Startruck de passage à Ciney
JULIEN VAN ESPEN
jeudi 10 juin 2010, 08:35
s'abonner
Formation. Les élèves de Saint-Quentin découvrent un métier exigeant et varié. Startruck, à la fois programme de sensibilisation et camion-ecole, faisait halte à l' école provinciale d'agriculture.
Sinitier au métier de chauffeur de poids lourds, cest aussi apprendre à fixer correctement des cargaisons Par exemple des fûts qui doivent être solidement arrimés © Bruno Arnold/ASAP
Le programme Startruck est une initiative du Fonds Social Transport et Logistique (FSTL) qui met sous les projecteurs et de façon plutôt originale un métier souvent mal connu, celui de chauffeur de poids lourds. Il était présenté hier à Ciney, dans la cour de l'école provinciale d'agriculture de Saint-Quentin. Le Startruck, on se l'arrache. Le camion didactique au look sympa a commencé sa tournée en Flandre en octobre 2009. Le concept a plu et ce sont 700 demandes qui sont arrivées de toutes les écoles du pays.
Depuis un mois, le camion-école sillonne la Wallonie. « En 2009, la Belgique comptait environ 5.000 chauffeurs de camion de plus de 50 ans, il faudra donc les remplacer à moyen terme, explique Vincent Desrumaux, consultant pour le FSTL. Notre objectif est de faire découvrir le métier mais aussi d'informer les jeunes aux aspects de sécurité en rapport avec le camion. » Hier, une septantaine d'élèves de première et deuxième secondaire sont montés à bord de l'engin en question. Et ils se sont montrés particulièrement intéressés, voir surpris parce qu'ils ont découvert.
« On pense souvent qu'être chauffeur de poids lourds, c'est simplement s'asseoir derrière un volant et conduire, mais c'est bien plus compliqué que cela. C'est un boulot à part entière, super intéressant », confie Nicolas, élève de 2e. C'est par groupes de huit que les jeunes découvrent tout un univers. L'aventure commence dans la remorque.
On enfile des gants directement et on apprend à arrimer des barils conformément à la législation en vigueur. Ensuite, l'un des animateurs demande aux jeunes de tracer un itinéraire optimal permettant de relier le nord de la Belgique au sud de la France. Les discussions vont bon train. « Il faut tenir compte de la distance, des villes importantes, des bouchons, des conditions climatiques et pouvoir s'adapter, il ne faut pas simplement suivre un GPS », découvre avec étonnement Frédéric.
Puis on entre dans le saint des saints, la cabine de pilotage. Particulièrement vaste et high-tech, elle ressemblerait presque à un cockpit d'avion. « On a par exemple découvert qu'en disposant 8 silhouettes en carton autour d'un camion, une fois qu'on prend place derrière le volant, si on en voit encore 3, c'est à cause de l'angle mort ! Il y a aussi plusieurs façons d'aborder un rond-point, je n'étais pas du tout au courant. » Une vraie découverte.
