Un collectif de signataires, professeurs ou chercheurs d’université francophones et néerlandophones (1)
Le 8 décembre 2008, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé d’accélérer le processus de rehaussement des relations avec Israël dans le cadre de la Politique de voisinage. Contestable eu égard aux violations répétées du droit international par l’État israélien, cette décision apparaît encore plus inopportune à la lumière de la sanglante offensive lancée par son armée contre la bande de Gaza le 27 décembre dernier.
Nous condamnons fermement les tirs de roquette du Hamas contre des cibles civiles israéliennes. Cependant, outre le fait que ces tirs ne justifient en rien l’ampleur des pertes occasionnées parmi les civils palestiniens, ils ne sauraient occulter les lourdes responsabilités d’Israël dans le déclenchement de la crise actuelle. Pendant la trêve de six mois décrétée en juin 2008, Israël a maintenu un blocus désastreux pour l’économie de Gaza et poursuivi les exécutions extrajudiciaires (une cinquantaine au total) dans la bande et en Cisjordanie. De plus, cette dernière demeure démembrée par les check-points de l’armée d’occupation, tandis que les colons continuent à s’y implanter.
Le rehaussement des relations euro-israéliennes décidé le 8 décembre dernier fait fi du non-respect par Israël des termes d’un accord précédent entre les deux parties, qui insistait sur « le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques qui guident la politique interne et internationale des États concernés et constituent un élément essentiel de cet accord ».
Dans l’intervalle, pourtant, aucun progrès n’a été observé concernant les violations répétées par Israël de ses obligations juridiques internationales, qu’il s’agisse de l’occupation des territoires palestiniens conquis en 1967 et de l’annexion de Jérusalem-Est (condamnées par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU), de l’expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie (en violation de la IVe Convention de Genève de 1949), de la construction d’un mur de séparation érigé, pour partie, à l’intérieur de la Cisjordanie (tracé qui ne répond donc pas à des considérations sécuritaires), de la poursuite des exécutions extrajudiciaires, ou de nombreuses autres atteintes aux règles du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire.
Cela étant, nous appelons les autorités belges et de l’Union européenne à :
1. Se départir de leur posture dite « équidistante » en rappelant que le conflit n’oppose pas deux parties équivalentes mais un occupant et un occupé, et cela quels que soient les agissements de certains groupes armés palestiniens.
2. Faire l’inventaire de toutes les atteintes par Israël au droit international et, sur cette base, renoncer à tout rehaussement du partenariat avec cet État jusqu’à ce qu’il respecte ses engagements et obligations.
(1) Premiers signataires : Ivo Aertsen (KUL), Mateo Alaluf (ULB), Eric Balliu (Hogeschool Gent), Frédéric Bauden (ULg), Jaak Billiet (KUL), Sarah Bracke (KUL), Emmanuelle Bribosia (UCL), Yves Cartuyvels (FUSL), Souhail Chichah (ULB), Bert Cornillie (KUL), Olivier Corten (ULB), Eric David (ULB), Lieven De Cauter (KUL), Olivier De Schutter (UCL), Ignaas Devisch (U Gent), Karel Dobbelaere (KUL), Ruddy Doom (U Gent), François Dubuisson (ULB), Jan Dumolyn (Gent), Baudouin Dupret (CNRS-UCL), Luc Goossens (U Antwerpen), José Gotovitch (ULB), Mejed Hamzaoui (ULB), Dirk Jacobs (ULB), Dan Kaminski (UCL), Théodore Koutroubas (UCL), Rudi Laermans (KUL), Fred Louckx (VUB), Ural Manco (FUSL), Brigitte Maréchal (UCL), Philippe Mary (ULB), Francine Mestrum (U Gent), Freddy Mortier (U Gent), Carla Nagels (ULB), Stephan Parmentier (KUL), Koen Raes (U Gent), Pieter Saey (U Gent), Olivier Servais (UCL), Mark Swyngedouw (KUL), Jan Van Bavel (VUB), Luc Van Campenhoudt (FUSL).
