Les gouvernements francophones mis en place
BELGA
jeudi 16 juillet 2009, 22:27
Les gouvernements oliviers (PS, Ecolo et CDH) Demotte II et Picqué IV ont prêté serment ce jeudi. Les ministres-présidents Rudy Demotte (Wallonie et Communauté française) et Charles Picqué (Bruxelles) ont juré fidélité au Roi entre les mains d’Albert II. Ils sont ensuite retournés dans leur assemblée pour lire leur déclaration de politique générale, qui sera débattue vendredi en Wallonie, et samedi à Bruxelles.
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Prestation de serment des ministres de la Communauté française
Les sept nouveaux ministres du gouvernement de la Communauté française, Rudy Demotte, André Antoine, Jean-Marc Nollet, Fadila Laanan, Marie-Dominique Simonet, Evelyne Huytebroeck et Jean-Claude Marcourt, ont prêté serment devant le parlement de la Communauté, jeudi vers 16h30. Jean-Charles Luperto (PS) a été proclamé président de l’assemblée.
Auparavant, l’hémicycle, présidé par Serge Kubla (MR), avait entendu les prestations de serment de trois nouveaux membres, Paul Magnette (PS), Julie Fernandez-Fernandez (PS) et Jacques Morel (Ecolo).
Après avoir proclamé Jean-Charles Luperto (PS) président, l’assemblée a élu les sept nouveaux ministres, proposés sur une liste signée par la majorité PS-Ecolo-cdH. Ils ont ensuite prêté serment avant de se retirer pour désigner officiellement le ministre-président, qui sera Rudy Demotte.
Le gouvernement Demotte II
Les 8 ministres du gouvernement Demotte II (4 PS, 2 Ecolo et 2 CDH) ont prêté serment ce jeudi matin. Aux côtés des « anciens » ministres Rudy Demotte (PS), Jean-Claude Marcourt (PS), Benoît Lutgen (CDH) et André Antoine (CDH), on note l’arrivée de quatre nouveaux visages : Eliane Tillieux (PS), Paul Furlan (PS), Philippe Henry (Ecolo) et Jean-Marc Nollet (Ecolo).
Du côté des départs, on pointe Philippe Courard (PS) et Michel Daerden (PS), qui rejoindront le fédéral ; Marc Tarabella (PS), qui deviendra député européen à la place de Jean-Claude Marcourt, et Didier Donfut (PS), qui avait remis ses compétences dans les mains du gouvernement avant le scrutin de juin. Marie-Dominique Simonet (CDH) se consacrera pour sa part uniquement à l’enseignement obligatoire, à la Communauté française.
En début de séance, Paul Magnette (PS) et Julie Fernandez-Fernandez (PS) ont prêté serment en tant que députés. Ministre fédéral, Paul Magnette laissera cependant sa place à sa suppléante, Graziana Trotta.
En fin de matinée, le ministre-président wallon, Rudy Demotte, a prêté serment entre les mains du Roi au château de Laeken. Il est ensuite retourné au parlement wallon pour lire la déclaration de politique générale de la nouvelle majorité, qui sera débattue vendredi.
Ambiance mitigée au parlement wallon
Il régnait une ambiance particulière ce jeudi matin au parlement wallon. D’une part, les « heureux », parmi lesquels les nouveaux élus Ecolo, Jean-Marc Nollet et Philippe Henry, ainsi que la présidente du parlement, Emily Hoyos. De l’autre côté, les « déçus », comme l’Ecolo Bernard Wesphael, qui revendiquait le perchoir, Julie Fernandez Fernandez (PS), qui laisse son poste de secrétaire d’Etat au fédéral à Philippe Courard, et ce dernier, contraint d’abandonner son portefeuille wallon.
Les « jeunes » Ecolos avaient le sourire. Tant Philippe Henry que Jean-Marc Nollet ont affirmé leur joie d’intégrer le gouvernement wallon, d’autant que les compétences qui leur sont attribuées sont importantes (énergie, développement durable, logement, fonction publique, environnement, transports, etc.).
