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La police de Seattle au coeur de la polémique après avoir abattu une femme enceinte

La femme, qui appelait pour un cambriolage, souffrait de troubles mentaux.

Temps de lecture: 2 min

La police de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, se trouvait au coeur d’une vive polémique lundi après avoir abattu une femme noire enceinte armée d’un couteau qui avait appelé pour signaler un cambriolage.

Deux agents sont intervenus et se sont retrouvés face «à une femme de 30 ans armée d’un couteau», a rapporté la police dans un communiqué publié quelques heures après le drame.

Le SPD a diffusé un enregistrement audio dans lequel on entend les agents demander s’ils peuvent entrer puis quelques instants après crier «Reculez! Reculez!» avant de tirer à plusieurs reprises.

Lorsque les pompiers sont arrivés peu après, ils ont déclaré la jeune femme décédée, selon la police, qui a souligné que trois enfants se trouvaient dans l’appartement au moment des tirs mais n’ont pas été blessés.

D’après des membres de sa famille, cités par la presse locale, elle était la mère des enfants, enceinte de trois mois et souffrait de troubles mentaux.

Une enquête a été ouverte pour examiner le recours à la force par les deux agents, placés en congé administratif pour la durée de l’enquête, a précisé la police de Seattle (SPD).

Lors d’un précédent incident plus tôt ce mois-ci, elle avait déjà appelé la police et avait menacé les agents qui étaient intervenus «avec de très grands ciseaux», avant d’être arrêtée, d’après Mark Jamieson, porte-parole du SPD joint par l’AFP.

« Ils pouvaient la maîtriser »

«Il n’y avait aucune raison de lui tirer dessus devant ses bébés», «ils pouvaient la maîtriser. Même moi j’aurais pu la maîtriser», a crié, en détresse Monika Williams, la soeur de Charleena Lyles, sur la chaîne de télévision locale Kiro7.

«Pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser un Taser contre elle ? », a-t-elle demandé. La police a précisé que les deux agents étaient équipés d’armes non létales lors de l’intervention.

Des dizaines de personnes ont assisté dimanche à une veillée en mémoire de la jeune femme et lundi, l’affaire suscitait une vive émotion à travers le pays, le nom de Charleena Lyles faisant notamment partie des mots-clé les plus utilisés sur le réseau social Twitter.

 

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0 Commentaire

  • Posté par Claudy Gilles, mardi 20 juin 2017, 11:13

    Ca restera toujours le pays des cow-boys. Western forever... Un pays avec un fort racisme envers des gens amenés là de force comme esclaves.

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