qui veulent exposer leur appartenance à la religion le font sans interdiction. Par contre, il y a des limites à respecter par tous dans le publique, puisqu’il ne s’agit plus de religion mais de l’état. Règle de base de la séparation. Le fédéral est payé par tous. Ce qui est aussi le cas des religions. Les religions si différentes entr’elles se pratiquent dans le privé. Aucune n’est religion d’état. Aucune n’a à être exposé au sein du publique. Ce qui est en jeu ici c’est le respect des règles de base du vouloir irrespectueux de ces règles par des intégristes qui voudraient s’immiscer dans le pouvoir législatif. Si certains voulaient imposer un dogme particulier d’une religion ou/et d’une politique contraire aux règles de notre état, cela devrait être considéré comme du terrorisme.

Signaler un abus
  • Message constructif ?
  • Oui0
  • Non0
 
 

lire

?

recevoir la newsletter quotidienne gratuite