Le plaisir de conduire un roadster

OLIVIER MALOTEAUX

vendredi 10 février 2012, 11:55

La Mini adopte l'esprit roadster. Au programme : deux sièges, une fine toile et un châssis aiguisé. Moins pratique que le cabrio, le roadster est aussi un peu moins… cher.

Le plaisir de conduire un roadster

Simple mais pas dépouillée, la Mini Roadster est une voiture-plaisir © D R

La famille Mini s'élargit. En attendant l'imminente version Countryman à 3 portes (typée coupé surélevé), on trouve actuellement dans la gamme les Mini Hatch et Cabrio, le break Clubman, le petit SUV Countryman, le récent coupé deux places et cette nouvelle version roadster, qui nous arrive au cœur de l'hiver.

Mini Roadster

Cabriolet, 2 portes/2 places

Long. : 3,73 m ; larg. 1,68 m ; haut. 1,39 m ; coffre : 240 l ; poids : de 1.120 kg à 1.290 kg.

Moteurs: essence : Cooper (1.598 cc, 115 ou 122 ch, 5,7 l/100 km, 133 g/km de CO2), Cooper S (1.598 cc turbo, 163 ou 184 ch, 6 l, 139 g), John Cooper Works (1.598 cc turbo, 211 ch, 7,3 l, 169 g) ; diesel : Cooper SD (1.995 cc turbo, 136 ou 143 ch, 4,5 l, 118 g).

Boîte : manuelle 6 rapports (Stop & Start) ou automatique 6 rapports.

Prix : 22.950 euros (Cooper), 28.250 euros (Cooper S), 29.250 euros (Cooper SD), 33.750 euros (JCW).

Bien vu

Personnalité esthétique

Comportement efficace et joueur

Coffre volumineux

A revoir

Amortissement trop ferme

Prix élevé dans l'absolu

Beaucoup d'équipements optionnels

Techniquement, ce modèle dérive du Cabrio. Il en reprend les dessous rigidifiés, mais perd ses deux places arrière, tandis que le pare-brise est plus incliné (+ 13 degrés) et que la capote souple pointe trois centimètres plus bas.

L'ensemble donne au roadster un air plus râblé et moins féminin que celui du Cabrio. Une Mini d'homme, diront certains, d'autant que la capote s'ouvre désormais à la force des bras. Un seul suffit pour effectuer la manœuvre depuis le siège conducteur. Et que les plus douillets se rassurent : un système semiautomatique sera proposé en option au printemps.

Nous n'avons pas attendu les beaux jours pour goûter aux joies du plein air. Nous nous sommes découverts d'une toile à défaut d'un fil. Ce roadster abrite bien ses passagers, qui ne subissent pas les bourrasques mais profitent de la juste dose de vent, grâce notamment au filet anti-remous (facturé 215 euros), fixé entre les arceaux de sécurité. Dans l'habitacle, on retrouve le gros compteur central rond et les interrupteurs à basculeur : l'ambiance est typiquement Mini.

Le comportement aussi : un brin plus léger (environ 45 kg) que le cabrio, ce roadster saute d'un virage à l'autre avec une étonnante agilité, bien aidé par une coque très rigide, qui jamais ne tremble ni ne se tord. Le petit volant guide les roues avec précision et les limites du châssis sont facilement perceptibles. Un aileron actif se déploie également au-dessus de 80 km/h, pour mieux plaquer l'engin au sol (+ 40 kg d'appui).

Les moteurs impriment le rythme, surtout celui de la Cooper S : ce 1.6 litre turbo à injection directe d'essence délivre 163 ou 184 ch et 240 Nm de couple, disponibles en continu de 1.600 et 5.000 tr/mn. Le 0 à 100 km/h est bouclé en 7 secondes (184 ch) et l'échappement intègre un résonateur qui lui donne un ton rauque et pétarade au lâcher de gaz. Bref, plaisir et efficacité sont au rendez-vous… tant que le revêtement est bien lisse. Car quand le bitume se creuse, le roadster sautille et nous tasse les vertèbres. Comme sur toutes les Mini, la fermeté de l'amortissement est en effet caricaturale.

