Tour du Qatar: Cavendish gagne mais Boonen reste leader
STEPHANE THIRION
mardi 07 février 2012, 16:26
3e étape Le coureur britannique remporte l’étape en devançant Tom Boonen au sprint. Le Belge est deuxième et conserve son maillot d’or. Par Stéphane Thirion
©afp
L’Anglais a remporté sa première victoire sous sa vareuse de champion du monde en dominant Tom Boonen lors de la troisième étape. L’Anversois conserve son maillot jaune et le conforte même de six secondes grâce aux bonifications.
Mark Cavendish est déjà là, malgré une forme qu’il juge lui-même très loin de sa meilleure condition. Malade la veille du départ, samedi soir, il avait même été un moment incertain. Absent du premier sprint, dimanche, il s’est rapidement refait une santé en retrouvant sa pointe de vitesse pour conclure une étape marquée par une bordure provoquée dans les 25 derniers kilomètres et qui fit quelques victimes de marque : Hushovd, qui avait crevé juste avant, et Sagan, dont l’équipe Liquigas au complet n’avait pas été attentive. Du coup, trois hommes figurent désormais parmi les favoris pour le classement final : Boonen, Farrar et Cavendish. Les bonifications gratifiant les trois premiers de dix, six et quatre secondes à l’arrivée, le combat s’annonce acharné jusqu’au bout d’autant que les conditions de course sont favorables à des sprints massifs.
A l’inverse de la course qui avait secoué le Tour du Qatar féminin, le vent est retombé à un souffle normal, ce qui empêche les éventails. Malgré tout, il a suffi d’un petit coup d’accélérateur en fin de parcours, mardi, pour en provoquer un. En prenant six secondes à Farrar, sixième du sprint, Boonen s’est donné un peu de marge mais il sait que Cavendish revient au grand galop.
« C’était un sprint différent du premier », expliquait Boonen. « Ici, mes équipiers avaient beaucoup travaillé dans la bordure. Je n’avais plus que Maes et Steegmans pour m’emmener mais ils étaient fatigués, je me suis retrouvé seul à 300 mètres du but et, avec le vent de face, c’était compliqué de battre Cavendish avec le jump qu’il possède. Je suis malgré tout satisfait, deuxième, ce n’est pas un échec. Je préfère ne pas penser au classement général maintenant, on verra au jour le jour mais c’est un objectif pour l’équipe, pour récompenser le travail collectif. »
Cavendish, lui, était presque soulagé. « Oui, car on dit toujours qu’il est important de gagner sa première course avec le maillot arc-en-ciel. Il me plaisait que cela se passe vite, au Qatar. Je ne suis pas encore en forme optimale mais la pointe de vitesse, cela ne se perd pas. Dans la bordure, mes équipiers ont moins travaillé que les Garmin et les Omega Pharma – Quick Step qui visent le général, c’est sans doute pour cela que nous étions plus frais pour le sprint. »
Revenu à huit secondes de Boonen, Cavendish est cependant concerné, désormais, par la lutte au maillot jaune. Ce qui changera les choses pour la suite.
Dans cette bordure d’une quarantaine d’unités parvenues avec 1mn30 d’avance sur le reste du peloton, et donc de Sagan, Philippe Gilbert était de la partie. « C’était très curieux, la bordure est partie d’un coup, il fallait s’accrocher. Quand c’est comme cela, on regarde devant, je ne savais pas que Hushovd n’était plus là. Puis mon équipier Phinney a malencontreusement accroché ma roue arrière, le dérailleur était touché, je ne savais plus passer le « onze » mais bon, je suis satisfait de ma journée, je n’ai pas été piégé et puis au sprint, c’était tout de même des cadors ! »




