En règle générale, j'observe que l'habitude de fustiger la pensée unique (dont, entre parenthèses, j'attends encore qu'on me la définisse)
Quelques extraits de Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Pens%C3%A9e_unique :
"Des groupes ayant chacun une pensée déterminée peuvent s'accuser mutuellement d'avoir une « pensée unique ». Il s'agit alors en fait d'une pensée de groupe.
L'expression est attribuée au journaliste Ignacio Ramonet, dans un éditorial de 1995 du Monde diplomatique[1]. Le terme évoquait et tournait alors en dérision le consensus national et européen en faveur de la monnaie unique[2]. Mais il semble que ce soit le philosophe Alain de Benoist qui ait forgé cette expression en 1993, dans un éditorial de la revue Éléments[3]. Par la suite, celle-ci a connu un certain succès, passant du rang de simple gimmick journalistique, puis de slogan politique caricatural, à celui de mème ou de sujet polémique et provocant. Elle possède en effet un avantage rhétorique qui consiste à renverser la charge de la preuve : au lieu d'avoir à développer une vision cohérente et de convaincre qu'elle peut être mise en œuvre de manière réaliste, on accuse l'adversaire d'être incapable de penser à une alternative à sa solution actuelle. De ce fait, il n'existe plus aujourd'hui « une seule » pensée unique mais plusieurs. Gustave Parking dit même dans une boutade : « Tout le monde est d'accord pour critiquer la pensée unique. »[4] Ce paradoxe s'explique par le fait que la pensée unique désigne alors la pensée d'un groupe de personnes.
Ainsi, la gauche et certains mouvements altermondialistes dénoncent une pensée unique « néo-libérale », tandis que les mouvements de droite dénoncent une pensée unique de gauche anti-libérale. "
Plus loin :
Ce terme est ainsi devenu un classique des groupes aux idées extrêmes[réf. nécessaire] (extrême droite, extrême gauche, libertariens), certains[réf. nécessaire] construisent ainsi de véritables théories de complot[réf. nécessaire] politico-médiatiques visant à les faire taire.
L'accusation de pensée unique est donc souvent utilisée pour fermer le débat, et, paradoxalement, pour imposer sa seule vision comme vraie, puisque toute les autres sont "issues de la pensée unique".
CITATION(jullzz @ 12/01/2009, 19:53)
Je pense que 1984 d'Orwell est la meilleure définition de la pensée unique, poussée à son extrème évidemment
La Guerre c'est la Paix La Liberté c'est L'Esclavage L'Ignorance c'est la Force
Le territoire Israélien sera celui que vous désirerez. Comme vous l’exigerez et quand vous le voudrez. Et loin de moi de vous croire ignorant. Que du contraire. Mais dites-moi, juste pour mon édification personnelle, est-ce cela que l'on appelle : "la pensée unique" ? Sinon, je vous prie de bien vouloir accepter mon agréation anticipative pour tout ce que vous pourriez encore nous écrire au sujet de feu la Palestine.
En règle générale, la pensée unique est un concept développé plutôt à l'extrême droite (encore que l'extrême gauche aime aussi l'invoquer). Parmi les points du vue condamnés par les adversaires de la pensée unique, figure celui qui consiste à considérer que les négationnistes de la shoah sont des menteurs.
En règle générale, j'observe que l'habitude de fustiger la pensée unique (dont, entre parenthèses, j'attends encore qu'on me la définisse) est bien ancrée chez tous ceux qui ne supportent pas la contradiction. Bref, personne n'a réellement l'usage absolu de ce concept. Et tout bien considéré, dans le conflit israélo-palestinien on peut trouver des quantités égales de "pensée unique" des deux côtés.
Ce qui est toutefois étrange, c'est que nonobstant les énormes quantités (à supposer que la pensée soit quantifiable) de "pensée unique" qu'on peut trouver de part et d'autre, il ne s'agit pas de la même "pensée unique". Ainsi, la pensée unique qu'on trouve côté palestinien n'a que peu de points communs avec la pensée unique que l'on trouve côté israélien. Plus surprenant encore, si on considère le côté israélien, on va trouver plusieurs pensées uniques différentes qui, assez régulièrement, s'opposent entre elles. La même découverte peut être faite du côté palestinien.