Hoyos remplace Happart
Enceinte d’un peu plus de 8 mois, Emily Hoyos a quant à elle rejoint le perchoir avec fierté. Elle a manifesté son « humilité » et son « volontarisme ». Elle a fait part de sa volonté de voir une Wallonie « plus durable, plus humaine et plus solidaire ». La jeune femme doit accoucher dans 3 semaines. Il est fort probable que le parlement soit privé de sa présidente lors de sa rentrée. « On va s’organiser et je vais rentrer progressivement dans ma fonction », a-t-elle expliqué. En son absence, c’est un des deux vice-présidents socialistes, Léon Walry ou Sophie Pécriaux, qui devrait présider.
Wesphael déçu
Les verts n’avaient cependant pas tous le sourire ce jeudi. C’est plutôt l’amertume qui était de mise chez le député liégeois Bernard Wesphael. Déjà élu lors de la précédente législature, il était cette fois candidat à la présidence de l’assemblée. Il devrait finalement garder uniquement son statut de chef de groupe. « Je suis très déçu. Les négociations menées par Ecolo ont été bonnes mais le casting est mauvais. Ce sont des jeunes, qui manquent d’expérience, et qui de plus sont tous issus de la FEF (la Fédération des étudiants francophones, NDLR) et ont donc une connotation catholique », a-t-il regretté.
L’absence de Daerden
Du côté socialiste, on notait l’absence de Michel Daerden, envoyé au fédéral pour traiter des pensions en lieu et place de Marie Arena. Son nom était cependant sur toutes les lèvres ce jeudi, d’aucuns, tant au PS qu’au cdH, s’étonnant de ce que l’ancien ministre liégeois, qui a réalisé l’excellent score de plus de 65.000 voix, a été privé d’un mandat wallon.« Michel Daerden est un homme de chiffres et cela nous rassure de savoir qu’il sera au fédéral pour contrôler le budget alloué aux entités fédérées », a expliqué le président du PS Elio Di Rupo pour justifier son choix. D’autres y voient plutôt une « gifle » pour celui que les Ecolos avaient d’emblée souhaité écarter. Le futur ministre des Pensions a fait savoir qu’il ne souhaitait pas réagir ce jeudi. Il le fera vendredi, après sa prestation de serment.
Courard et la « peur » du fédéral
Prêtant serment en tant que députée, Julie Fernandez-Fernandez, débarquée de son siège de secrétaire d’État, trouvait également que la fédération liégeoise du PS était bien mal récompensée. Elle devrait retrouver un échevinat à la Ville de Liège.
Le socialiste Philippe Courard, appelé à remplacer Julie Fernandez-Fernandez au fédéral, nageait pour sa part entre crainte et satisfaction. « C’est un nouveau défi mais j’ai un peu peur », a-t-il remarqué, soulignant qu’il ne s’attendait pas du tout à « monter » au fédéral.« Je pensais soit n’avoir rien du tout, soit rester à la Région ou aller à la Communauté. Mais je ne pensais pas du tout au fédéral », a-t-il expliqué. Le Luxembourgeois se sentait bien à la Région et trouvait ses marques dans ses compétences. Il redoute d’affronter le parlement fédéral. « Mais c’est une belle expérience », a-t-il précisé, annonçant que sa première mission serait de suivre des cours accélérés de néerlandais.
Le gouvernement Picqué IV
Les ministres du gouvernement bruxellois ont été officiellement élus jeudi matin par le parlement régional pour exercer leurs nouvelles fonctions.
Vote de confiance samedi
Leur installation s’apparente à un feuilleton en plusieurs épisodes réparti tout au long de la journée. Après avoir prêté serment devant le Roi, le ministre-président bruxellois Charles Picqué est retourné à l’assemblée pour lire la déclaration de politique générale de son gouvernement. Le débat et le vote de confiance sur cette déclaration interviendront, une fois n’est pas coutume, ce samedi 18 juillet.
