(Ré)apprendre la sécurité routière

PHILIPPE BODEUX

mercredi 08 février 2012, 11:49

Liège. Les écoliers ont à nouveau l'occasion de jouer aux apprentis conducteurs. La police vient de rouvrir, au sous-sol de l'îlot Saint-Michel, une piste d'éducation routière. Un outil conceptuel qui vise à apprendre le code de la route et les bons comportements.

(Ré)apprendre la sécurité routière

La piste d’éducation routière s’étend sur une superficie de 600 m2 au sous-sol de l’îlot Saint-Michel © Michel TonneaU

Hé là, tu viens de franchir un feu rouge. Très dangereux, tu aurais pu provoquer un accident ! »

Et un mauvais point pour le jeune conducteur du go kart, manifestement distrait. Au bord de la piste, la policière veille. À vélo, à pied ou sur 4 roues, les écoliers cheminent, franchissant un carrefour en « T », un rond-point ou encore un site en travaux le long de la chaussée. « On ne forme pas des futurs automobilistes mais on crée des situations de conflits sur la voie publique qui obligent les enfants à adopter les bons comportements. Tout cela par le jeu », explique Daniel Renwa, directeur du plan zonal de sécurité.

Cela fait dix ans que la piste d'éducation routière a fermé ses portes en même temps que la démolition de l'immeuble Gérardrie dans lequel elle était installée. Après l'épisode malheureux du Cirque des variétés – une chape de béton trop lourde pour le bâtiment a obligé la police à revoir ses plans –, la voici au sous-sol de l'îlot Saint-Michel, dans l'ancienne salle du Chœur Saint-Lambert. Public cible : les écoles fondamentales situées sur le territoire de la Ville.

Dans la classe attenante à la piste d'apprentissage, une policière dispense les rudiments de la sécurité routière. « Est-ce qu'on peut stationner sur un trottoir ? » « Non », répondent en chœur les enfants. « Quand vos parents vous amènent à l'école, est-ce qu'ils se garent sur le trottoir ? » « Oui ! » « Est-ce que c'est dangereux ? » « Oui ! ». Le temps de passer en revue les principaux signaux du code de la route et les écoliers rejoignent la piste.

« Le plus difficile c'est de connaître le sens des panneaux, déclare Amandine, 11 ans et demi qui attend devant un passage pour piétons. Un vélo passe puis un go kart. Ils paraissent énormes par rapport aux bandes de circulation. « Nous avons essayé de reproduire des situations actuelles comme la présence de bandes cyclables, de ronds-points ou de chantiers en voirie », explique André Warnotte, responsable de la prévention à la police de Liège. Matéo, 11 ans, apprécie cette circulation dans une ville virtuelle mais revient bien vite à la réalité. « J'habite rue de Campine, j'aimerais bien aller à l'école à vélo mais c'est trop dangereux. Il y a des automobilistes qui ne font pas attention. Quand il n'y a pas de trottoir, je ne me sens pas en sécurité ».

Vos réactions

Je me connecte Je m'inscris

Nouveau : changement dans la procédure de connexion. En savoir plus

Quelques règles de bonne conduite avant de réagir