Sonck, on l'aime ou on ne l'aime pas.... avec la confiance qu'il a en lui-même actuellement, il est indispensable et apporte énormément à notre équipe nationale et à son club....
Notre équipe quoi ???? (lol)
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JEAN-LOUIS DONNAY
vendredi 10 octobre 2008, 08:39
Après une longue éclipse, Wesley Sonck a retrouvé son meilleur niveau. Et une place de titulaire en équipe nationale.
Naissance : le 9 août 1978 à Ninove (30 ans).
Carrière.
1996/1998 : RWDM (33 matchs, 11 buts) ; 1998/2000 : GBA (60 m, 18 b) ; 2000/2003 : Genk (93 m, 66 b) ; 2003/ janv. 2005 : Ajax (34 m, 10 b) ; janvier 2005/décembre 2008 : Moënchengladbach (28 m, 6 b) ; décembre 2008/ ? : FC Bruges (27 m, 8 b).
Palmarès : Soulier d'or en 2001, champion de Belgique en 2002, champion des Pays-Bas en 2004.
Equipe nationale : 44 matchs, 20 buts.
Sous contrat : jusqu'en juin 2009.
Wesley Sonck revit. Et, avec lui, c'est toute l'équipe nationale qui retrouve comme par enchantement crédit et espoir. A la faveur de leurs deux premiers matchs qualificatifs de Coupe du monde, les Diables rouges ont engrangé 4 points sur 6. Et leur format de poche flandrien a pris à son compte 3 des 4 buts inscrits face à l'Estonie et à la Turquie. Portant son actif à 20 roses, Sonck se hisse du même coup dans le gotha des buteurs tricolores, opérant la jonction avec l'illustre Pol Anoul et Erwin Vandenbergh. Avec la forme qu'il détient et la campagne qui s'annonce, le Ninovite peut espérer grimper encore un peu plus haut dans la hiérarchie. Il se trouve à portée de fusil de Rik Coppens (21) et, à moyen terme, pourrait rejoindre dans ce prestigieux palmarès Jan Ceulemans et Marc Degryse, auteurs, chacun, de 23 réalisations.
« Le retour au premier plan de Wesley est sans conteste l'un des faits marquants de ce début de saison, nous confiait récemment ce dernier. Je le vois très bien concourir à nouveau pour le titre de meilleur buteur du championnat comme au temps de sa glorieuse époque limbourgeoise. Jusqu'ici, il n'a marqué que 2 buts, face à Westerlo, mais il aurait tout aussi bien pu en inscrire deux ou trois fois plus avec un minimum de réussite, à Genk notamment. » Taillé, comme lui, dans le moule des attaquants de poche, Degryse a toujours porté Sonck en haute estime. L'un et l'autre ont chaussé l'or tout en évoluant dans un style différent.
Madré, Degryse a compensé son manque de gabarit par une intelligence, une adresse et une vivacité de tous les instants. Sonck, lui, s'est surtout appuyé sur son flair, son tempérament de feu et sa robustesse physique pour s'imposer. Avec son torse de leveur de fonte et ses cuisses épaisses comme le coffre d'un bahut normand, il est parvenu très jeune à perforer les défenses les plus hermétiques. Sa faculté de jaillissement, sa détente verticale et un coup de patte dévastateur sur les phases arrêtées complètent l'arsenal de ce garçon aussi réceptif à la critique qu'insensible à la fatigue.
Mais chacun l'aura compris, pour voir en action le vrai Sonck, il faut que l'intéressé soit en pleine possession de ses moyens. Ce qui fut loin d'être le cas ces dernières années qui s'assimilèrent pour lui à un interminable calvaire. Ses ennuis remontent, non pas à sa mise à l'écart à Ajax où, après avoir été sacré champion des Pays-Bas, il fut boudé par Ronald Koeman, mais bien à l'exercice 2006-07 quand, après son transfert en demi-teintes à Moenchengladbach, il encourut une blessure lancinante au genou qui finit par le rejeter dans le noyau B. « Wesley nous a cruellement manqué pendant toute cette période, vient d'admettre René Vandereycken. Même quand il ne jouait pas, je ne l'ai jamais perdu de vue mais lorsque j'ai fait appel à lui à l'une ou l'autre reprises, il n'était pas en mesure de nous aider à remonter la pente. Depuis sa guérison, il est redevenu le finisseur qui nous aurait permis de résoudre bien des problèmes au début de ma mission. Je n'ai en tout cas qu'à me féliciter de sa résurrection, tant chez nous que dans son club. » Un Club flandrien qui, dans le chef de Luc Devroe, eut le mérite de croire encore en lui alors que bon nombre de spécialistes l'avaient définitivement enterré.