Côté coffre, le roadster prend théoriquement les devants par rapport au Cabrio (240 l contre 170). Mais ce dernier compte deux (petites…) places de plus et reprend la tête lorsque sa banquette est rabattue (660 l de coffre). Ceci dit, ce n'est pas sur ses aspects pratiques qu'il faut juger la Mini Roadster. Cette voiture mise tout sur le style et le plaisir de conduire. A ce niveau, elle répond aux attentes. Et elle coûte 950 euros de moins que le cabrio. Certes, ça fait toujours fort cher le mètre carré habitable, mais dans ce créneau de prix, les roadsters sont rares…

Le roadster abordable, une race en voie d'extinction

Une biplace décapotable, stylée, pas trop chère, pas trop puissante mais sportive car légère ; tel est le concept du roadster abordable, qui a été popularisé par les constructeurs italiens et anglais dans les années 50 et 60 (Alfa Romeo Giulietta, MG Midget et A, Triumph Spitfire, Lotus Elan, etc.). Le principe a été relancé dans les années 90, sous l'impulsion de Mazda, avec sa fameuse MX-5.

Que reste-t-il aujourd'hui de cette vague ? A vrai dire plus grand-chose. On trouve certes toujours de nombreux roadsters premiums (Audi TT, BMW Z4, Lotus Elise, Mercedes SLK, Nissan 370Z, Porsche Boxster), voire très exclusifs (Aston Martin, Audi R8, Corvette, Ferrari, Lamborghini, Mercedes SL), mais les prix s'échelonnent de 33.000 à largement plus de 100.000 euros et les puissances deviennent vite pharaoniques.

Des cabrios biplaces à l'instinct sportif coûtant moins de 25.000 euros, on n'en compte plus que trois : la Mazda MX-5 (à partir de 23.550 euros), la nouvelle Mini Roadster et la Renault Wind (à partir de 17.450 euros). La Mazda est celle qui reste la plus fidèle au principe originel, grâce à son architecture de propulsion, les Mini et Renault étant des tractions. Ces voitures-plaisir se comptent donc désormais sur les doigts d'une main.

Ces modèles sont pourtant bien adaptés à notre époque : ils offrent beaucoup de sensations de conduite dès les plus basses vitesses et consomment peu, grâce à leur légèreté. Le tout sans rogner sur la sécurité (airbags, ABS voire ESP sont de série). Des sportives modernes et civiques, en somme…

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Quelques règles de bonne conduite avant de réagir
[7] Alfa dit le 13/02/2012, 10:16

@Lel Il ne faut pas prendre les gens pour plus lobotomisés qu'ils ne le sont. Dès que le mazout ne sera plus fiscalement si avantageux, les gens feront leurs calculs et reviendront à l'essence. Particulièrement pour ce genre de véhicule qui met en avant la plaisir de conduite sur peu de km parcourus annuellement.

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[6] JCCO dit le 12/02/2012, 19:58

@ 4 - Lel, depuis la fin des primes, le diesel, surtout sur ce genre de voitures, n'est plus avantageux sauf si vous roulez beaucoup ou bien que vous avez une voiture de société...quoi que cela va évoluer aussi de ce coté là..quand certains gestionnaires de flotte recommenceront leurs petits calculs...et certains d'entre eux sont aussi réactifs qu'un tracteur agricole des années 60

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[5] Debrol dit le 12/02/2012, 19:31

Un peu de bon sens... A quand une mini au lpg ou au GN... Le diesel est un poison lent mais implacable... C'est un non-sens que de sortir encore ce type de motorisation alors que ces voitures sont destinées à faire peu de km's.

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[4] Lel dit le 12/02/2012, 16:28

"il suffit de prendre la version essence"... Pas très malin, comme réflexion: quel version va selon vous avoir le plus de succès: le diesel bien sûr! Tellement les gens sont lobotomisés avec les soi-disant "avantages" de ce carburant nauséabond et dangereux. A quand une vaste campagne d'info sur les dangers pour la santé et le manque de rentabilité pour les petits rouleurs? Mais non, les lobbys et le fric font en sorte que cela n'arrive pas.

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[3] Lel dit le 12/02/2012, 16:21

Et il y en a toujours qui ne peuvent s'empêcher d'insulter les autres dès qu'ils ne sont pas d'accord avec eux. Lamentable!

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