Wickmayer regrette que son nom soit associé au dopage
Rédaction en ligne
lundi 09 novembre 2009, 07:32
Yanina Wickmayer a réagi pour la première fois sur le plateau de la VRT à sa suspension d’un an pour non-respect de la réglementation flamande sur la localisation des sportifs de haut niveau. Elle estime qu’un accompagnement au programme est nécessaire. Et regrette que son nom soit maintenant associé au dopage alors qu’elle n’a jamais manqué un contrôle. Elle ira en appel.
Sur Facebook, déjà plus de 50.000 personnes contre la suspension de Malisse et Wickmayer / L'interview de Wickmayer à la VRT (vidéo)
La procédure d’appel de 4 mois est presque gratuite précise le TAS
Les procédures d’appel au Tribunal Arbitral du Sport sont gratuites, à l’exception d’un droit de greffe de 500 francs suisses (environ 330 euros) et les parties n’ont pas à craindre de devoir payer des frais de justice, a précisé, dimanche à BELGA, le secrétaire général du TAS, Matthieu Reeb.
S’il reconnaît qu’il faut tenir compte des éventuels frais d’avocat, le secrétaire général précise qu’en cas de succès d’une partie, ces frais sont partiellement remboursés par la partie qui succombe.
Matthieu Reeb répondait ainsi aux critiques émises ces derniers jours dans le cadre des dossiers Wickmayer/Malisse sur le coût et la longueur d’une procédure en appel devant le TAS.
« Nous nous efforçons de traiter les dossiers d’appel en 4 mois ; ce délai est raisonnablement court, tout en laissant aux parties le temps nécessaire pour déposer des mémoires écrits et se préparer à une audience », a-t-il précisé.
En cas d’urgence, le TAS peut également octroyer un effet suspensif à la décision attaquée, sur demande motivée et à condition notamment qu’il y ait un risque de dommage irréparable en cas d’exécution immédiate de la décision. Si un effet suspensif est accordé et que la décision attaquée est quand même confirmée par le TAS à la fin de l’arbitrage, la sanction recommencerait à s’appliquer dès la fin de la procédure.
Wickmayer est revenue dimanche de Bali, où elle a été contrainte de quitter le Masters B de tennis féminin. « J’ai appris la nouvelle vers deux heures du matin dans la nuit de jeudi à vendredi. Je crois que j’ai réveillé tout l’hôtel avec mes cris et je n’ai pas arrêté de pleurer pendant deux jours ».
La sportive flamande a répété qu’elle avait pour la première fois entendu parler du nouveau système de localisation qu’en janvier à l’Open d’Australie. Par la suite, après plusieurs démarches personnelles par mails et coups de téléphone, les choses sont devenues plus claires sans être pour cela évidentes. « Ce n’est qu’en juin, que j’ai appris par la fédération que mes ‘wherabouts’ n’étaient pas en ordre.
« Comme je le connais à présent, je trouve que c’est un bon système pour attraper les tricheurs, mais un minimum d’accompagnement sur le fonctionnement du programme aurait été nécessaire au début », selon la joueuse de tennis. « Depuis juillet, mes ‘whereabouts’ sont quotidiennement en ordre et soyons clairs : je n’ai jamais manqué ou refusé un contrôle. J’ai dû être contrôlée 10 à 15 fois cette année. Je trouve donc dommage que mon nom soit maintenant associé au dopage. »
Un triple appel de sa suspension
Yanina Wickmayer ira bien en appel de sa suspension. C’est ce qu’annonce dimanche le site d’actualité sudpresse.be, tenant ses informations de Rudy Kuyl, le porte-parole de la joueuse de tennis.
« L’appel se fera à trois niveaux. Au niveau belge, au niveau européen et au niveau du TAS », a confié Rudy Kuyl à sudpresse. « Nous devons tous nous revoir avec notre avocat Me Maeschalck ce lundi soir pour bien préciser les choses, mais la décision est prise d’aller en appel. Le but n’est plus d’aller contre la décision motivée du tribunal car on ne sait rien y faire, mais bien de contester la trop lourde sanction. On ne doit plus regarder le passé, mais bien l’avenir et on garde espoir que Yanina puisse échapper à cette lourde suspension. »
Yanina Wickmayer et Xavier Malisse ont été tous deux été suspendus pour une année, jeudi par le Tribunal anti-dopage flamand (VDT) pour non respect de la réglementation sur le dopage. La suspension a pris effet immédiat le 5 novembre et se terminera le 4 novembre 2010.
(Belga)