Ces singulières découvertes ne devraient-elles pas nous amener à le seule conclusion logique en ce cas, à savoir que la pensée unique est un concept qui ne recouvre rien du tout et n'existe tout simplement pas.
Sauf erreur de ma part, les roquettes palestiniennes sont tembées sur au moins deux villes israéliennes qui ne sont pas des colonies.
Mais, afin de permettre aux ignorants que nous sommes de nous représenter clairement la situation, je ne doute pas que vous aurez l'infinie bonté, dans votre sagesse, de nous fournir une carte présentant clairement ce qui, selon vous, constitue le territoire israélien et ce qui n'en fait pas partie.
Le territoire Israélien sera celui que vous désirerez. Comme vous l’exigerez et quand vous le voudrez. Et loin de moi de vous croire ignorant. Que du contraire. Mais dites-moi, juste pour mon édification personnelle, est-ce cela que l'on appelle : "la pensée unique" ? Sinon, je vous prie de bien vouloir accepter mon agréation anticipative pour tout ce que vous pourriez encore nous écrire au sujet de feu la Palestine.
Ah oui, c'est vrai ! Il n'y a pas de colons en Palestine. Je vous prie de bien vouloir m'excusez de relayer, ainsi, le discours simpliste des antisionistes primaires de la planète (aussi cons que fort nombreux). Quelle folie, n'est-il pas ? Vous avez tout à fait raison de me remettre sur les bons rails. Merci à vous !
Sauf erreur de ma part, les roquettes palestiniennes sont tembées sur au moins deux villes israéliennes qui ne sont pas des colonies.
Mais, afin de permettre aux ignorants que nous sommes de nous représenter clairement la situation, je ne doute pas que vous aurez l'infinie bonté, dans votre sagesse, de nous fournir une carte présentant clairement ce qui, selon vous, constitue le territoire israélien et ce qui n'en fait pas partie.
Ah oui, c'est vrai ! Il n'y a pas de colons en Palestine. Je vous prie de bien vouloir m'excusez de relayer, ainsi, le discours simpliste des antisionistes primaires de la planète (aussi cons que fort nombreux). Quelle folie, n'est-il pas ? Vous avez tout à fait raison de me remettre sur les bons rails. Merci à vous !
Ils ne le sont pas. Tout comme il serait totalement inacceptable de permettre à un peuple sous occupation (depuis 41 ans, tout de même) de s'armer réllement ou de botter le cul à des colons (qui par définition, ne sont pas chez eux). Là, encore, vous avez tout à fait raison. Ca ne vous lasse pas à la longue ?
Et pourquoi faudrait-il les passer sous silence? En quoi ces tirs sont-ils acceptables?
Ils ne le sont pas. Tout comme il serait totalement inacceptable de permettre à un peuple sous occupation (depuis 41 ans, tout de même) de s'armer réllement ou de botter le cul à des colons (qui par définition, ne sont pas chez eux). Là, encore, vous avez tout à fait raison. Ca ne vous lasse pas à la longue ?
Bien sûr mais... Ce qui n'aurait pas été plus mal, c'est :1. d'avoir le courage de ne pas mettre en préambule qu'on condamne "fermement les tirs de roquette du Hamas contre des cibles civiles israéliennes". Ce n'est pas le propos.
Et pourquoi faudrait-il les passer sous silence? En quoi ces tirs sont-ils acceptables?
Bien sûr mais... Ce qui n'aurait pas été plus mal, c'est :1. d'avoir le courage de ne pas mettre en préambule qu'on condamne "fermement les tirs de roquette du Hamas contre des cibles civiles israéliennes". Ce n'est pas le propos. Voir, par exemple, ici même, l'édito de JUREK KUCZKIEWICZ d'aujourd'hui ( www.lesoir.be/forum/editos/gaza-folie-collective-et-2009-01-12-680796.shtml )2. de ne pas se contenter de contester le "rehaussement" des relations avec Israël mais de prôner le fameux BDS : Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Voir par exemple : NAOMI KLEIN, "Israel : Boycott, Divest, Sanction" ( www.thenation.com/doc/20090126/klein )