n' an?tiSSe ! C'est la nouvelle orthographe ?
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MICHAEL CHALKLIN
mardi 06 juillet 2010, 10:28
Lintérêt des découvertes faites lors du chantier de fouilles préventives, entre lhôtel de ville et le palais de justice, justifie deux journées portes ouvertes, les dimanches 11 juillet et 15 août Rendez-vou
Vous maintenez l'équipe sur le site pendant dix ans, elle sera toujours au travail. » Le directeur de l'archéologie en Région wallonne, Jean Plumier, a par cette image relaté, lundi au Musée communal de Nivelles, l'intérêt extraordinaire que représentent les fouilles menées sur la Grand-Place. Mais les travaux d'aménagement touchent à leur fin. Ils reprendront le 16 août si le Conseil d'État n'annule pas le permis d'ici là. Les archéologues poursuivront leurs fouilles préventives jusqu'à la fin août. Leur boulot de fourmi sur le site sera terminé à la mi-novembre. Il se poursuivra en laboratoire. Un groupe de travail sera constitué dès mercredi avec la venue en Belgique d'un professeur très réputé d'Auxerre (France), Christian Sapin. La datation d'une cinquantaine de cercueils est en cours. Un exemplaire complet sera préservé. Il pourra éventuellement être présenté, par exemple au Musée.
Le cur historique de Nivelles est sens dessus dessous depuis mars 2009. Les archéologues ont voulu enregistrer et analyser le patrimoine appelé à disparaître. « Il y avait une personne et demie au début, rappelle Jean Plumier. On ne prévoyait alors qu'un suivi des engins de chantier. Mais après 15 jours, cela sortait de partout, dont des tombes. Les archéologues ont été intégrés au chantier à partir d'octobre. Quinze personnes y travaillent en moyenne. »
La plupart des vestiges mis au jour appartiennent à l'abbaye de Nivelles, berceau de la cité : l'église Notre-Dame et le cimetière qui l'entourait, un ensemble de fours de tuiliers, une autre nécropole, située à l'ouest de la collégiale Sainte-Gertrude, datée des Xe-XIIIe siècles et dont on ignorait l'existence, ou encore des caves d'anciennes maisons.
Une opération archéologique préalable aux travaux d'aménagement s'imposait entre l'hôtel de ville et le palais de justice. S'y dressait l'église Saint-Paul, la troisième du complexe abbatial de Nivelles après Saint-Pierre (qui devint Sainte-Gertrude) et Notre-Dame. Ses origines se confondent avec celles de l'abbaye, fondée par sainte Gertrude et sa mère Itte, au milieu du VIIe siècle. Gertrude et sa mère développèrent une communauté de moniales et créèrent une communauté masculine dont le centre névralgique était Saint-Paul.
En 1960, déjà, le professeur Joseph Mertens avait pu ouvrir quelques tranchées et ainsi dresser un plan qui mettait en évidence la succession de plusieurs églises. Les fouilles actuelles sont la dernière opportunité de connaître certains témoins matériels.
Selon l'état des lieux actuel, trois églises s'y sont succédé entre les VII et Xe siècles. Les connaisseurs diront que pour sainte Begge, la sur de Gertrude à Andenne, il y avait eu sept églises. Pourquoi pas plus de trois à Nivelles ?