Eric de Beukelaer: «Le jour où un déséquilibré ‘butera un curé’, il sera trop tard»

Andrea Di Nicola (st.)
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Le 3 avril sortait dans nos salles «Au nom du fils» le dernier film de Vincent Lannoo. Cependant pour Eric de Beukelaer, doyen du doyenné Liège rive-gauche (centre-ville), la promotion du film incite à la haine.

Dans une tribune publiée sur son propre blog, Eric de Beukelaer s’interroge ouvertement sur la promotion du film du réalisateur Belge Vincent Lannoo. «Je n’irai pas voir ce film, mais – sur le principe – je n’ai rien à redire.». Si l’abbé de Liège ne remet pas en cause le thème abordé, il s’interroge sur la campagne de promotion autour de celui-ci. Selon lui, l’équipe promotionnelle du film incite à la «(cyber)haine» et continue à enflammer le débat sur l’église catholique Belge.

En témoigne, selon lui, une vidéo de promotion dans laquelle on interroge des gens qui viennent de voir le film. «Ce qui dérange», regrette Eric De Beukelaer, «c’est que cette vidéo se conclut par la provocation d’un spectateur: «Je crois que je vais aller buter un Curé». Et que, sur son site Facebook, la production salue la remarque par ces mots: «Mention spéciale pour la dernière phrase de la vidéo» (…) ici une ligne rouge est franchie».

«Il est un peu court de s’en tirer en disant: «Lol, c’était pour rire!»», poursuit-il. «Le jour où un déséquilibré prend une arme et «bute un Curé» – il sera trop tard de s’en étonner au cours de doctes débats télévisés dominicaux». Il conclut sa tribune en réclamant le même droit pour tous les citoyens, en ce compris les curés.

Pour rappel, le film de Vincent Lannoo raconte comment une femme de foi devient suite au viol de son fils, une meurtrière sans scrupule. Dans un pays directement touché par la pédophilie au sein du clergé son film n’a pas laissé la critique indifférente. Selon Vincent Lannoo, c’était le but premier du film: «Je me suis lancé dans ce projet pour tenter de rompre le silence des porteurs de bonnes paroles», expliquait-il à la sortie d’«Au nom du fils».

«Au nom du fils» est un film qui heurte, qui dérange. À travers notamment le personnage de la mère (Astrid Whettnall) on comprend la dur réalité de la pédophilie. Avec ce film tourné à la manière d’un Tarantino, Lannoo essaye d’aborder le mutisme religieux et de ses conséquences. Que l’on aime ou que l’on déteste «Au nom du fils» aura le mérite de ne laisser personne indifférent.

Vos réactions

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26. PROGRESSIVE dit le 15/05/2013, 12:07

22bananasplit Non, Monsieur, c'est un rien plus profond: les bouffeurs d'obscurantismes! Ce n'est pas de l'intolérance, c'est du courage, intellectuel, d'abord, tout court ensuite: les religions ne doivent leur existence qu'à la lâcheté humaine, effrayée, terrorisée, inconsciemment ou non, par l'idée de la mort, et par l'intelligence malsaine d'autres, qui ont réussi à financer, sans scrupules, la bêtise des premiers! Conclusion: guerres, massacres, pillages, gaspillages, débilités en tout genre, dont le créationnisme atteint probablement le fond, et... déviances sexuelles, à force de vouloir NIER la Nature; le reste: du vent et de la mauvaise...foi!

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25. cherpay dit le 14/05/2013, 17:38

17.22.Lidju & Eddy Votre statistique ne vaut pas grand'chose,Il y a plus d'hommes mariés que de Prêtres.Il faudrait faire des moyennes et pondérer la statistique.Préservez-nous des généralités incertaines!

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24. Eddy01 dit le 14/05/2013, 15:11

Bravo M. De Beukelaere Vous êtes connu comme une personne qui dit les choses avec clarté et conviction. Je vous rejoins dans l'ensemble de votre analyse. Aussi d'accord avec Lidju commentataire précédant, n°17: La majorité des pédophiles sont des hommes mariés.

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23. Lidju dit le 14/05/2013, 15:10

@20. bananasplit Le respect n'est pas quelque chose qu'on a à la naissance, il se gagne

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22. bananasplit dit le 14/05/2013, 15:03

Pour moi, les bouffeurs de curé et les bouffeurs de musulmans sont à mettre dans un même sac. Haine, intolérance, préjugés, clichés à deux balles et manque de respect total.

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