Zara accusé de travail forcé au Brésil
Rédaction en ligne
vendredi 19 août 2011, 12:58
Une enquête a été ouverte au Brésil sur les fournisseurs de la marque espagnole, accusés d’employer des ouvriers clandestins dans des conditions de travail proches de l’esclavage.
©AFP
La marque espagnole de vêtements Zara est accusée d’employer des travailleurs dans des conditions proches de celles de l’esclavage dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est du Brésil) et fait l’objet d’une enquête, a indiqué mercredi un porte-parole de l’Inspection du travail à l’AFP.
L’enquête du parquet a débuté en mai à Americana, à 130 km de Sao Paulo. Là, cinquante-deux Boliviens qui travaillaient au noir dans des conditions insalubres ont été trouvés.
Pendant l’enquête, « des vêtements de la marque Zara ont été trouvés et confisqués », a souligné le porte-parole en précisant que Zara sous-traitait les services de l’entreprise brésilienne Rhodes qui à son tour « sous-traitait plusieurs ateliers clandestins » de couture.
Les Boliviens « travaillaient 14 heures par jour en moyenne dans des conditions dégradantes », a précisé le porte-parole à l’AFP.
A l’étage du dessus, se trouvaient les logements des travailleurs où les conditions d’hygiène étaient très précaires.
Deux autres ateliers qui confectionnaient des vêtements Zara ont été découverts dans la capitale pauliste.
L’ONG reporter Brasil a diffusé mercredi un communiqué selon lequel fin juillet 15 personnes avaient été libérées du travail forcé dans ces installations.
L’espagnol Inditex, premier vendeur au monde de vêtements grâce à la marque Zara, a reconnu les irrégularités mercredi dans un communiqué que la presse brésilienne a diffusé.
Inditex exige que « le fournisseur responsable de la sous-traitance non autorisée régularise la situation immédiatement ».
Le ministère du Travail a indiqué avoir déjà infligé 52 amendes à Zara pour diverses irrégularités.
AFP
Vos réactions
Voir toutes les réactions| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 0 0 NON | |
|
|||
conditions dégradantes et indignes, c'est évident mais que peut leur proposer en échange leur gouvernement ? la mendicité, le traffic de drogue, la délinquence ? Si ces conditions sont ignobles (et je trouve perso cela scandaleux) on a toujours tendance à tout analyser avec nos yeux d'européesn habitués aux allocations et supports sociaux de tout bords. Lorsque rien n'existe pour certaines personnes, ce qui nous parait scandaleux est peut-être pour eux une chance de survie !!!
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 1 0 NON | |
|
|||
Et ici les néo-marxistes font l'une grève après l'autre parce que l'on veut rediscuter l'indexation automatique des salaires afin de sauvegarder notre compétitivité au niveau des pays environnants. Qu'est-ce que les gens pensent? Qu'ils doivent recevoir toujours plus et plus, même en temps de crise?
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 1 0 NON | |
|
|||
Ça fait du bruit parce, malgré ce qu'on pourrait croire, ce type de travail-esclave est plutôt rare en Amérique du Sud. Alors qu'en asie, c'est la règle et on n'en dit plus rien. Tout le monde sous-traite pour se laver les mains et puis voilà ce qui arrive...
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 1 0 NON | |
|
|||
Cool... Pourtant cela n'empechera pas de continuer à être dans le top, les gens s'en foutent complètement, c'est triste.
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 1 0 NON | |
|
|||






















dememe: vous avez tout à fait raison. L'analyse faite par la presse brésilienne fait état de boliviens venant travailler au noir au Brésil, un peu comme les mexicains qui vont faire la même chose aux USA ou les maghrébins en Europe: ils veulent ramener de l'argent au pays. Et ils y arrivent. Certains pour enfin commencer des études, d'autres pour subvenir aux besoins de leur famille. Les conditions de travail sont "en-dessous des standards" par la seule condition de travail au noir. Parfois les conditions de travail sont encore pire et on peut parler de quasi esclavage. Mais ça reste très rare.