Rallye : Sébastien Loeb assure
Rédaction en ligne
samedi 21 janvier 2012, 07:16
Monte-Carlo WRC (3e journée) Le champion du monde b (Citroën DS3) était toujours en tête après les 3 spéciales de vendredi, devant Sordo (Mini) et Solberg (Ford Fiesta).
Sébastien Loeb (Citroën) © AFP
Sébastien Loeb (Citroën DS3) était toujours en tête du 80e Rallye Monte-Carlo après les 3 épreuves spéciales de la 3e journée disputées vendredi dans la Drôme, devant l’Espagnol Dani Sordo (Mini), bien accroché à sa 2e place, et le Norvégien Petter Solberg (Ford Fiesta RS), 3e.
« C’est un Monte-Carlo très difficile, à part jeudi où c’était une journée asphalte. Ce matin, ce n’était pas la grosse neige mais il y avait du brouillard à couper au couteau, de la glace un virage sur deux, et dans la voiture c’était vraiment chaud », a dit Loeb à midi, avant de repartir pour l’ES13 et, dans la foulée, de parcourir la longue liaison vers Monaco.
« Ce matin, il n’y avait pas de choix de sécurité, il fallait juste faire le bon choix. J’ai longtemps hésité et l’équipe m’a convaincu de faire ça, car sinon j’étais parti pour faire le même choix que Solberg. Finalement, il a plu tellement fort au départ de l’ES12, de vraies trombes d’eau, que même avec des clous c’était plus sécurisant. »
C’était le grand moment du jour, cette ES12 (col de Gaudissart, 24 km) où tous les pilotes de pointe avaient choisi des pneus Michelin différents, au réveil, sans savoir comment la météo allait évoluer après le passage de leurs ouvreurs.
« On a choisi les pneus avec beaucoup de doute, comme tout le monde », a raconté Sordo, parti dans l’ES12 avec 4 pneus neige, sans clous. « On était vraiment arrêtés, mais quand on a vu sur les partiels qu’on avait 25 secondes d’avance sur Petter, on s’est un peu calmés. »
La grosse chaleur de Solberg
Ledit Petter, auteur du temps scratch dans l’ES11, avec 4 pneus tendres, a entamé l’ES12 avec 2 pneus neige devant et 2 tendres derrière. Il s’est alors fait l’une des « plus grosses chaleurs » de sa carrière en partant en « aquaplaning sur plus de cent mètres, sans rien pouvoir maîtriser ».
« J’ai refait une deuxième tentative, pareil, alors j’ai tout arrêté car je me suis dit qu’il valait mieux perdre du temps que perdre le rallye », a ajouté le Norvégien, champion du monde 2003. Bilan : 1 mn 46 envolées, d’un seul coup, par rapport au temps scratch de Mikko Hirvonen (Citroën DS3).
Hirvonen : deux temps scratch !
Parti avec 4 pneus cloutés, comme Loeb, Hirvonen a signé son premier temps scratch chez Citroën, grâce aussi au fait que Loeb avait calé au départ. Puis il en a signé un deuxième d’affilée, dans l’ES13, sur route quasi-sèche, histoire de revenir à 24 secondes de Solberg avant l’emballage final, ces 5 spéciales qui restent à parcourir jusqu’à dimanche midi.
« Si la météo se maintient et qu’il fait beau sur le Turini et Loda, samedi, ça devrait aller… », a dit Loeb, heureux d’avoir déjoué tous les pièges des trois premiers jours.
« Il n’y a pas de question à se poser, Loeb c’est Loeb et il va être comme ça toute sa vie », a souri Sordo. Comme quand il était chez Citroën, une 2e place suffirait largement à son bonheur, dimanche, sur le Rocher.
(D’après AFP.)





























