Assassin’s Creed 2 fait converger Histoire et jeu vidéo

Rédaction en ligne

samedi 21 novembre 2009, 17:28

Assassin’s Creed 2, nouvel épisode de la licence phare d’Ubisoft qui mélange Histoire et fiction, sort cette semaine en Europe et aux Etats-Unis et fait figure de vaisseau-amiral de la stratégie de convergence des médias de l’éditeur français de jeux vidéo.

Assassin’s Creed 2 fait converger Histoire et jeu vidéo

AFP

Écoulé à quelque huit millions d’exemplaires depuis son lancement en novembre 2007, le premier épisode de la série était centré sur les Croisades et suivait les aventures d’Altaïr, un membre de la secte des Assassins, sur fond de guerre secrète contre les Templiers.

Dans ce nouvel opus, disponible depuis mardi en Amérique du Nord et jeudi en Europe sur Playstation 3 et Xbox 360, le joueur incarne Ezio, un descendant d’Altaïr qui va tenter de se venger de ceux qui ont trahi sa famille en pleine Renaissance italienne.

Assassin’s Creed s’était fait remarquer par sa capacité à jouer avec l’Histoire en faisant intervenir des personnages ayant réellement existé comme Richard Ier d’Angleterre sur fond de fiction. La formule a été reprise dans cette suite : le joueur peut rencontrer au cours de sa progression Léonard de Vinci, qui met à sa disposition ses inventions comme sa machine à voler, ou Laurent de Médicis.

« Nous avons travaillé avec des historiens mais cela ne nous empêche pas de prendre quelques libertés par rapport à la réalité », explique Patrice Désilets, directeur créatif au sein du studio Ubisoft Montréal qui réalise le jeu.

« Par exemple, tout le monde sait ce qu’a fait Léonard de Vinci au cours de sa vie mais, à l’époque où se déroule Assassin’s Creed 2, au XVe siècle, il est encore un jeune inventeur dont l’une des principales préoccupations est de savoir s’il sera un jour connu », ajoute-t-il.

Des mécaniques de jeu inchangées ?

Les villes parcourues par Ezio, Florence et Venise notamment, permettent de retrouver des lieux emblématiques comme la place Saint-Marc ou le Ponte Vecchio tels qu’ils étaient à l’époque. Le pont du Rialto est ainsi fait en bois puisque sa version actuelle en pierre date du XVIe siècle.

La mécanique du jeu est restée la même et fait la part belle à l’infiltration, à l’escalade et aux combats à l’arme blanche. Cette suite ajoute néanmoins de la variété dans les situations de jeu, alors que le volet précédent avait fait l’objet de critiques concernant sa répétitivité.

« Assassin’s Creed avait une structure très visible : le joueur devait assassiner un ennemi, il préparait son attaque et il tuait sa cible. Avec cette suite, nous avons voulu rendre les missions imprévisibles et des rebondissements peuvent survenir à tout instant. Cela renforce la cohérence de l’univers du jeu », confie son producteur Sébastien Puel.

Cet univers, Ubisoft a également fait en sorte de l’étoffer en ne le limitant pas uniquement à des jeux vidéo.

« Une expérience globale »

L’histoire d’Assassin’s Creed a ainsi été déclinée sous la forme de trois courts-métrages par le studio Hybride, à l’origine des effets spéciaux des films 300 et Sin City, et l’équipe de développement numérique de l’éditeur français. Une bande-dessinée a également vu le jour et Ubisoft a pour l’occasion créé sa propre maison d’édition, « Les deux royaumes ».

« Notre souhait est d’étendre nos licences de jeux vidéo et les proposer sur d’autres supports pour fournir une expérience globale à un vaste public et pas seulement aux joueurs », résume Yannis Mallat, PDG d’Ubisoft Montréal.

Cette stratégie de convergence a vocation à être répétée à l’avenir et l’éditeur a ainsi d’ores et déjà annoncé que son jeu d’action Far Cry aurait lui aussi droit à son court-métrage.

(afp)

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[3] flying_fox envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 14:07

@Fredpte2
Ultra répétitif, le premier, certes. Mais ce second épisode s'annonce bien plus varié! Merci Le Soir pour cet article rigoureux.

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[2] Fredpte2 envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 02:40


Le premier Opus était ultra répétitif...je ne l'ai même pas fini tellement ça devenait lassant...J'espère que celui-ci sera moins linéaire, répétitif et que la latitude/liberté du personnage sera plus grande...Cependant, j'attendrais que son prix soit à 20 - 30 € avant de l'acheter c'est certain!

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[1] GrosGuy envoyer un message personnel dit le 22/11/2009, 00:14

Merci LeSoir
C'est agréable de pouvoir enfin lire dans un journal un article concernant le jeu vidéo qui ne soit ni démago, ni incendiaire. Merci !

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