Ottignies-LLN: la ligne 11 sera étendue dès le premier septembre

Depuis la gare d’Ottignies, la ligne 11 sera étendue jusqu’à l’Axisparc dès le premier septembre. L’objectif est de doubler rapidement le nombre de voyageurs vers le parc scientifique. © TEC BW.
Depuis la gare d’Ottignies, la ligne 11 sera étendue jusqu’à l’Axisparc dès le premier septembre. L’objectif est de doubler rapidement le nombre de voyageurs vers le parc scientifique. © TEC BW. - TEC BW.

La ligne 11 du Transport en commun du Brabant wallon (TEC BW) existe déjà entre la gare d’Ottignies et les zones Einstein et Fleming du parc scientifique de Louvain-la-Neuve. Cependant, vu le peu de parcours, elle n’attire que 46 personnes par jour. Pourtant les entreprises du parc scientifique, y compris de l’Asixparc, souhaitent proposer une alternative à la voiture. Au terme de trois ans de combat, le TEC BW vient d’accepter que la ligne 11 soit étendue, tant sur le plan des horaires et des correspondances avec le train que du parcours. Et ce, dès le premier septembre.

Il aura fallu pour cela passer par deux enquêtes de l’association d’entreprises Alliance Centre BW, qui couvre Wavre, Louvain-la-Neuve et l’Axisparc. La deuxième, mieux formulée avec l’aide de la cellule mobilité de l’Union wallonne des entreprises, aura permis de récolter 518 réponses. Desquelles il ressort que 62 % des entreprises sont favorables à l’extension de la ligne 11. Avec la zone Einstein, la partie du parc scientifique la plus favorable à la mesure.

72 % des employés viennent, pour l’instant, en voiture, 14 % via les transports en commun (SNCB et autres lignes TEC) et 9 % grâce au covoiturage. L’objectif du TEC, qui investit 200.000 euros dans l’extension de la ligne, c’est d’en espérer une recette de 25 % la première année (de 35 % par la suite). Il faut donc doubler le nombre de passagers sur la ligne 11.

Une alternative crédible

Comment ? D’abord en augmentant le trajet, avec la gare d’Ottignies comme point de départ (ou d’arrivée). En passant par la N238 pour rejoindre la gare d’autobus de Louvain-la-Neuve puis le Cercle du Lac, l’Axisparc, les zones Einstein et Fleming, Grandbonpré sur Mont-Saint-Guibert et Jean Pâques sur Louvain-la-Neuve. En passant par le centre de Louvain-la-Neuve, on met ainsi moins de temps pour rejoindre l’Axisparc. Le temps de trajet est estimé à 19 minutes.

Ensuite, en augmentant les fréquences. Deux bus se relayeront de 6 h 23 à 9 h 23 le matin, et de 15 h 48 à 18 h 35 le soir. Soit 10 trajets le matin et dix le soir. Et nouveauté, il est prévu d’organiser une navette le midi, à 12 h 18 depuis Jean Pâques et à 13 h 12 depuis la gare d’Ottignies. De quoi permettre aux employés d’aller sur le campus pendant l’heure du midi…

« Quand on sait que le zoning Nord de Wavre est aussi demandeur d’une ligne de bus, on peut souligner l’effort du TEC BW pour Louvain-la-Neuve et l’Axisparc, commente Philippe Barras, l’administrateur délégué de l’Inesu, qui gère les domaines de l’UCL, et qui fut, pour la petite histoire, directeur général du TEC BW. La circulation des voitures devient très difficile à l’approche du parc scientifique, mais on ne forcera jamais les employés à délaisser leur voiture de société sans une alternative crédible. »

Pour les entreprises

Par Jean-Philippe de Vogelaere

Abonnement annuel ? Quatre mois gratuits !

Certaines sociétés remboursent leurs employés qui utilisent les transports en commun au mois ou à l’année, voire ne remboursent les frais encourus qu’une fois l’abonnement échu. Ce qui peut pousser certains employés à ne prendre que des abonnements mensuels, afin de ne pas grever leur budget familial.

Pour la nouvelle ligne 11, le TEC compte pratiquer des prix identiques aux autres, soit 1,90 euro pour un ticket en prévente, ou 2,40 euros le ticket pris dans le bus. Les abonnements pour les personnes âgées entre 24 et 65 ans, seront de 37 euros par mois ou de 316 euros par an. Pendant la semaine de la mobilité, du 16 au 22 septembre, le TEC BW va cependant promouvoir la ligne, au tarif de 7 euros pour sept jours. Et pour les entreprises, l’offre « Bus’ness » sera d’application. Arnaud Sestre, conseiller au TEC BW, propose des tickets non nominatifs, voire même quatre mois gratuits sur un abonnement d’un an, soit une économie de 130 euros par utilisateur.

Le gouverneur peut réquisitionner

Par Jean-Philippe de Vogelaere

Le gouverneur, très attiré par les moteurs, a pu constater que le climat social était serein au TEC BW. © J.-P. D.V.
Le gouverneur, très attiré par les moteurs, a pu constater que le climat social était serein au TEC BW. © J.-P. D.V. - J.-P. D.V.

Cent quarante-sept chauffeurs pour 115 bus et 32 lignes. Le dépôt du TEC BW à Baulers (Nivelles) permet ainsi d’assurer 64 sorties le matin et 62 l’après-midi. Et ce, grâce au travail de maintenance réalisé par huit mécaniciens, deux carrossiers et cinq préparateurs de véhicule qui disposent, en magasin, de 6.000 références d’articles et, dans les citernes de diesel, de 40.000 litres par semaine.

C’est un dépôt modèle que le gouverneur du Brabant wallon, Gilles Mahieu, a pu visiter afin de découvrir « les hommes et les femmes qui font vivre le TEC BW, comme l’a précisé la directrice adjointe, Catherine Bès. C’est que notre entreprise, ce sont 60 métiers différents et 370 travailleurs, non compris les loueurs qui assurent une partie des lignes de bus, répartis sur cinq sites d’exploitation »  : le siège d’exploitation à Wavre, les trois dépôts de Baulers, Chastre et Jodoigne, le local à Ottignies et le Mobi-Espace TEC. Des propos que le gouverneur a traduits à sa manière, lui qui continue d’aller « vers les forces vives du Brabant wallon ».

26 communes conventionnées

L’occasion aussi de rappeler que le gouverneur peut réquisitionner des bus à l’occasion de catastrophes diverses : « Une convention prévoit déjà cette possibilité depuis 2012, qui englobe toutes les communes du Brabant wallon, sauf une (NDLR, il refuse de dire laquelle). Chaque bourgmestre peut ainsi réquisitionner au besoin. Pour ce qui me concerne, je dispose même d’une petite enveloppe dans mes frais de fonctionnement pour couvrir les frais des bus ainsi mis à ma disposition. »

Et de s’intéresser au maillage RER entre la SNCB et le TEC, à l’entretien des moteurs et des bus capables de parcourir jusqu’à un million de kilomètres. Et de comprendre, en montant dans un bus, comment fonctionne le système de caméras qui permettent aux chauffeurs de bus de sauvegarder des images d’agression, « lesquelles sont en baisse », précise Bruno Balthazar, le directeur Transport du TEC BW.

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