Françoise Dupuis présidente
En début de matinée, la doyenne du parlement, Antoinette Spaak (MR), qui présidait les travaux du parlement depuis les dernières élections, a cédé son siège à la nouvelle présidente de l’assemblée, la désormais ex-secrétaire d’Etat bruxelloise du Logement, Françoise Dupuis (PS). Pour ne pas freiner le travail protocolaire de mise en jambe de l’assemblée bruxelloise et d’installation du gouvernement, Mme Dupuis a reporté à la rentrée parlementaire sa première allocution politique dans ses nouvelles fonctions.
Prestation de serment
Ont ensuite prêté serment de fidélité au Roi, d’obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge, le ministre-président Charles Picqué, le nouveau ministre Open Vld des Finances et du Budget Jean-Luc Vanraes, la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Rénovation urbaine, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), la ministre de la Mobilité et des Travaux Publics Brigitte Grouwels (CD&V) et le ministre de l’Economie, de l’Emploi et du Commerce extérieur Benoît Cerexhe (cdH).
Dans la foulée, leurs suppléants en tant que députés ont (re)pris place dans l’assemblée. La séance a également été mise à profit par le secrétaire d’Etat fédéral Bernard Clerfayt (MR-FDF) pour prêter serment de député bruxellois. Vendredi, il prêtera à nouveau serment devant le Roi comme secrétaire d’Etat à la modernisation du SPF Finances, à la Fiscalité environnementale et à la Lutte contre la fraude fiscale, adjoint au Ministre des Finances.
Peu après, les secrétaires d’Etat bruxellois Christos Doulkeridis (Logement), et Bruno De Lille (Mobilité douce et Fonction Publique) ont prêté serment.
Installation des Commissions communautaires
La journée de jeudi est aussi marquée par l’installation en épisodes des exécutifs des Commissions communautaires, toujours dans les locaux du parlement bruxellois.
Ainsi, le futur secrétaire d’Etat Christos Doulkeridis lira la déclaration des ministres bruxellois francophones pour toutes les matières dépendant de la Commission Communautaire française de Bruxelles après 17 heures. C’est lui qui présidera le collège (l’exécutif) de la CoCof.
Au niveau des assemblées bruxelloise, l’horizon s’éclaircit. Jeudi matin, Françoise Dupuis a pris place à la présidence. Le premier vice-président sera Walter Vandenbossche (CD&V). Endosseront aussi la fonction de vice-présidents Vincent Dewolf (MR-2e), Céline Delforge (Ecolo-3e) et Françoise Schepmans (MR-4e).
Les chefs de groupes
Les choses se mettent en place également au niveau des groupes politiques. Rudy Vervoort (PS) restera chef du groupe socialiste, Yaron Pesztat, du groupe Ecolo. André du Bus succédera à Denis Grimberghs à la tête du groupe cdH et Didier Gosuin présidera le groupe MR.
Durant la matinée, le parlement francophone bruxellois, l’assemblée de la Commission Communautaire française de Bruxelles, s’est également brièvement réuni une première fois de la journée. Julie de Groote (cdH) en sera désormais la présidente. Agée de 45 ans et mère de deux enfants, Julie de Groote est juriste. Elle a également une formation en chant d’opéra. Avant d’entrer dans l’arène politique bruxelloise, elle a affûté ses armes en tant que conseillère au cabinet du ministre fédéral de la Justice (1989-1995) et ensuite au cabinet du président de la Commission européenne Jacques Santer (1995-1999). Elle est députée bruxelloise depuis 1999. Au niveau local, Julie de Groote a été échevine à la commune d’Ixelles de 2001 à 2004. Son parcours est également marqué par un travail actif de députée au parlement de la Communauté française. Au cdH, elle a été chargée des carrefours de l’éducation et des assises de l’enseignement.
(belga)
