
ANNE-CECILE HUWART
jeudi 10 juillet 2008, 11:44
Un bel exemple de toiture verte en plein centre-ville : de la végétation qui isole et qui retient leau de pluie. © D.R.
Initialement, seules des plantes devaient filtrer l'eau sale. « Mais cela aurait demandé trop de surface, explique l'architecte Alain Wouters, d'Art & Build, concepteur du bâtiment. Nous nous sommes donc rabattus sur un système mixte. »
L'eau sale passe d'abord par une fosse septique de 77 m2, située dans le parking en sous-sol. Des sas étanches bloquent les odeurs. Les racines des plantes terminent le processus d'épuration.
Le lagunage s'étend sur trois bassins qui profitent de la pente naturelle du sol. « C'est en fait la troisième étape de l'épuration des eaux de W-C, lavabos et douches, poursuit l'architecte. Celles-ci sont ensuite réutilisées. Sauf pour les lavabos : par précaution, c'est de l'eau de ville qui coule des robinets. »
Le système a été pensé en 1998, près de dix ans avant la sortie de terre du Covent Garden. « Il a fallu anticiper les évolutions techniques de cinq à dix ans », souligne Alain Wouters.
Sur le total du coût de la construction, le budget « épuration » s'élève à environ 5 millions d'euros. Un investissement qui devrait être rentabilisé en dix ans grâce aux économies réalisées sur les factures d'eau.