
STEPHANE THIRION
vendredi 26 septembre 2008, 11:00
La course en ligne des professionnels de dimanche fait évidemment déjà débat, dans Varèse, dans la presse italienne, chez les bookmakers, là où tout le petit monde du vélo se lèche les babines à l’approche d’un événement qui fait l’unanimité sur un point : son circuit. Sinueux, propice aux attaques, parfaitement étudié pour autoriser la bagarre à tous les échelons, il profitera en plus d’une météo annoncée clémente.
Les grands spécialistes se succèdent au portillon des analyses pour évoquer la course. José De Cauwer, le prédécesseur de Carlo Bomans, consultant pour la VRT lors de ces Mondiaux, nous avait livré la sienne, l’autre dimanche à Isbergues où il coachait ses jeunes pousses de Silence-Lotto où rappelons-le, il ne sera pas conservé.
« Les Italiens jouent à domicile, ce qui est pour eux un énorme adjuvant moral mais qui constitue aussi une énorme pression, estime le Waeslandien. A Vérone, en 1999 et en 2004, ils ont raté leur course parce qu’ils ont voulu trop en faire. On sait que, depuis, Bettini a fini par vaincre ses vieux démons pour dompter l’arc-en-ciel et qu’il rêve d’un troisième sacre d’affilée devant ses supporters mais ce ne sera pas simple. D’abord, il va falloir virer (sic) les purs sprinters de la course. Tom Boonen doit s’attendre à souffrir car il est le principal visé par ma réflexion. Les Espagnols et les Italiens vont tout faire pour le dégommer et au plus vite de préférence. C’est pourquoi je m’attends à la grosse bagarre assez tôt et non plus dans l’avant-dernier tour comme souvent. Pour moi, les Espagnols ont les meilleures chances : ils ont Valverde et Freire capables de grimper et de sprinter. J’ai une préférence pour Freire et pas seulement parce qu’il a été titré les deux fois à Vérone ! Mais il est malin, habile, rusé, taillé pour les courses en circuit. Il bénéficie de la meilleure sélection. Rebellin n’a jamais été champion du monde et il le mériterait. Ce sera un autre client. Et chez nous, tout est possible. Notre sélection regorge de luxe. »
Cette certitude fait débat parmi les autres nations. Contrairement à l’Italie où Franco Ballerini a tout misé sur le duo Bettini-Rebellin ou à l’Espagne qui semble se focaliser sur une double casquette répartie entre Valverde et Freire, la Belgique présente beaucoup de coureurs à la carte de visite bien remplie et au caractère bien trempé. Tom Boonen et Philippe Gilbert ont certes les faveurs du sélectionneur dans leur statut de leader mais Van Avermaet, Devolder et Nuyens ont aussi leurs envies, leurs ambitions, leurs responsabilités à prendre dans le débat.
« C’est un problème, continue De Cauwer. Qui va rouler pour qui ? Nous allons aborder un circuit extrêmement attractif pour les attaquants, ce qui signifie qu’un leader, même protégé, devra être attentif dès le début. J’ai l’impression qu’au niveau des Belges, il faudra accorder ses violons très vite pour ne pas manquer une chance, unique, de décrocher le titre mondial. En course, il faudra que les hommes en forme se montrent et que ceux qui ne le sont pas admettent avec courage que ce n’est pas leur jour. On gagnera du temps et des énergies à dispenser pour la poursuite derrière les échappés, même si je persiste à penser qu’un coup partira tôt et qu’il faudra être dedans. »
| Heure de la dépêche | Titre de la dépêche |
|---|---|
| 09:35 | La navette Endeavour lancée dimanche matin si la météo le permet |
| 08:54 | Golf : forfait de Phil Mickelson au British Open |
| 07:38 | Manchester City renonce à Eto’o |
| 07:35 | Coupe Davis : Croatie - Etats-Unis 2-0 | vendredi |
| 23:45 | Olivier Rochus en demi-finale à Newport |