« C'est bien notre manager, et personne d'autre, qui a insisté pour l'acquérir, reconnaît Jacky Mathijssen qui se refuse sportivement à s'attribuer ce mérite. A la lueur des événements, il faut reconnaître que notre directeur sportif a tapé en plein dans le mille. » A 29 ans, encore en pleine force de l'âge, Sonck se lia donc pour deux saisons au FC Bruges avec le ferme espoir d'encore rebondir par la suite à l'étranger. Mais après 5 mois d'inactivité professionnelle, il ne fut jamais en mesure, l'an passé, de donner la pleine mesure de ses moyens. C'est un joueur en revanche complètement métamorphosé qu'on a revu à l'uvre dès l'entame de cet exercice.
« Il ne faut pas chercher ailleurs que dans une bonne préparation le secret de sa réussite actuelle, enchaîne son dernier entraîneur. J'ai eu beaucoup de difficultés, l'an passé, à faire comprendre à Wesley qu'il devait puiser dans sa patience. Sonck enrageait à l'idée de ne pouvoir revenir au sommet. Il n'était tout simplement pas physiquement apte à remporter son challenge. Cet été, il a participé sans problème à toute la préparation et on voit la différence. Il a retrouvé comme par enchantement tout son punch et toute son explosivité. Tout ce qu'on raconte au sujet de la nouvelle tactique ou de son entourage sur le terrain n'est que secondaire par rapport à son état de santé. » Il n'empêche que, s'il se sent mieux en jambes, Sonck apprécie aussi se retrouver dans un contexte tactique qui lui sied mieux.
« L'équipe reste toujours à mes yeux plus importante que l'individu, martèle Mathijssen. Si j'ai prôné la saison passée le 4-3-3 en demandant à Wesley de bouger constamment sur tout le front de l'attaque, c'est parce que j'estimais indispensable qu'il le fasse. » La disparition brutale de François Sterchele, une nouvelle et intense campagne de transferts scellée par l'engagement d'Akpala ont toutefois rebattu les cartes. Et Sonck ne songe pas à s'en plaindre.
« Le transfert d'Akpala ne s'est pas opéré par hasard, poursuit Mathijssen. Après la disparition tragique de Sterchele, nous recherchions prioritairement un bon attaquant, rapide, incisif et complémentaire avec Sonck. Nous nous sommes souvenus de la manière dont Wesley se comportait, en association avec Dagano, à Genk où il a été sacré à deux reprises meilleur buteur. Nous voulions reconstituer avec lui et Joseph la même paire performante. Et nous sommes en passe de réussir. » Auteur de deux buts contre Westerlo, Sonck a aussi fait mouche en Coupe de l'UEFA, à l'aller et au retour, lors du double duel contre les Young Boys de Berne. Ce qui ne l'a pas empêché non plus de faire flèche de tout bois, dans un tout autre contexte, en équipe nationale où, à lui seul, il a inscrit plus de buts que les autres 23 Diables sélectionnés vendredi dernier par Vandereycken.
« Vous voyez bien, conclut Mathijssen, qu'il s'agit plus d'une question de physique, de mental, de confiance que de tactique. » Robert Waseige abonde dans le sens du coach limbourgeois. A la retraite, l'ancien sélectionneur liégeois applaudit à sa manière au retour en grâce d'un élément avec lequel il n'a pourtant pas toujours vécu en parfaite harmonie.
« Il n'a pas, comme d'autres, cédé à la facilité et au découragement pour disparaître précocement de la scène. Mais ça ne me surprend qu'à moitié, tant ce garçon a toujours fait preuve d'obstination. Sonck est avant tout un compétiteur. Quand je l'ai eu sous mes ordres, il n'avait pas encore quitté sa chrysalide. Il n'était pas tout à fait mûr, en 2002, pour les grands affrontements. Il était encore trop réactif, un peu subversif aussi. Lutteur dans l'âme, toujours plein d'envie, il était paradoxalement, et sans peut-être qu'il s'en rende compte, auto-destructif. Il avait une susceptibilité à fleur de peau et pour un rien, il était capable de déstabiliser tout un vestiaire par un emportement soudain ou des déclarations à l'emporte-pièce. Pour autant, Wesley était un gamin très attachant. Qu'il ressuscite maintenant me fait grand plaisir. L'équipe belge a cruellement besoin de joueurs dotés d'un tel caractère. J'ai toujours dit qu'un footballeur qui se soigne atteint, à l'échelon international, la plénitude ses moyens à 30 ans. Sonck est donc exactement dans les temps ! »
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la confiance
Sonck, on l'aime ou on ne l'aime pas.... avec la confiance qu'il a en lui-même actuellement, il est indispensable et apporte énormément à notre équipe nationale et à son club....
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