Recours en vue contre Trilogiport

PIERRE MOREL

jeudi 15 septembre 2011, 10:26

Hermalle-sous-Argenteau. Certains de ses riverains sont prêts à combattre le Trilogiport par tous les moyens légaux et iront en recours. Des recours contre les modifications de voiries communales sont déjà pendants au Conseil d'Etat.

L'encre de la signature du ministre Henry n'est pas encore sèche mais ça ne fait pas un pli : des recours seront déposés au Conseil d'État contre le permis accordé au Trilogiport de Hermalle-sous-Argenteau (Le Soir du 13/09).

Des riverains visétois, membres du comité des « Bassimosans », n'en font pas mystère : « On n'a pas encore lu en détail le permis accordé mais quoi qu'il en soit, oui, nous irons en recours, explique Henri Fastré chez les Bassimosans. Tout simplement parce que, nous l'avons toujours dit, nous ne voulons pas de ce projet, point à la ligne. Quelles que soient les mesures de protection des riverains. »

Le cabinet Misson est prêt

C'est le cabinet de l'avocat Luc Misson qui déposera, dans le délai imparti de 60 jours, le recours auprès du Conseil d'État : « Cela fait des mois que notre recours est en préparation, explique Me Aurélie Kettels au cabinet Misson. Sans préjuger de ce qui se trouve dans le permis car plusieurs de nos arguments reposent sur des choix de procédure que nous estimons contestables, bien en amont de la délivrance du permis. Mais afin de ne pas donner d'armes à nos adversaires, nous ne souhaitons pas déjà les détailler. »

On sait cependant que le cabinet a déjà contesté, auprès de la Cour de Justice européenne, l'absence d'étude de caractérisation de la pollution des sols dans ce dossier. Et par ailleurs, des riverains représentés par le cabinet Misson sont déjà en recours auprès du Conseil d'État, cette fois à propos des décisions communales de modifications et ouvertures de voirie imposées par le projet de Trilogiport.

« Nous avons déposé un recours au printemps auprès de la Région contre les décisions des communes d'Oupeye et Visé, reprend Me Kettels. C'est le ministre Lutgen qui était compétent et qui a rejeté nos recours, en juin. Alors même que c'est son administration qui est demandeuse du permis du Trilogiport ! Dès lors, nous avons demandé au Conseil d 'Etat d'annuler la décision de la Région. » Ce qui, le cas échéant, prendrait des mois.

Quant à l'autre actif comité de riverains, le « Comité de village » d'Hermalle-sous-Argenteau, il ne devrait pas aller en recours : « Nous n'avons jamais dit qu'on était contre le Trilogiport, nous y répond-on. Mais on a toujours voulu que le projet soit monté dans le respect de la législation et des riverains. Sur ce qu'on a pu voir en première lecture, mais ça doit être affiné, le permis semble accéder à la plupart de nos demandes. »

Vos réactions

Voir toutes les réactions
Je me connecte Je m'inscris

Nouveau : changement dans la procédure de connexion. En savoir plus

Quelques règles de bonne conduite avant de réagir
[3] AgnusDei dit le 19/09/2011, 12:22

Moi je suis pour le trilogiport et tout ce qui peut revitaliser l'économie liégeoise, mais ce projet n'aurait-il pas pu se faire du côté de ougrée seraing ou engis? Il y a tellement de suface désaffectée de ce côté, qu'il me semblait inutile de gâcher la nature d'hermalle. Autant se servir de ce projet moderniser les vieilles ruines de cokerill

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 0 0 NON

 

[2] LaurentRedondo dit le 15/09/2011, 19:03

Le Conseil d'Etat devrait être en mesure de facturer ses prestations lorsqu'un abus est constaté. Car oui, c'est nous tous qui payons le traitement de cette plainte qui pourrait ralentir un projet pourtant enthousiasmant et vital pour l'avenir de notre région.

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 7 5 NON

 

[1] L.GILLAIN dit le 15/09/2011, 16:15

Le Conseil d'Etat doit être contraint par la loi de rechercher L'OBJET REEL soutendant une requête ! La déclaration des "bassimosans" affirmant que, sans avoir examiné le dossier du permis accordé, ils iront de toute façon en recours en annulation devant le CE, démontre une fois de plus la dérive inadmissible par laquelle le CE est "INSTRUMENTALISE" par des requérants de plus en plus nombreux . Certe le CE peut déjà décider de conditionne la recevabilité d'une requête par l'instruction préalable du REEL OBJET de la requête; mais il ne le fait qu'exceptionnellement pour des raisons arbitraires dont il ne s'explique évidement pas! Or une juridiction administrative ne peut être "manoeuvrée"à souhait pour devenir l'instrument privilégié de la "guerre à l'autorité" au point de nier à cette dernière la moindre prérogative décisionnelle d'arbitrage sur les intérêts supérieurs de l'ensemble de la population. CE FAIT DIVERS MONTRE L'URGENCE D'UNE REACTION RESTRICTIVE DU LEGISLATEUR !

Signaler un abus

Message constructif ?

  OUI 10 5 NON

 

Voir toutes les réactions