PIERRE-HENRI THOMAS

Bourse : Et si on changeait de modèle ?

mercredi 23 janvier 2008, 06:50

Que nous apprend la crise financière d’aujourd’hui ?

Deux choses. D’abord, qu’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Depuis des années, les revenus des actionnaires augmentent davantage que ceux des salariés. Que ce soit en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, le partage des richesses n’est pas équitable. Les entreprises ont été poussées, par les actionnaires, à gagner toujours davantage, sabrant dans les coûts, poussant les ventes, modérant les salaires.

Pour faire tourner la machine, on a donc incité les ménages à s’endetter. Les Américains les plus faibles ont eu accès à des crédits qui se révèlent aujourd’hui explosifs. Et même chez nous, où on est traditionnellement plus prudents, les crédits à la consommation et les emprunts hypothécaires ont fameusement augmenté ces cinq dernières années.

Ce modèle n’est pas durable. On ne peut forcer les consommateurs à s’endetter toujours plus sans augmenter réellement leur pouvoir d ’achat. Les actionnaires (et le management de sociétés) doivent être moins goulus s’ils ne veulent pas casser la machine.

L’autre leçon, c’est que les banques doivent repenser leur métier. Cette crise du crédit se double en effet d’une profonde crise financière. Son origine est la modification du modèle financier ces dernières années. Les banques ont abandonné leur rôle d’intermédiaires. Avant, elles accueillaient les dépôts des épargnants pour les reprêter aux entreprises qui investissent ou aux ménages qui consomment. Elles sont devenues aujourd’hui des entremetteuses, habillant ces crédits pour s’en débarrasser auprès d’autres investisseurs, allant même jusqu’à sponsoriser des sociétés et des fonds pour absorber ces produits bizarres et dangereux. Elles ont ignoré ce qui était la base de leur métier : comprendre et gérer les risques. Mais la réalité se venge. Et il faut aujourd’hui « changer de modèle ». A l’image des industries qui sont amenées à créer des produits durables, les services financiers aussi doivent se caractériser par un certain respect de la société, du long terme et de l’équité.

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[12] laibert envoyer un message personnel dit le 24/01/2008, 15:08

Cause toujours...
... tu m'intéresses...A chaque "crise" boursière, on en revient aux mêmes éditos et discours... Mais comme à chaque fois le "machin" retombe sur ses pattes et se remet en marche - avec certes sans doute des gens encore plus riches et d'autres qui se sont fait avoir - "on y pense et puis on oublie" jusqu'au prochain tremblement boursier...Tant que le "bidule" continuera à en enrichir quelques uns tout en laissant quelques miettes aux autres, on n'y changera rien...

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[11] grosminet envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 21:03

depuis quand les banques
se soucieraient elles du pauvre?????? c nouveau ca ;;; on ne prète qu aux riches hein ;;;

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[10] HenriJMM envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 17:13

[8] Alain Bruxelles
Le problème est que les banques, du moins certaines banques américaines, sont elle-même devenues des joueurs de lotto qui croient que tous les numéros sont gagnants et donc sont elle-memes des actionnaires, mais sans aucun souci de l''entreprise.

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[9] Pierre Lauwers envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 16:23

La crise du modèle actuel est déjà annoncée et détaillée ici:

http://www.mlwerke.de/me/me23/me23_000.htm

(l'ensemble des liens= texte intégral première partie, les II et III
sont dispos via la page d'acceuil)

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[8] Alain Bruxelles envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 14:38

Quel rapport avec la Bourse
Je ne voit pas de rapport entre cet édito et la bourse. L'édito parle des problèmes de financement comme si les actionnaires en étaient la cause (alors que ce sont les banquiers avant tout qui veulent du bénéfice entre les fonds empruntés des investisseurs et ceux prétés aux consommateurs. par contre je n'y voit aucune trace du fait que les échanges financiers représentent plusieurs dizaines de fois les échanges économiques et sont les véritables cause de tout cela. la bourse est normalement l'acaht et la vente de morceaux de copropriétés et rien de plus. La valeur des entreprises n'augmentent ni ne chutent brusquement sauf découverte exceptionnelle ou accident. Le smouivements violents de la Bourse sont dus à des personnes qui confondent actions et billet de loto et panique aux annonces de quelques personnes bien placées. l'édito est muet sur tout cela

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[7] HenriJMM envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 13:40

[6] DAXFUT
"on a donc incité" et "On ne peut forcer", c'est bien ce qu'il dit - L'éditorialiste parle des subprime loans, mais je suis d'accord avec le fait que l'éducation serait une solution, si l'inventivité des financiers ne leur permettaient pas de créer des systèmes où des dettes deviennent des outils de financement sans garantie de remboursement.

