Retour au calme à Saint-Gilles
Rédaction en ligne
mardi 13 avril 2010, 07:03
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La situation était revenue au calme à Saint-Gilles dans la nuit de lundi à mardi, après les échauffourées survenues dans le courant de l’après-midi et de la soirée. Il y a eu des dizaines d’arrestations.
@Thomas Blairon – Le Soir
« On profite actuellement d’une petite période d’accalmie. Les forces de police sont toujours sur le terrain. Pas mal d’effectifs ont été mobilisés et nous avons reçu l’appui de zones de police voisines et de la police fédérale. Un hélicoptère survole également la zone », explique un officier du commissariat de Saint-Gilles.
Les policiers ont procédé à plusieurs dizaines d’arrestations. « Il y a eu des arrestations administratives pour caillassage, début d’incendie, déversement d’huile, etc. Nous avons également procédé à plusieurs arrestations judiciaires », poursuit l’officier.
Les incidents ont commencé peu après 20h00 à proximité de la place Bethléem, où des jeunes ont bouté plusieurs petits feux et ont déversé de l’huile. Les jeunes ont jeté divers projectiles en direction de la police et ont renversé des véhicules qu’ils ont ensuite incendiés. Plusieurs cocktails Molotov auraient également été lancés. Plus tôt dans la journée, d’autres troubles avaient déjà éclaté à Saint-Gilles. Une trentaine de jeunes s’en sont pris à une voiture de police et ont brisé les vitres du commissariat de Saint-Gilles.
Une trentaine de jeunes ont attaqué le commissariat situé au Parvis de Saint-Gilles lundi après-midi. Les faits ont débuté vers 12h30, avec le jet de projectiles par quelques jeunes en direction d’une patrouille motorisée de la police de la zone de Bruxelles-Midi, rue Dethy. Plus tard, une trentaine de jeunes ont brisé les vitres du commissariat du Parvis de Saint-Gilles en lançant des pierres, rapportait le site de RTL-TVI.
La police de Bruxelles-Midi a reçu le renfort de policiers locaux d’autres zones, ainsi que fédéraux. Plusieurs combis et fourgons se sont rendus sur place, de même qu’une autopompe. L’hélicoptère de la police fédérale survolait la commune de Saint-Gilles.
L’affrontement entre les forces de l’ordre et les émeutiers n’a pas eu lieu à ce moment-là. « Il n’y a pas eu de blessés et aucune interpellation n’a été effectuée pour l’instant », a indiqué la porte-parole, une heure après les faits.
Des affrontements en soirée
Le calme est revenu vers 16 heures. Mais en début de soirée, à la place Bethléem, plusieurs voitures de police étaient présentes et l’hélicoptère a été rappelé. Des mesures purement préventives, dans un premier temps, selon Charles Picqué. Mais malgré des équipes de prévention qui tentaient de calmer les jeunes en dialoguant, de gros affrontements ont eu lieu dans la soirée. Un coordinateur de prévention a été agressé selon la police et des pierres ont été jetées. Plusieurs voitures ont été renversées et brûlées selon un responsable de la police qui a qualifié la situation de très difficile.
Vers minuit, la tension était toujours vive aux alentours de la place de Bethléem. Un « très gros dispositif » policier était toujours en place, hélicoptère compris, pour contenir une situation qualifiée « d’extrêmement brutale » par ce responsable. De l’huile aurait été déversée sur la chaussée tandis que la police mentionnait le jet de cocktails Molotov. Le nombre d’arrestations administratives n’est pas encore connu, un bilan sera dressé demain matin.
Un lien avec la fusillade sur le ring
Les incidents de Saint-Gilles seraient liés au décès, dans la matinée, d’un homme originaire du quartier sur le ring de Bruxelles à hauteur de Wauthier-Braine.
Des policiers se seraient rendus chez les parents de la victime pour une perquisition. Ce serait l’élément déclencheur des affrontements de ce lundi.
(M.M. avec Belga)
