
ANNE-CECILE HUWART
jeudi 10 juillet 2008, 11:44
Photo : D.R.
La demeure date de 1850 et couvre 1.160 m2 sur quatre étages. Les éléments d'origine ont été préservés au maximum : le carrelage de Delft, l'immense baie vitrée, les miroirs et les cheminées gigantesques, les hauts plafonds moulurés « Cacher tout cela avec de faux plafonds aurait été dommage, poursuit Michel Renard. Même si c'est vrai que cela engendre certains coûts en matière de chauffage. »
Les efforts en faveur de l'environnement se font donc ailleurs. Comme dans l'isolation des murs ou l'utilisation maximale de la lumière du jour, grâce au puits de lumière dans la cage d'escalier par exemple. L'inertie thermique du bâtiment fait qu'il y fait relativement frais l'été, le recours à l'air conditionné n'est donc pas nécessaire. L'eau de pluie alimente les toilettes et sert au nettoyage.
Les matériaux de rénovation ont été choisis pour leur côté durable. Dans le bâtiment annexe bordant la cour intérieure, c'est du bois recyclé qui sert d'isolant. Une toiture verte limite les chocs thermiques. Elle absorbe les pluies d'orage et colore l'intérieur d'îlot Greenpeace a également banni le PVC de ses tuyauteries et du bois certifié durable compose les châssis.
La consommation de gaz et d'électricité des employés de Greenpeace est dans la moyenne bruxelloise. Les relevés sont présentés chaque mois, ce qui permet de réajuster le tir en cas d'excès. La consommation d'eau est par contre un peu plus élevée. Car les cyclistes apprécient les douches