Ecolo souhaite que la Province coordonne l’avenir des chemins

JEAN-LUC BODEUX

samedi 15 octobre 2011, 12:30

Le sujet peut paraître accessoire. Il ne l’est pas, en matière de biodiversité, de mobilité, de patrimoine et de tourisme. Les chemins et sentiers publics disparaissent en effet de nos paysages, certains propriétaires s’en étant accaparé au fil des ans pour agrandir presque ni vu ni connu ces lieux publics libres de passage depuis 1841, pour autant qu’ils soient régulièrement empruntés. Mais s’ils disparaissent derrière haies, labours et clôtures, c’est impossible. Il est alors facile de dire que plus personne ne les emprunte depuis 30 ans, ce qui légalise l’appropriation.

Écolo est donc monté au créneau pour rendre aux piétons ce qui leur appartient. Une proposition de loi a été déposée par les députés Patrick Dupriez et Olivier Saint-Amand. Dans un an, cette prescription trentenaire sera finie et un processus d’actualisation des atlas des chemins vicinaux sera lancé.

En Luxembourg, Écolo n’a pas attendu l’affaire du bois de Harre pour lancer le débat au conseil provincial, fin 2009, en vue du développement harmonieux d’un réseau de chemins, sentiers et voies lentes à l’échelle provinciale, dans un esprit de cohérence entre toutes les communes.

« Il y a bien quelques initiatives, note la conseillère provinciale Écolo Christina Dewart, mais il n’y a pas de réseau cohérent. Or, la demande de touristes et piétons est de plus en plus forte. Ces chemins sont importants aussi pour la mobilité quotidienne. Et c’est un atout pour notre tourisme. Nous souhaitons que la Province coordonne toutes les énergies, notamment en matière de balisage. C’est un vrai travail de soutien aux communes, partenariat qu’elle défend tant. » « La décision que la Province a prise pour le bois de Harre va dans le bon sens », poursuit la sénatrice Écolo Cécile Thibaut.

Le travail n’est évidemment pas mince, surtout au niveau de l’actualisation. Écolo estime que pour réviser l’atlas, en tenant compte du passé mais aussi en fonction des nouveaux besoins, il faut passer par une phase de sensibilisation et d’animation des citoyens, des personnes et institutions concernées (DNF, parc naturel, commission locale de développement, etc.), dans le cadre d’une réelle dynamique communale.

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