La politique culturelle, c’est d’abord l’éducation

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Alda Greoli, la ministre de la Cutlure © Belga
Alda Greoli, la ministre de la Cutlure © Belga

Le ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles a rendu ses comptes 2016 via la publication Focus Culture. Budget, subsides, bénéficiaires selon les domaines culturels, les régions… Un dossier de 150 pages reprend toutes les données de l’année écoulée afin de permettre « d’alimenter les réflexions et les débats relatifs à l’évolution des politiques culturelles ».

En chiffres, les 605 millions d’euros du budget Culture de la FWB représentent 6 % du budget général de la FWB (10,2 milliards d’euros). Ces dépenses concernent plus de 3.300 bénéficiaires (la plupart étant de « petits » opérateurs), pour un total de 11.239 subventions. Les domaines culturels les plus subventionnés sont la participation culturelle (c’est-à-dire les associations s’occupant de la jeunesse, de l’alphabétisation, de la formation…) à hauteur de 41 % des dépenses culturelles et les arts vivants (28 %). Quant aux institutions, priorité est donnée aux musées, aux lectures publiques et aux centres culturels. On notera que le budget alloué aux différents domaines culturels est stable par rapport aux années précédentes.

Nouveauté 2016 : pousser à la coopération européenne grâce au programme cadre Europe créative, soit le soutien aux opérateurs pour participer à des programmes européens.

Long terme

Il s’agissait aussi d’une première pour la ministre actuelle de la Culture, Alda Greoli (CDH), laquelle était présente à la conférence de presse et a indiqué les domaines « particulièrement importants » pour elle : le plan lecture pour la petite enfance (l’importance de la lecture dans l’éducation dès le plus jeune âge) ; les classes résidentielles en immersion artistique (la résidence d’artistes dans des écoles et faire sortir les écoles des murs) ; et l’éducation permanente (soutenir et valoriser les initiatives associatives portant sur des enjeux de citoyenneté participative). En clair, l’éducation est au cœur de la politique culturelle de la ministre Greoli.

Elle a aussi insisté sur l’importance de lire ces chiffres en prenant en compte le long terme : « Pour calculer les impacts réels, il faut cinq, dix ou vingt ans d’une politique constante. C’est seulement alors qu’on peut réellement comparer avec le passé ou d’autres régions. » Elle a ajouté : « La culture n’est pas la réponse à la barbarie, mais la culture fait qu’il n’y aura pas de barbarie. » Avant de conclure : « Il ne faut pas se focaliser sur l’événementiel, mais sur le long terme. »

Renforcer la visibilité

Focus Culture en est à sa sixième édition. L’idée, récolter et analyser, chaque année, les données tant quantitatives que qualitatives de la politique culturelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec « le double souci d’informer les citoyens, les associations, les entreprises et les institutions sur les moyens investis par la FWB dans la Culture, et de renforcer la visibilité du secteur culturel ». La FWB est précurseur dans cet exercice et travaille de plus en plus étroitement avec Eurostat.

 
 
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