Trop de voitures vers l'école
ERIC MEUWISSEN
jeudi 27 janvier 2011, 09:51
Plus de 60% des élèves de l'école primaire arrivent à l'école en voiture. Tel est le résultat d'une enquête menée sur la mobilité scolaire dans six communes de l'Est du Brabant wallon. La cellule mobilité du Crabe propose des solutions alternatives.
La mobilité scolaire dans l'Est de la province pose problème. Il suffit de circuler aux heures scolaires dans le centre de Jodoigne pour s'en rendre compte. Nous avons rencontré Philippe Schreurs, 46 ans, responsable de la Centrale mobilité au sein de L'ASBL Crabe. Et cela, à l'occasion de la présentation des résultats de l'enquête scolaire menée par le Service public Wallonie pour six communes de l'Est du Brabant wallon.
En matière de mobilité scolaire, quel est le plus gros problème à résoudre ?
L'enquête a clairement montré que la majorité des enfants de l'école primaire se déplace en voiture à plus de 60 % pour rejoindre leur école. Et cela pour des trajets de moins de 4 km ! Vous voyez toute l'ampleur du problème. Pour les élèves qui se trouvent en humanité, les chiffres sont un peu moins catastrophiques. Il n'y a plus que 30 % qui arrivent à l'école en voiture. Le reste prend surtout les transports en commun.
Un déplacement de moins de 4 km, mais pourquoi ne le font-ils pas en vélo ou à pied ?
L'enquête montre que ce ne sont pas les enfants qui bloquent, mais les parents qui ne veulent absolument pas pour des raisons de sécurité les laisser venir à vélo ou à pied. Ils ne veulent pas voir leurs enfants faire 4 km à vélo le long d'une chaussée qui n'est pas sécurisée. Or la Région wallonne n'est pour des raisons financières, pas très active en la matière.
Que comptez-vous faire dans cette optique ?
Des solutions concrètes existent. Voyez les rangs-vélos. Le système a été appliqué à Perwez. On pourrait le développer ailleurs facilement. Le projet est d'ailleurs latent pour le grand Jodoigne. Il y a aussi les pédibus de Rixensart. Là, quatre écoles organisent des rangs sur le concept des horaires et des parcours de bus. C'est une solution simple : faire un rang. Le plus difficile, c'est de trouver les bénévoles pour cela. À Mamer, au Luxembourg, le système fonctionne très bien. Ils ont même supprimé les lignes de bus. Tout le cur de la commune est en zone 30.
Il y a aussi pour les ados l'auto-stop de proximité sécurisé à travers le système VAP, non ?
Il est depuis septembre dernier désormais accessible aux ados à partir de 16 ans. Il fonctionne à Jodoigne. Il y a plusieurs dizaines d'inscrits. Le problème, c'est qu'en matière de mobilité les élus de Jodoigne misent beaucoup sur le contournement. Il faudrait développer d'autres logiques .
Bref, si on vous comprend bien, il faut travailler sur les mentalités !
Oui et à cet égard, je voudrais citer le cas du Berlaymont à Waterloo qui est une école ISO14001. Il y a là un exemple à suivre. L'école développe un projet environnemental et elle est certifiée. Cela permet d'aller plus loin dans le développement de l'éco-citoyenneté. L'école décide par exemple de passer toute sa cantine en bio, de faire du compost, de faire une journée gros pull où on diminue la température dans les classes, de discuter mobilité, Autant d'initiatives regroupées dans un projet global d'éco-citoyenneté. Cela permet aux enfants de faire des liens. Tout est une question de mentalité. En matière de mobilité, c'est la même chose.
Vos réactions
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Simplifions
Si nous pouvions trouver des solutions group? pour que les enfants puissent se rendre en toute s?rit?t en groupe (m? en petit groupe) ?'?le, nus aurions aussi lev?ne bonne partie des difficult?de mobilit?es parents sur leur chemin du travail. Cela permet aussi aux autres usagers d'avoir une circulations moins dense et plus fluide. La mobilit?es jeunes est une ?ation d?cate ??r, non seulement pour les d?acements domicile-?le mais aussi pour tous leurs loisirs. Parents Taxi … stop !
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(fin)
Les ravels sont certes une bonne chose, mais sont r?rv?aux loisirs, et n'aident g?ralement en rien dans le domaine de la mobilit?.
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"lls ne veulent pas voir leurs enfants faire 4 km ?? le long d'une chauss?qui n'est pas s?ris? Or la R?on wallonne n'est pour des raisons financi?s, pas tr?active en la mati?." Et les parents ont parfaitement raison ! Je ne crois pas que le probl? soit seulement financier, mais d'abord un probl? de mentalit?Tout le monde sait que d?qu'on passe en Flandre (ou en Allemagne... ) les chauss? et tout ce qui concerne l'am?gement routier et urbain est am?g?n fonction des utilisateurs "faibles", et en particulier des cyclistes. Et ceci est vrai depuis tr?longtemps... Chez nous, en particulier en Wallonie, le cycliste est toujours consid? comme un intrus, aussi bien par la majorit?es automobilistes que par une grande partie des gestionnaires de l'espace publique. Dans ma commune ?rgie de 25.000 habitants, il n'existe toujours que 100 m de piste cyclable, am?ge en plus en d?t du bon sens... Les ravels sont certes une bonne chose, mais sont r?rv?
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DUTROUX
Certains parents, s'ils le pouvaient rentreraient dans l'?le avec leur voiture et si une gentille remarque est formul? il n'est pas rare qu'on vous ressorte Dutroux pour justifier ce fait. Les enfants sont souvent preneurs d'autres solutions mais les parents bloquent . Cette situation est valable partout et est souvent un probl? de mentalit?Parfois, la topographie des lieux peut poser probl?, il faut le dire.
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BOBO ca me fait bien rire le assage sur le berlaymont, qui ets bien l'école où les parents ( ou le chauffeur) dépose les enfants ( en uniforme) devant l'école avec le 4x4 ritulant qui permet d'affronter les pentes de garage du brabant wallon et le traiteur du coin!