Jeremy Lin, le dernier conte de fée du sport américain

Rédaction en ligne

mercredi 15 février 2012, 10:54

Plus personne s’intéressant à la NBA, le championnat nord-américain de basket, n’ignore qui est Jeremy Lin, lui qui était encore totalement inconnu le 3 février.

Jeremy Lin, le dernier conte de fée du sport américain

AFP

En l’espace de dix jours et cinq rencontres, le jeune meneur de jeu des New York Knicks, originaire de Taïwan, est devenu la plus inattendue des vedettes du sport outre-Atlantique et le héros d’un conte de fée moderne. De ceux dont raffole l’Amérique et le monde entier, en particulier l’Asie qui a trouvé un successeur au grand Yao Ming.

C’est l’histoire d’un fils d’émigré taïwanais, né à Los Angeles qui après avoir brillé en basket à l’école secondaire, n’a pas réussi à obtenir une bourse sportive. Il a finalement choisi de suivre quatre ans d’études dans la plus prestigieuse université du pays: Harvard. Il s’illustre au sein de l’équipe (peu renommée) de basket. Pas que quoi être drafté en 2010 à la fin de ses études.

Il est quand même engagé par Golden State mais ne joue pratiquement pas cette saison-là. A la fin du lock-out, en décembre dernier, il est remercié par les Warriors. Commence alors la rude vie des joueurs passant de franchise en franchise sans avoir vraiment voix au chapitre. Lin débarque à Houston, puis à New York le 27 décembre. Les Knicks l’envoient le 17 janvier carrément en Ligue de développement (D-League), où il se met en évidence. Si bien que le 23 janvier, il est rappelé en raison des blessures des autres meneurs. Son contrat n’est pas garanti et il loge sur le canapé dans la chambre de son frère étudiant à l’université de New York.

Les Knicks n’en sortent pas, notamment en raison de l’absence d’un distributeur. Ils ont perdu 11 de leurs 13 derniers matches quand le coach Mike d’Antoni décide de le lancer en cours de jeu face à New Jersey, le 4 février.

Et là le déclic se produit. Du haut de ses 1m91 et fort de ses 91 kg, Lin fait admirer intelligence de jeu, sens collectif, sang-froid et adresse. Il finit la rencontre meilleur marqueur avec 25 points (plus 7 assists) et surtout New York gagne.

Dès le match suivant, deux jours plus tard, contre Utah, Lin est titulaire. Il aligne 28 points et 8 assists et les Knicks gagnent 99-88. Lin va encore conduire ses troupes, tel un vieux briscard, et malgré l’absence des deux stars de l’équipe Carmelo Anthony et Amare Stoudemire, vers trois succès supplémentaires. Il réussit le 10 février un match d’anthologie contre les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant, ponctué par 38 points, 7 assists et 4 rebonds. Le lendemain, il signe le panier de la victoire contre Minnesota.

Fidèle à ses origines, Lin refuse de tirer la couverture à lui et ne cesse de mettre en avant ses équipiers. La “Grosse Pomme” a déjà succombé au charme du joueur qui va être récompensé cette semaine par la certitude de voir son contrat de 762.000 dollars (le 3e plus faible de l’équipe) garanti jusqu’à la fin de la saison. C’était le moins. Depuis le 4 février l’action de la Madison Square Garden Inc., propriétaire des Knicks, a grimpé de 6% soit un gain de quelque 139 millions de dollars.

(D’après Belga)

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