Bart De Wever : « Il n’y a pas de minorité en Flandre »
Rédaction en ligne
mercredi 15 juillet 2009, 10:56
« Des francophones ont décidé de s’installer dans une région où on parle flamand », a déclaré Bart de Wever, pour qui « il n’y a pas de minorité ». Le président de la N-VA a confirmé l’intention de son parti, qui occupe des postes clefs comme le budget dans le gouvernement Peeters II, d’appliquer la doctrine « Maddens », selon laquelle il faut assécher les ressources de l’État fédéral et donc celles des francophones pour obtenir une prochaine réforme de l’état.
belga
« Il n’y a pas de minorité en Flandre. (…) Des francophones ont décidé de s’installer dans une région où on parle flamand », a déclaré Bart de Wever sur les ondes de la Première (RTBF). Il est hors de question pour la N-VA de signer la convention cadre sur les minorités, a-t-il rappelé. La France ne l’a pas signée non plus, se justifie-t-il. « On a un autre avis que le Conseil de l’Europe, c’est clair. (…) Il faut d’abord régler la situation dans la périphérie à Bruxelles et terminer le dernier débat culturel, vieux de plus de 50 ans, entre les deux communautés. ».
La stratégie Maddens.
Le politologue de la KUL Bart Maddens propose de mettre le dialogue communautaire en veilleuse et d’assécher les ressources de l’état fédéral en attendant que les francophones, désargentés, reviennent à la table des négociations.
Une stratégie que Bart de Wever a reprise a son compte. « On s’est mis à table plusieurs fois depuis 2007 sans aucun résultat. Le système classique, avec les négociations, ne marche plus. Il est temps d’appliquer une autre stratégie. »
Choqué par l’accord de gouvernement de 500 pages écrit par les partenaires de l’Olivier, qui ne prévoit d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2015, il prévient : « On ne va plus faire de surplus pour aider les autres niveaux. On va utiliser l’argent dès 2011 (année où le gouvernement Peeters II compte atteindre l’équilibre budgétaire, NDLR) pour faire de la gestion sociale en Flandre, avec les allocations familiales complémentaires. »
Le Premier ministre, un homme sans pouvoir
« Je considère Herman Van Rompuy de plus en plus comme un homme sans pouvoir. Il est au 16, mais il n’a pas d’accord sur l’asile, le budget, le nucléaire… rien ne se passe, on est dans une impasse totale ».
Le dialogue de communauté à communauté n’est pas évoqué clairement dans l’accord de gouvernement. « On n’est pas très optimiste », explique Bart De Wever. « Je serai très surpris que quelque chose se passe avant les élections fédérales de 2011 », conclut-il.