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[6] DAXFUT envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 12:15

bourse
ceux qui affirment que la bourse est une lotterie n'ont visiblement pas compris grand chose au marché. Quant au modèle, "forcer les consommateurs a s'endetter tj plus", que je sache personne ne force personne, si qqn s'endette, c'est DE SON PLEIN GRE. Peut etre il faudrait eduquer + les gens avant de critiquer le marché.

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[5] HenriJMM envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 11:53

[1] Philippe Muray
Au cas ou vous ne sauriez pas de quoi il est question dans l'édito, on parle des USA. Qui sont comme chacun sait, les rois de l'imposition étatique à outrance

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[4] Lanfeust envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 11:50


citation: empêche l'épanouissement de l'Homme? D'un homme en particulier ou de la société humaine en général? L'individualisme ou le collectivisme? Le raisonnement de l'individualisme poussé à fond ne peut mener à rien de concret, car vivre seul et en autarcie est très difficile. A l'autre extrême, le collectivisme poussé à fond mène à une société de type fourmillière où l'individu n'a aucune valeur. L'équilibre entre ces deux positions est délicat mais nécessaire pour la survie tant de l'homme et de l'Homme.

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[3] Pierre Lauwers envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 11:22

"Opposer les intérêts des salariés et ceux du capital est archaïque et néfaste pour ces deux catégories."
(Citation)
Alors pourquoi les délocalisations et les restructurations ?
C'est dans l'intérêt des salariés?

"Affirmer ce genre de raisonnement nie le fait qu'une bonne partie du capital provient de l'épargne des salariés"
(Citation)
Quels salariés ?
Les cadres supérieurs qui reçoivent des bonus et des stock-options ?
Croyez-vous que les autres épargnent plus que des clopinettes ?

"ignore la nécessité du capital pour créer des emplois"
(Citation)
Si on admet l'égalité Capital= ressources, à qui revient les décisions
pour leur utilisation?

" et fait comme si ces "deux mondes" étaient étrangers l'un à l'autre"
(Citation)
A qui la faute ? Qui restructure, délocalise, et se met toute la population
à dos ?

" le rôle confiscatoire, spoliateur et illégitime de l'Etat"
(Citation)
Mais alors quel est, selon vous, le Pouvoir légitime ?
L'argent ?

" La première atteinte à la richesse des ménages est l'impôt au sens large"
(Citation)
A quoi servirait un revenu plus élevé aux ménages s'il n'y a pas de routes,
pas d'écoles, pas de soins de santé et pas de police ?
A acheter des Kalachnikovs pour tenter de se défendre ?

" Il nourrit une classe de parasites, qui jouit d'une rente en bénéficiant d'un régime exorbitant car exempt de risque et vide de valeur ajoutée, le tout sous prétexte d'une solidarité avec les plus démunis. Quel cynisme !La vie est un risque permanEnt."
(Citation)

Je ne sais pas trop de quel côté se trouve le cynisme. En ce qui concerne le risque inhérent à la vie, il ne semble pas du goût de ceux qui se font payer des parachutes dorés, indépendamment de leurs résultats.

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[2] M-C B. envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 10:42

La Bourse !
Ce n'est en fait qu'une entreprise virtuelle sur les entreprises réelles.
Ce sont surtout des meneurs qui ne sont en réalité que des flambeurs. Des gens qui ont la passion du risque pour le risque mais qui entraînent ceux qui ne veulent pas jouer quand ils chutent, (leurs gains éventuels, ils ne les partagent pas).
Ces meneurs sont des malades !!!!!!!!!!!!!!!!! Des dépendants du jeu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est une loterie mondiale !!!!!!!!!!!!!!!

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[1] Philippe Muray envoyer un message personnel dit le 23/01/2008, 10:22

Manichéen
Le simplisme de votre raisonnement est effarant. Opposer les intérêts des salariés et ceux du capital est archaïque et néfaste pour ces deux catégories. Affirmer ce genre de raisonnement nie le fait qu'une bonne partie du capital provient de l'épargne des salariés, ignore la nécessité du capital pour créer des emplois et fait comme si ces "deux mondes" étaient étrangers l'un à l'autre.Mettre en exergue cette opposition en omettant le rôle confiscatoire, spoliateur et illégitime de l'Etat dans la faiblesse du pouvoir d'achat relève de la propagande. La première atteinte à la richesse des ménages est l'impôt au sens large. Il nourrit une classe de parasites, qui jouit d'une rente en bénéficiant d'un régime exorbitant car exempt de risque et vide de valeur ajoutée, le tout sous prétexte d'une solidarité avec les plus démunis. Quel cynisme !La vie est un risque permanant. Ne pas l'assumer relève de la pensée magique, est infantilisant et empêche l'épanouissement de l'Homme.

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