Et il en va de m? pour le projet d'Oreye...Le CE a cass?e l'Henry...Pourquoi la presse n'en fait pas ?o ?
| Signaler un abus | Message constructif ? |
OUI 0 0 NON | |
|
|||
DEHENEFFE,BRUNO
mardi 18 mai 2010, 08:11
© Dominique Duchesnes
Un vent de contrariété souffle sur les initiateurs du projet Elsa ! Le Conseil d’État s’est aligné sur les conclusions récentes de son auditorat pour annuler le permis délivré à l’intercommunale Ideta pour les besoins de son futur parc éolien.
Cette décision juridique donne provisoirement gain de cause aux riverains du comité Bivisi et retarde les ambitions d’Ideta de valoriser les énergies renouvelables autour des zones d’activités économiques implantées sur Ghislenghien (Ath) et Hellebecq (Silly). Celles-ci doivent notamment profiter à Colruyt, l’enseigne belge de la grande distribution, en vue de l’implantation de son nouveau pôle logistique justifiant l’extension du zoning actuel.
Ce permis unique, dont le Conseil d’État vient de couper les ailes, avait été accordé en octobre 2009 par le ministre Henry (Écolo) pour la construction de sept éoliennes. Initialement, la demande introduite par Ideta comportait deux mats supplémentaires.
C’était sans compter sur la réaction des riverains qui, lors de l’enquête publique, ont brandi le spectre des nuisances sonores et visuelles. En consultant l’étude d’incidences, les opposants ont, de surcroît, constaté que le huitième pylône figurant sur les plans se dressait à moins de 250m de la plus proche habitation alors que la Région wallonne fixe la distance de référence à 350m.
Cet oubli fâcheux n’a pas non plus échappé aux fonctionnaires techniques, lesquels ont refusé le permis, avant qu’Ideta n’obtienne du ministre le feu vert pour un projet amputé de deux éoliennes. À son tour, Bivisi a saisi le Conseil d’État dont l’arrêt tout frais plaide en sa faveur mais sur base d’autres motivations.
La juridiction ad hoc considère que le ministre Henry a omis de tenir compte de l’avis plutôt négatif des experts de la Région wallonne sans en justifier les raisons. Ces arguments développés par l’auditeur et par l’avocat des plaignants ont achevé de convaincre le Conseil d’État des carences du dossier.
S’il s’agit d’une victoire pour les protestataires, ces derniers sont bien conscients que le projet Elsa refera surface.
« La balle est dans le camp du ministre pour redéposer un permis plus conforme, commente l’attaché de presse de l’intercommunale Alexandre Valée. L’essentiel est de ne pas devoir redémarrer la procédure à zéro ».