Inauguration de la Maison de l'Habitat

JOEL MATRICHE

vendredi 23 septembre 2011, 11:16

Liège. Isolation, primes, location: une seule adresse, rue Léopold. En ouvrant la Maison de l'Habitat, la Ville montre qu'il est possible d'aménager des logements au-dessus d'un commerce.

Inauguration de la Maison de l'Habitat

Les larges baies de l’immeuble du XIXe siècle ont été conservées, ouvrant le service public sur la ville © Michel tonneau

Ce n'étaient encore, il y a deux ans, que des locaux vides, du parquet fatigué, des murs défoncés : réhabilitée par l'architecte Olivier Fourneau avec des fonds publics – Ville, Province, Région et Plan fédéral des grandes villes –, la Maison de l'Habitat ouvre ses portes à l'angle des rues Léopold et de la Cité.

« Sa mission est de regrouper différents services d'information et d'aide au citoyen en matière de logement », explique Maggy Yerna, échevine liégeoise du logement (PS). L'Agence immobilière sociale, la permanence pour les primes, le guichet de l'énergie y seront notamment regroupés.

Mais au-delà de la mise à disposition d'un guichet unique, il s'agit aussi, en réhabilitant cet immeuble néo-classique du centre-ville, d'inspirer les propriétaires voisins, publics autant que privés. Et de donner un nouveau souffle au quartier Léopold, fragilisé par l'explosion de janvier 2010 autant que par le désinvestissement des pouvoirs publics. « On peut espérer que cette transformation va initier d'autres investissements et que l'image du quartier va changer, reprend l'échevine. L'objectif est aussi de montrer l'exemple en utilisant le rez-de-chaussée pour du service tout en réservant les étages au logement. »

Car si le service public occupe le rez-de-chaussée et le sous-sol de la Maison de l'Habitat, cinq appartements ont été aménagés aux étages. D'une superficie allant de 69 à 121 mètres carrés, ils sont loués « plus cher que le logement social, mais moins cher que dans le secteur privé ».

Signée Olivier Fourneau, la rénovation a notamment consisté à rendre à cet immeuble brutalisé dans les années 40 le lustre qu'il arborait encore à la fin du XIXe siècle, à donner le ton pour les aménagements du quartier encore à venir, à servir d'exemple « en matière d'approche environnementale ». Faute de pouvoir restaurer la façade – trop détériorée – à l'identique, l'architecte a malgré tout pu maintenir en place les larges baies et conserver l'unité avec les façades voisines en greffant des garde-corps sur l'immeuble.

Ce chantier de deux millions d'euros devrait être suivi par d'autres : quatre ensembles d'immeubles (avec commerces et logements) sont en cours de restauration rue Souverain-Pont, trois logements et un atelier devraient être aménagés par le public au 10 de la rue Léopold, etc.

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