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Bernard Clerfayt: «Gouverner sans le PS? Oui, c’est possible»

Pour le député-bourgmestre de Schaerbeek, les solutions ne sont pas nombreuses : soit le MR accepte de faire cause commune avec le PS, soit on entend l’appel de Benoît Lutgen.

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La déclaration de Benoît Lutgen proposant à d’autres formations politiques de constituer des majorités alternatives en Wallonie et à Bruxelles est à recadrer dans le climat actuel des scandales, coups bas et coups de com qui font l’actualité en Belgique, mais elle induit désormais qu’il n’y a plus de majorité politique et qu’il faut en trouver une, a commenté lundi soir le député-bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (Défi), à la veille de la réunion de l’intergroupe parlementaire de son parti sur ce dossier.

«  Je prends acte de cette déclaration. C’est un fait politique majeur. Le CDH tente sans doute de se donner au passage un statut d’oie blanche, mais aujourd’hui le fait est là : il n’y a plus de majorité à la Région bruxelloise, ni à la Région wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il faut donc désormais en retrouver une », a commenté M. Clerfayt.

Pour le député-bourgmestre de la formation amarante, les solutions ne sont pas nombreuses : soit le MR accepte de faire cause commune avec le PS, dans les Régions et à la Fédération, soit on entend l’appel de Benoît Lutgen.

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« Définir ce que nous allons faire »

«  Gouverner sans le PS ? Oui c’est possible, c’est ce que je fais tous les jours à Schaerbeek, avec mes partenaires, Libéraux (ndlr : en dissidence du MR), des CDH et les Ecolos. Et cela fonctionne bien depuis plus de 15 ans. On fait ce qu’on a dit qu’on ferait. On avance », a ajouté Bernard Clerfayt.

A ses yeux, les citoyens en ont particulièrement assez des coups de com. Il faut que les responsables politiques, «  et aussi ceux de mon propre parti Défi », s’interdisent de «  faire des déclarations intempestives ».

Pour Bernard Clerfayt, il faut se mettre autour d’une table, avec tous les partenaires pour étudier la situation et, surtout, pour «  définir ce que nous allons faire ensemble. Travailler ensemble ? Oui, pour faire quoi et avec qui ? L’urgence veut en effet que nous travaillons, bien entendu à la réforme de la gouvernance, mais aussi à la réalisation de projets à court, moyen et long termes », a-t-il conclu.

 

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