Attention délicate de Kompany envers Musonda
Rédaction en ligne
jeudi 09 février 2012, 19:21
CAN : Alors que la Zambie est l’invité surprise des demi-finales de la Coupe d’Afrique, Vincent Kompany revient sur la tragédie qui a frappé l’équipe de l’ancien anderlechtois Charly Musonda en 1993 et envoie une lettre ouverte à son ancien club.
C’est sur Twitter que Vincent Kompany est allé hier d’une déclaration sympathique à l’encontre de Charly Musonda : « 19 ans après que ses coéquipiers aient trouvé la mort, je suis d’avis que le RSCA doit tout faire pour que Charly Musonda puisse se rendre à la Coupe d’Afrique ».
En invitant le Sporting d’Anderlecht à permettre à Charly Musonda d’assister dimanche à la finale de la CAN entre la Zambie et la Côte d’Ivoire à Libreville au Gabon, Kompany n’oublie pas combien cet accident a choqué Charly Musonda.
A l’époque, l’attaquant d’origine zambienne aujourd’hui toujours en charge du matériel au Sporting, a en effet échappé de toute justesse à la catastrophe aérienne qui décimât l’entièreté de la sélection zambienne lors d’un vol reliant la Zambie au Sénégal pour un match qualificatif de la Coupe du Monde 1994. C’est à la demande de Michel Verschueren qu’il était resté à Bruxelles pour jouer un match important en championnat. Le crash aérien qui se déroula le 27 avril 1993 tua tous les membres de l’appareil dont 18 joueurs de l’équipe nationale de Zambie. Musonda, traumatisé, décida de ne plus jamais rejouer pour son équipe nationale. S’il est revenu par après sur cette décision, cette sombre histoire marqua un coup d’arrêt important dans la carrière internationale de l’avant qui compte tout de même 48 sélections avec les Chipolopolos.
Cette invitation indirecte de l’actuel joueur de Manchester City a toutefois été poliment refusée par Charly Musonda. Celui-ci s’est d’abord réjoui de l’initiative prise par Kompany qui est pour lui « un homme bien » mais s’est justifié en expliquant qu’il serait plus à l’aise en regardant tranquillement le match de chez lui avec une bière. Musonda a aussi précisé qu’il était venu le temps d’une revanche avant de préciser qu’une victoire serait magnifique pour tout le peuple zambien. Hervé Renard, l’entraîneur français de la Zambie n’en pense sans doute pas moins.
Martin Grimberghs (St)
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@ceunus : d'accord avec vous, la bonne orthographe et conjugaison se perdent ! Cependant, je me permets d'ajouter qu'il est couramment accepté que "décimer" signifie aussi "tuer en partie un groupe de personne". Ceci dit, dans ce cas malheureusement, c'est plus qu'une partie de ce groupe qui est décédée.
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Jolie attention. Dommage que la maîtrise de la langue française de l'auteur de l'article ne soit pas à la hauteur. Car "qui décimât l'entièreté"... Décimer = tuer un dixième (c'était une punition dans l'armée romaine pour les troupes qui avaient été lâches face à l'ennemi : on exécutait un soldat sur dix). Et "décima" eut de toutes façons été orthographiquement plus correct. Et un peu plus loin "qu'il était venu le temps" : ce serait plus correct "qu'était venu le temps". Mais, allez, bon, il est tard, il fait froid, il y a du verglas, alors on peut pardonner...
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