Grabsch, Tuft, Zabriskie : ce n’est pas un nouveau Titeuf !

STEPHANE THIRION

vendredi 26 septembre 2008, 11:00

Comme disait le vendeur de journaux au kiosque qui borde l’hippodrome de Varèse, « c’est à y perdre son latin ». Diable, on n’attendait pas monts et merveilles de ce chrono mondial décapité par l’absence de Cancellera mais tout de même, le podium final a surpris tout le monde. Il n’était pas exclu d’imaginer une performance du vainqueur, Bert Grabsch, habitué des places d’honneur, il n’était pas sot de retrouver l’Américain Zabriskie à la 3e place même si son compatriote Levi Leipheimer, grand favori (4e) était davantage attendu. En revanche, la médaille d’argent du Canadien Svein Tuft (31 ans), inconnu en Europe a donné des boutons aux amateurs de paris. Membre de l’équipe « Symmetrics » mais qui serait en passe de rejoindre la formation « Garmin » Tuft est originaire de la Colombie-Britannique tout à l’ouest du Canada et il s’est fait connaître le mois dernier aux JO de Pékin en prenant la 7e place. Curieusement, cet été, deux équipes à la licence canadienne ont vu le jour. L’une a enrôlé le duo Bettini-Rebellin (H2O), l’autre (Cervelo) Sastre, le vainqueur du Tour. Ni plus ni moins ! A y perdre son latin, disait-on. Avec des patronymes pareils, une planche de BD

aurait eu les faveurs de certains dessinateurs !

Comme Tuft, le Suédois Gustav Larsson est passé près du podium. Médaillé d’argent à Pékin, le longiligne Suédois a fait jeu égal avec Leipheimer. La télévision italienne croyait pourtant dur comme fer à sa victoire. Elle avait invité son épouse (une jolie blonde évidemment !) pour commenter la prestation de son mari en direct. Mais le rêve de Larsson a été effacé par Grabsch, le cadet de Ralf, qui est devenu le premier champion du monde allemand depuis Ullrich (2001 à Lisbonne). « Le parcours me convenait parfaitement. Il demandait de la puissance, exactement ce qu’il me fallait. » Quatrième en 2007, il a enlevé les deux dernières éditions du Championnat d’Allemagne du chrono en battant Stefan Schumacher. Stijn Devolder n’avait quant à lui pas menti. Il était en forme (6e) mais cependant très déçu de sa prestation. « Cinq types étaient plus rapides que moi alors que j’étais venu chercher une médaille. C’est frustrant, je pouvais faire beaucoup mieux » !

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