Sept bus électriques pour la Stib

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© Bruno Dalimonte.
© Bruno Dalimonte.

Ce sont deux bonnes nouvelles à la fois qui ont été annoncées mardi soir par la Stib à l’issue d’une réunion comité de gestion. Un : la Stib va commander pour la première fois des bus électriques – « une étape importante en faveur d’une meilleure qualité de l’air » à Bruxelles, se réjouit le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A). Deux : ces premiers « midibus » seront affectés à la nouvelle ligne, attendue avec impatience par la Ville de Bruxelles, qui reliera le piétonnier du centre-ville au goulet Louise via le Sablon. « L’itinéraire précis doit encore être défini, ce qui sera réalisé dans le cadre du plan bus de la Stib en gestation », précise-t-on au cabinet du ministre Smet.

Concrètement, l’étape franchie mardi soir est la suivante : le comité de gestion a proposé au Conseil d’administration le nom du constructeur qui sera chargé de l’étude, la construction, la fourniture, l’installation et la mise en état de fonctionnement d’une flotte des sept midibus.

Cet achat constitue par ailleurs également une expérience pilote pour la société de transports. Il lui permettra « d’acquérir une expérience opérationnelle pratique de ces nouvelles technologies », précise la Stib, qui annonce d’ailleurs son intention d’acheter des autobus électriques de différents types, qui seront mis en service sur trois lignes afin de mesurer l’impact opérationnel, technique et économique de cette nouvelle technologie.

« Dans un premier temps, la Stib va mettre en service des midibus électriques équipés de la technologie “overnight charging”. Ces bus, plus petits que des bus standards traditionnels, ont le gabarit idéal pour circuler sur la nouvelle ligne Citybus qui desservira le piétonnier, le Sablon et le haut de la ville. Ils ne nécessitent pas d’infrastructure de rechargement en ligne. Le chargement se fait au dépôt », ajoute la porte-parole de la Stib Françoise Ledune.

Les autres véhicules testés seront des autobus standards électriques rechargeables au dépôt et des bus articulés électriques rechargeables au dépôt et en ligne. Les premiers midibus électriques seront livrés fin 2018.

Jette: rue Jules Lahaye, on ne veut plus du tram 2000

Par Patrice Leprince

Les riverains de la rue Lahaye se mobilisent contre le passage des T2000. © Mathilde Steiler (st.)
Les riverains de la rue Lahaye se mobilisent contre le passage des T2000. © Mathilde Steiler (st.)

Du côté de Jette, les habitants de la rue Jules Lahaye parlent d’une même voix comme le révèlent les affichettes qui fleurissent sur les façades. Objet de leur fâcherie commune : le tram 2000 qui depuis des années pourrit leur quotidien. Et avec Hilde, le ton est donné d’entrée de jeu : « La Stib connaît bien le problème, les T 2000, c’est un mauvais achat qu’elle ne veut pas assumer et c’est donc le citoyen qui doit le faire à sa place ».

Le tram 2000, un modèle qui de l’avenue Rogier à Schaerbeek en passant par la place Vanderkindere à Uccle, n’a eu de cesse de faire l’unanimité contre lui pour cause de bruit et surtout de vibrations, jugés insupportables. Et dans la rue Jules Lahaye, la fronde est bel et bien lancée. « Nous subissons des désagréments depuis plus de dix ans mais ça s’est aggravé lorsqu’ils ont introduit les T 2000 sur la ligne 62 lorsque celle-ci a été prolongée vers Jette », indique Hilde.

Les habitants ont ainsi décidé de réunir leurs forces sous la bannière du « Collecti(e)f Jules Lahaye » avec, à la clé une campagne d’affichage vindicative. « Plusieurs maisons ont fait l’objet de fissures et, chez nous, une partie de la cheminée est tombée, explique notre interlocutrice. La Stib le sait mais n’a visiblement pas envie de remédier à ce problème ».

Du côté de la Stib, on reconnaît que la situation est sensible. « Nous nous sommes réunis régulièrement depuis 2016 avec les riverains de la rue Jules Lahaye afin d’écouter leurs revendications et chercher des solutions. Nous comprenons les difficultés rencontrées par les riverains et en même temps nous avons besoin de tous nos trams T2000 pour répondre à la demande de la clientèle », nous explique-t-on en soulignant que plusieurs rencontres ont été programmées avec les riverains, la dernière réunion datant du 27 avril. « Pour des raisons opérationnelles, il est impossible de ne plus faire rouler de T2000 dans cette rue. Tous nos tramways sont sur le réseau en heures de pointe et nous ne pouvons nous en passer. Néanmoins, chaque fois que c’est possible, nous utilisons d’autres types de tram afin de réduire les nuisances occasionnées. Ainsi depuis mars 2017, nous ne circulons plus en T2000 après 20h. Nous ne circulons pas non plus le week-end et les jours fériés ».

Pas de quoi convaincre dans le quartier. « On vient d’asphalter une partie de la rue mais outre le fait que cela soit très moche, cela ne résout pas du tout le problème. On en marre car on nous dit que ces modèles ne rouleront pas après telle heure mais ce n’est pas toujours respecté ». Récemment, l’espoir est revenu, les habitants ayant appris qu’un projet de réaménagement lancé par la Région allait être lancé dans le quartier du boulevard De Smet de Naeyer tout proche. « Dans un premier temps, il nous avait été dit que notre rue serait concernée et puis finalement ce n’est pas le cas. Ensuite on nous a dit qu’en fait, un permis ne serait pas forcément nécessaire pour intervenir chez nous. Bref, on parle beaucoup mais rien n’avance vraiment ». Le collectif souhaite que des tapis anti-vibrations soient installés rue Lahaye et à défaut que l’on retire les modèles de T 2000 sur la ligne 62. « Et cette fois, nous ne nous contenterons pas de promesses ».

 
 
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