L’Inter se déplace à Marseille
STAGIAIRE
mercredi 22 février 2012, 14:55
Ligue des champions Marseille reçoit l’Inter de Milan au Vélodrome tandis que Bâle voudra continuer sur sa lancée du premier tour face à un Bayer Munich toujours privé de Van Buyten. A suivre en direct commenté.
Diego Forlan et Javier Zanetti Photo : Belga
« Prudent mais ambitieux » tel était l’état d’esprit de Vincent Labrune lundi soir, deux jours avant le match de ce soir. Encouragé par les récentes contre-performances de l’Inter, les Marseillais mettront tout en œuvre pour déstabiliser une équipe qui ne tourne plus depuis plusieurs semaines. Didier Deschamps ne disait pas autre chose à la veille de recevoir l’Inter dans un Vélodrome toujours en rénovation : « L’équipe qui n’est pas bien, comme lors de ses matches précédents que j’avais vus à la télévision. Il y a eu des erreurs individuelles défensives ». Pourtant D.D incite ses joueurs à la prudence : « Sur les onze titulaires de la finale gagnée en 2010 contre le Bayern (2-0), seuls Pandev et Eto’o sont partis. Quand on ajoute Forlan, Pazzini, Alvarez, Zarate, ça reste une grande équipe, même si l’Inter a perdu Thiago Motta (NDLR : parti au PSG au Mercato), un joueur important dans l’équilibre de son milieu. » Avant de rajouter : « Je suis convaincu qu’on ne va pas voir l’Inter des quatre derniers matches de Serie A. Ils ne vont pas tout gommer en quatre ou cinq jours mais vous verrez, collectivement, ils seront mieux. La Ligue des champions peut apporter la concentration et la détermination qui leur a manqué. »
L’O.M peut rêver
L’entraîneur olympien ne s’y trompe pas, lui qui sait mieux que qui quiconque que la coupe aux grandes oreilles peut sublimer une équipe. Largués en championnat au mois de septembre (l’O.M était dernier au soir de la 6e journée), les victoires successives contre l’Olympiacos et Dortmund ont eu le mérite de redonner confiance aux onze Marseillais. Aujourd’hui 4e à 3 points des Lillois et de la fameuse place qualificative pour la C1, Deschamps peut dire merci à la coupe d’Europe qui aura eu le mérite de relancer son équipe. Et de quelle manière ! Qualifiés pour la finale de la Coupe de la Ligue (NDLR : finale le 24 avril contre Lyon) et les quarts de la Coupe de France où ils retrouveront une équipe de Nationale, rien n’interdit aujourd’hui les Marseillais d’encore rêver à une fin de saison en apothéose.
Côté Inter, la saison pourrait bien se finir en eau de boudin. Encore 16e à la mi-octobre, les hommes de Claudio Ranieri ont ensuite enchaînés une série impressionnante de sept victoires consécutives avant de connaître un nouveau coup de mou depuis la fin janvier. Actuellement septième, à 14 points de l’A.C Milan la course au Scudetto semble d’ores et déjà perdue pour les Nerazzurri. Débarqué le 22 septembre pour succéder au pauvre Gasperini, Claudio Ranieri qui s’était d’emblée annoncé comme le « Normal One » semble aujourd’hui avoir bien du mal à assumer les succès récents de l’Inter du « Special One » (NDLR : sous la houlette de José Mourinho l’Inter réalisa le triplé lors de la saison 2009-2010). La génération dorée qui remporta 5 titres à la suite entre 2006 et 2010 semble arriver en fin de cycle. Les Zanetti (39 ans), Cordoba (35), Lucio (33), Samuel (33), Cambiasso (31), Chivu (31) et Maicon (30) ne sont plus tous jeunes. Il serait, dès lors, trop facile d’incriminer le seul Ranieri, qui ne bénéficie pas d’autant de pouvoir que le stratège portugais avant lui.
A l’heure d’affronter l’O.M, Diego Forlan soutenait d’ailleurs son entraîneur : « Ranieri est un grand entraîneur, j’ai parfois affronté ses équipes en Angleterre et en Espagne, et je l’ai toujours respecté. Il a entraîné de nombreuses grandes équipes. Maintenant, c’est lui qui m’entraîne, et c’est un réel privilège. Nous sommes convaincus que nous pouvons retrouver la forme que nous avions lors de cette série de sept victoires consécutives. » Arrivé en août et ayant participé au tour préliminaire de la C1 avec l’Atlético Madrid, le ballon d’or de la dernière Coupe du Monde jouera pour la première fois pour ses nouvelles couleurs en Ligue des Champions. Un renfort bienvenu à l’heure de jouer l’un des matches les plus importants de sa saison.
Dans le même temps, le Bayern de Daniel Van Buyten, toujours blessé au pied, tentera de stopper sa spirale négative et d’ainsi véritablement lancer son année 2012. N’ayant pris que 8 points sur les 15 mis en jeu depuis la reprise, les Munichois devront tout faire sauf prendre de haut l’équipe suisse. C’est que les Rhénans ne sont pas là par hasard. En sortant Manchester United lors du dernier match du groupe C dans un parc St-Jacques plein à craquer- et alors qu’un match nul aurait pourtant qualifiés les hommes de Sir Alex Fergusson- grâce à une victoire méritée sur le score de 2-1, le F.C Bâle a largement mérité sa présence à ce stade de la compétition. Et la bande emmenée par le vieillissant mais toujours rutilant Alexander Frei, 5 buts en phase de poule dont 3 contre United, n’a sans doute pas dit son dernier mot. Les Munichois s’aligneront, eux, avec toutes leurs forces offensives et voudront à coup sûr faire la différence dès ce match aller. Ribbéry, Kross, et Robben seront chargés d’alimenter Mario Gomez en pointe dont le compteur affiche déjà 6 réalisations dans cette Ligue des Champions, une de moins que Lionel Messi, meilleur marqueur de la compétition.




















