Ecclestone se défend d'avoir loué Hitler
AFP
lundi 06 juillet 2009, 14:30
Le patron de la Formule 1, le Britannique Bernie Ecclestone, s'est défendu lundi dans la presse allemande d'avoir défendu les mérites de Hitler dans une récente interview, évoquant un « gros malentendu ».
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« Tout cela était un gros malentendu », a dit Ecclestone au quotidien à grand tirage Bild. « Je n'ai pas évoqué Hitler comme un exemple positif, j'ai seulement observé que, avant de commettre ses crimes horribles, il avait agi efficacement contre le chômage et la crise économique », a souligné le patron des circuits.
Dans un entretien publié samedi par le Times britannique, Ecclestone avait affirmé que Hitler « était efficace » et que la démocratie « n'a pas fait grand bien à beaucoup de pays ».
« Je préfère les leaders forts », avait expliqué le Britannique de 78 ans lors de commentaires sur les dictateurs, dont le leader de l'Allemagne nazie Adolf Hitler. « C'est terrible à dire je suppose, mais à part le fait qu'Hitler s'est laissé emporter et persuader de faire des choses dont j'ignore s'il voulait les faire ou pas, il était en position de commander beaucoup de gens et d'être efficace ».
Revenant sur ses propos dans Bild, Ecclestone a souligné qu'il ne lui « serait jamais venu à l'idée » de « blesser les sentiments d'une communauté », et qu'il compte « de nombreux juifs parmi (ses) amis ».
Le vice-président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Dieter Graumann, a estimé lundi ces propos insuffisants, et a appelé à un boycott du prochain Grand Prix de Formule 1, qui aura lieu ce week-end en Allemagne.
« À une semaine du départ sur le Nürburgring, toutes les équipes devraient dire les choses clairement : si on vante les mérites de Hitler, c'est la sortie de piste », a dit M. Graumann à l'édition électronique du quotidien économique Handelsblatt.
Ecclestone est « un dangereux chauffard qui roule à contresens, et qui mène toute la F1 droit dans le mur. Aucune équipe ne devrait plus travailler avec lui.
Un boycott serait désormais plus qu'opportun », a-t-il ajouté.
Commentant le « malentendu » évoqué par le Britannique, M. Graumann a estimé que « ce Monsieur est soit totalement stupide, soit incroyablement méchant peut-être d'ailleurs les deux ».
(D'après AFP)