« Que la SNCB dise ce qu’elle veut ! »
PHILIPPE BODEUX
samedi 21 août 2010, 12:46
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L’aménagement du quartier des Guillemins est toujours dans l’impasse. Après Jean-Claude Marcourt qui fustige l’attitude du MR, Christine Defraigne réagit et renvoie le PS à ses contradictions.
L’aménagement du quartier des Guillemins est toujours dans l’impasse. Il y a quelques jours (Le Soir du 17 août), le ministre wallon Jean-Claude Marcourt réclamait que les acteurs du dossier (Ville et SNCB principalement) prennent leurs responsabilités sans ressasser le passé. Le ministre socialiste – par ailleurs habitant du quartier – fustigeait également l’attitude du MR, en particulier celle de Didier Reynders et son proche conseiller Jean-Claude Fontinoy, président de la SNCB-Holding, d’Euro-Liège TGV et conseiller au cabinet pour la Régie des bâtiments. Loin de vouloir se faire l’avocate de Didier Reynders, la présidente du MR liégeois, Christine Defraigne réagit, souscrivant à l’appel à la conciliation de Jean-Claude Marcourt mais le renvoyant également aux contradictions du PS.
Septembre devait rimer avec début des travaux de la place devant la gare. Or, la SNCB-Holding rechigne toujours à céder son terrain…
« Ça va s’arranger » serinent à l’envi Willy Demeyer et Michel Firket. Or, je constate que les tensions ne sont pas apaisées entre la SNCB-Holding et la Ville. Jean-Claude Marcourt a raison quand il réclame d’urgence que les acteurs se mettent autour de la table. Mais lorsqu’il attaque le MR et la SNCB-Holding en fustigeant l’attitude de Jean-Claude Fontinoy, il devrait également mettre ceux de son propre parti devant leurs responsabilités. En l’occurrence Vincent Bourlard (NDLR : responsable du patrimoine à la SNCB et d’Euro-Liège TGV). Peu importe de savoir s’il faut garder la pelouse devant la gare ou pas. Ce qui compte c’est de réaliser la place au plus vite pour que les fonds européens ne nous filent pas sous le nez. Or, c’est mal parti. »
Que faut-il faire ?
« Un, la SNCB-Holding doit s’asseoir autour de la table et faire partie de la SDLg (Société de développement de Liège-Guillemins, chargée de l’aménagement du quartier, NDLR). Sans ça, la SDLg n’a pas de sens et peut être dissoute. Deux : la SNCB-Holding doit, une fois pour toutes, dire ce qu’elle veut pour le quartier. Et puis respecter ses engagements »
La réalisation de la place c’est une chose, la tour une autre…
« Que ce soit clair : comme les 80 réclamants qui se sont manifestés durant l’enquête publique, je suis contre cette tour de 118 mètres de haut que je qualifie de « Dubaï du pauvre ». Elle surgit de nulle part, fait de l’ombre aux immeubles voisins et est mono-fonctionnelle. Je constate d’ailleurs des divergences dans la majorité PS-CDH : Michel Firket la défend, Jean-Claude Marcourt s’y oppose. L’heure n’est plus de savoir si c’est le projet Dethier ou Calatrava qui doit être choisi. Mais de faire un travail de synthèse après que les acteurs (Ville-SNCB Holding et Région) jouent cartes sur table dans le sens de l’intérêt général. Et que la Ville arrête de dire « Tout va très bien madame la Marquise ». La gare est inaugurée depuis un an et il n’y a toujours pas d’accord sur l’aménagement du quartier ! »
