
BRIGITTE DE WOLF-CAMBIER
jeudi 10 juillet 2008, 11:44
Photo : D.R.
« Les biens de qualité, bien situés, supersympas, resteront attractifs et ne connaîtront pratiquement pas de baisse de prix. Par contre, la diminution des prix de biens de qualité plus faible, dans un état relatif et moins bien situés, pourrait atteindre 10 voire 15 %. »
La baisse est donc marquée mais continuera-t-elle ? Eric Verlinden, loin d'être alarmiste, est plutôt réaliste. « Tout dépend de la manière dont les vendeurs et les promoteurs vont réagir. »
Cette capacité d'adaptation est déterminante faute de quoi un stock excessif pourrait entraîner un bradage des prix. « Le marché secondaire s'adapte. Nous constatons qu'un phénomène d'équilibrage est déjà en cours pour le marché secondaire notamment en région bruxelloise. Probablement durera-t-il encore 3 à 4 mois. »
Et l'administrateur délégué du groupe Trevi de poursuivre : « L'élément déterminant est celui qui fixera la vitesse à laquelle les transactions s'équilibreront. Cette période d'incertitude que nous connaissons ressemble un peu à celle que nous avons connue en 1991 et 1992. Le marché avait connu une baisse de prix et avait repris son souffle en 1993. Avec la différence qu'aujourd'hui, nous ne sommes pas confrontés à un marché spéculatif mais plutôt à des éléments extérieurs au marché immobilier. »